Promenade dans Plouguin

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Histoire et Nature

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Suivez le guide

Partie 3 -

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Contributeur : Jean Jacques Le Lez

Photos Jean Jacques Le Lez - Patrick Milan

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Quittons le bord de l'Aber vers Ploudalmézeau.

 

Après le premier carrefour de la route de Saint Pabu,

sur la gauche on aperçoit une petite vallée à une centaine de mètres.

Un moulin y a tourné autrefois.

Aujourd'hui, c'est un des derniers sites de la commune à héberger encore la jonquille sauvage spontanée.

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Plus loin, en montant la côte nous arrivons à Saint Ibiliau.

Ici, c'est Saint Pabu.

Il existait autrefois une minuscule chapelle entre les 2 communes.

Les stèles du carrefour proviennent de son emplacement.

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Stèles de Saint Ibiliau

La chapelle de Saint Ibiliau

Sant Ibilio

D’après les écrits du chanoine Éliès.

 

C’est un saint  très mystérieux, car on n’en connait absolument rien.

La meilleure hypothèse serait saint Sébastien, dont le corps est représenté transpercé de flèches.

Sa chapelle minuscule se trouvait au quartier du même nom, à la limite de Saint Pabu et de Plouguin.

Elle était très fréquentée par les habitants des deux paroisses.

Il n’en reste rien.

 

De sombres bagarres de jeunes des deux communes éclataient pour les pardons.

 

Celui de sant Ibilio devint célèbre par ses batailles.

Après les vêpres chantées sans la participation du clergé,

jeunes de Plouguin et jeunes de Saint Pabu se disputaient l’occupation du sanctuaire.

Assauts sur assauts et beaucoup de blessés !

Les braves gens des deux bords qui ne voulaient pas se battre voulaient pourtant faire leur dévotions au jour de la fête.

Dans l’après-midi, avant les vêpres, ils y allaient mais très vite, d’où l’expression populaire qui demeure pour taquiner

quelqu’un de très pressé :

Te zo o vont da bardon Sant Ibilio ?

Te rends-tu au pardon de saint Ibilio ?

Prenons la direction de Plouguin, à gauche le quartier de Kerdrein ("drein", lieu rempli d'épines).

C'est ici que fut trouvé en 1845 un objet en or extraordinaire : la torsade de Kerdrein.

Kerdrein

En juin 1845, alors qu'on nettoyait un lavoir à Kerdrein, fut découverte une torsade en or massif. 
L'objet qui mesurait 1 m 50 et pesait environ 400 g était le résultat d'un travail complexe.

"Qu'on se figure une tige d'or longue d'environ 1 mètre,

passée par une filière percée en croix puis tordue sur elle-même

pour obtenir une spirale à 4 cordons, enfin repliée en ressort à boudin,

 on aura la configuration de cet ornement exécuté avec un certain art"

La torsade de Plouguin a aujourd'hui disparu.

Portée à Paris par M de la Motte habitant Lesven, elle fut offerte au musée de Cluny qui n'en voulut pas,

et finalement vendue à un orfèvre pour 1200 f. 


Elle a maintenant disparu.

Mais que faisait cet objet à Kerdrein en Plouguin ?
A t'il été perdu, caché ou enterré avec son riche propriétaire ?
L'objet a sans doute été fait par un artisan Irlandais.
On pense que l'or venait des Wicklow Mountains (au sud de Dublin).
La traversée de la Manche n'est pas un problème, on sait que depuis le néolithique, les relations par voie maritime existaient entre les 2 côtés
de la Manche.

La découverte en Grande Bretagne de lames de haches polies d'origine bretonne en est la preuve.

Par ailleurs, la présence à Plouguin d'un "riche" royaume à l'âge du Bronze est probable.

La présence de nombreux tumulus très volumineux en atteste.

D'ailleurs, la région avait des atouts.

La présence de minerai d'étain dans le sous sol et les alluvions (cassitérite) est certaine.

Son utilisation pour fabriquer du bronze est aussi certaine, puisque des lingots non coulés ont été découverts ici.


Par ailleurs, le bronze étant un alliage d'étain et de cuivre, on peut penser que l'Aber Benoit était un accès facile pour l'importation par la mer du cuivre venant d'Espagne ou du Devon.
Et peut être aussi pour l'exportation du minerai d'étain vers les Iles britanniques ?

Autre atout de notre région : le vent qui permettait sans doute d'activer des fours capables de fondre ces minerais.

La présence d'un "chef" puissant, assez riche pour posséder un objet tel qu'une torsade en or est donc probable.

Un peu plus loin, le village de Mesnavalan.

Un drame a failli se passer ici, encore un enfant avec des allumettes.

Le hangar qui brûle,

les réserves d'alimentation pour les animaux qui sont perdues.

C'est là que joue la solidarité dans les campagnes,

à une époque où les assurances comme les grandes collectivités

étaient aux abonnés absents.

Chaque voisin apporte une charretée de foin

ou une brouettée de betteraves et la vie continue.

La solidarité n'était pas un vain mot à cette époque dans les campagnes.

Quand un animal était blessé et devait être abattu, le propriétaire partait parfois, sa charrette remplie de morceaux de la bête,

et faisait le tour de la commune.

Partout on lui achetait une pièce qui autrement aurait été perdue.

Feux et incendies à Plouguin.jpg

Jeudi 1er Mai 1919 Création de la 1ère mutuelle incendie sur Plouguin.

 

" Nul doute que cette association ne soit appelée au même succès que son aînée,

la Mutuelle-Bétail.

Aujourd’hui que l’esprit de solidarité s’est développé, que la lutte pour la vie devient plus âpre,

il est nécessaire que les braves gens s’organisent eux-mêmes pour la défense de leurs intérêts."

" L’association agricole Mutuelle contre l’Incendie procure des économies considérables

aux agriculteurs en même temps qu’il développe

le sens du droit, de la justice et le sentiment de leur dignité. "

Plus loin, voici le village de Tréouré. 

C'est ici qu'est né Augustin Conq, le célèbre poète local plus connu sous le nom de Paotr Tréouré

(il est enterré sur le parvis de l'église).

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Augustin CONQ - Paotr Tréouré.

 

Né le 16 octobre 1874 à Tréouré en Plouguin

et décédé le 26 décembre 1952 à Saint-Pol-de-Léon.

Prêtre et poète français d’expression bretonne, 

connu sous le pseudonyme de Paotr Tréouré.

O Breiz-Izel, o kaera bro - O Basse-Bretagne, o merveilleux pays!

Je chante en ton honneur.

J’aime tes clochers à jour,

La rouge bruyère de tes montagnes,

Les rochers de tes rivages,

La mer qui entoure tes terres,

Tes bateaux aux ailes déployées,

La foule de tes pardons,

La voix perçante du biniou entraînant la danse,

La chaude voix de tes bardes,

Les coiffes de tes filles.
Bretons, louange à notre pays aimé !

1952 - Paotr Treoure_11.jpg

Continuons vers le bourg, on passe la route de Pen ar Valy à gauche.

Le quartier voisin, toujours à gauche s'appelait "le Krugel", ce qui indique un tumulus.

Mais c'est de l'autre côté de la route qu'on découvre celui-ci, entre Tréouré et Kervavic.

Kervavic

 

C'est un lotissement récent.

Sa construction en pleine campagne a donné à bien des complications.

Mais le plus intéressant du point de vie historique, ce sont les 3 objets magnifiques qu'un habitant y a trouvé en travaillant son terrain.

- Un biface, objet très ancien (peut-être 50 000 ans) et peu fréquent.

- Une lame de hache en fibrolite polie de très belle facture.

- Un bloc de sillimanite scié dont l'étude a permis d'expliquer

le processus de fabrication local des haches polies.

Biface de Kervavic

Lame de hache en fibrolite polie

Nous arrivons au bourg de Plouguin.

Nous prenons la rue Marie Chapalain jusqu'au prochain carrefour.

Marie Chapalain

 

Héroïne Plouguinoise de la Révolution française.

 

Résumé de l'histoire

Tanguy Jacob, né le 6 mars 1751 à Mesnaot Saint-Pabu,

fut le dernier prêtre guillotiné dans le Finistère

(le 24 Vendémiaire an III, à Brest) pendant la Révolution française.

Nommé en 1785 vicaire à Saint-Pabu, il refusa de prêter serment

à la Constitution civile du clergé, devenant donc prêtre réfractaire

et continua à célébrer des messes, baptêmes, etc. dans la clandestinité. 

Il fut arrêté sur dénonciation, en même temps que Claude Chapalain, vicaire à Sizun, et la sœur de ce dernier, Marie Chapalain,

qui les hébergeait à Kernizan en Plouguin ;

tous les trois furent guillotinés à Brest le 24 vendémiaire an III

(15 octobre 1794).

Le 14 août 1994, l'évêque de Quimper et de Léon célébra, à Plouguin, une messe en leur mémoire en présence d'une foule immense

où figuraient 2 500 descendants de Marie Chapalain.

Nous arrivons bientôt au "Croissant", en fait Kroas Hent, c'est à dire croisement de routes.

Prenons la route en face pour arriver au tumulus de Croas Hir.

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Croas Hir

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Tumulus de Croas Hir

Prenons à gauche jusqu'au carrefour de Croas hir.

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Cette croix a profité du réaménagement du carrefour pour être mise en valeur.

Elle se trouvait  préalablement accolée à une maison voisine, dénommée « Ti du ».

En face de vous vous avez la rue Jean Marie Lebec.

Jean Marie Le Bec

Né en 1856 à Landéda .

Vient habiter Plouguin à Castellourop avec sa famille.

Frère des écoles chrétiennes et instituteur.

Le chanoine Elies évoque “le souvenir d’un excellent instituteur qui, après la classe, allait voir surtout les pauvres,

se penchait avec une bonté de saint sur leurs besoins...”

Prenons à gauche vers le bourg.

Au croisement de la rue Charles Le Guen, premier maire de Plouguin, élu le 22 février 1790

et de la route de Lanrivoaré se trouve le site de Kerhuguellou.

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Kerhuguellou

 

Poignard Hallebarde découvert dans le tumulus détruit de Kerhuguellou.

Epée avec sa poignée en bronze mesurant 71 cm de long et 8 cm de large à la base de la lame.

Lame de type triangulaire évidée, fortifiée par un renflement central qui descend jusqu’à 20 cm de la pointe décorée de filets en creux.

La poignée est formée d’un cylindre creux en bronze un peu aplati se terminant au sommet par un large anneau ovale destiné à recevoir le pommeau, près du sommet trous disposés deux et un, traversant le tube cylindroïde de part en part donnant passage à de gros rivets.

Garde en arc de cercle pinçant la lame, qui s’y trouve fixée par huit rivets, les plus gros au centre, les plus petits près des tranchants de la lame.

Cette arme fait partie de la collection de M. de Fréminville, et à sa mort, a été acquise par M. Danjou de la Garenne.

L'objet est en cuivre arsenié.


L'origine géographique de l'objet ou de la matière première utilisée n'est pas précisée.
Le cuivre n'a pas été extrait en Bretagne.

Il peut provenir d'Irlande ou d'Europe centrale.
L'arsenic rend le cuivre plus solide.

En fait il ne s'agit pas d'un alliage, l'élément était déjà présent dans le minerai de cuivre.

Quant à sa teneur, elle n'est pas dûe au hasard.

Les métallurgistes de l'époque étaient capables de choisir dans les sites d'extraction les zones où le mélange des 2 éléments

était le plus approprié.
L'ajout d'arsenic au cuivre (donc fabrication d'un alliage) lors de la fusion par différents procédés est aussi possible.
Le cuivre arsenié*, contrairement au bronze trop cassant était coulé, 
puis forgé à chaud ou à froid.

L'âge du Bronze a été une époque très riche sur le secteur de Plouguin.

Nous continuons vers le bourg.

Sur la droite un vieux puit.

Nous arrivons au presbytère.

Poussez le portail du "Jardin du Presbytère", prenez le temps de d'observer les réalisations de l'Association.

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Statue de la Vierge au fond du jardin

Stèle surmontée d'une croix

Presbytère

Le presbytère

 

En 1824, quatre notables de la paroisse, Yves Marie Kermorgant, Jean Le Guen,

Guillaume Fagon et Michel Terrom, tous membres du Conseil de la Fabrique d

ont ils signent les délibérations, deviennent acquéreurs d’une parcelle de terre,

située à environ 100 mètres de l’église, dénommée « Liorz ar Groaz Verr ».

Ce terrain fut acheté en vue de bâtir un presbytère.

 

On y construisit une maison à étage, avec mansardes, couverte en ardoises,

de même qu’une écurie et un mur d’enclos sur la cour.

Le tout fut terminé et payé le 25 Mai 1825 à François Queméneur et Guillaume Mingant, charpentiers et entrepreneurs.

Le modèle construit était conforme à ce qui se faisait comme presbytère dans la région.

Les noms des quatre acquéreurs n’étaient que des noms d’emprunt,

et ce fut par l’argent de la Fabrique que le tout fut acheté et érigé.

Dans cette même année de 1825, fut commencée la clôture du jardin actuel.

Plus tard, deux ajoutés, sans étages, furent bâtis aux deux extrémités

de la maison principale toujours au compte de la Fabrique.

En 1862, du côté nord-est de la cour d’entrée,

fut érigée une remise qui coûta 1200 francs.

En 1892, une autre grange fut bâtie au levant pour le prix de 997,40 francs.

Incident en 1892, la toiture de l’ajouté situé à l’est s’effondra sous le poids de la neige.

Cet ajouté fut surélevé d’un étage et d’un grenier ce qui augmentera d’une chambre

les appartements du presbytère.

Le coût fut entièrement pris en charge par la Fabrique soit 1638,55 francs.

En 1900, la remise, située à gauche de l’entrée de la cour, menaçait de ruines.

Elle fut rebâtie par la Fabrique, au prix de 1122 ,67 francs.

Le bois et les garennes incultes jouxtant le presbytère furent acquis en 1824

et plantés d’arbres vers 1860 en en faisant un verger.

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Reprenons notre promenade "Histoire et Nature" vers le bourg.

Traversons la rue de l'Abbé Luguern en direction de l'église

L'Abbé Pierre Luguern,

vicaire à Plouguin de 1922 à 1932.

« M. l'abbé Luguern, vicaire à  Plouguin, fait une propagande inlassable en faveur des Habitations Bon Marché (HBM).

Grâce à lui, plusieurs familles nombreuses — voire très nombreuses — s'abritent dans des maisons spacieuses et salubres,

au  lieu de taudis innommables, où elles étaient obligées de s’entasser.

M. le Ministre de la Santé publique a bien voulu décerner à M. l'abbé Luguern la médaille de la Prévoyance Sociale ».

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L'exemple de Plouguin

Les Habitations Bon Marché (HBM)

Dans les douze mois de 1930, quatre maisons avaient été bâties.

Dans les trois mois de 1931, trois maisons ont été bâties.

Ces 7 HBM remplacent des taudis, plusieurs couverts en chaume et sans autre ouverture que la porte.

Dans une pièce - UNE— douze personnes couchaient !

Actuellement 7 familles, comptant ensemble 56 enfants, — soit en tout 70 personnes — sont propriétaires de  7 maisons neuves, bâties à peu de frais, grâce à la loi Loucheur, au Crédit Immobilier du Finistère, et au dévouement éclairé du clergé de la paroisse.

Comment sont conçues les maisons, les HBM ?

Evidemment, pour 25.000 francs, on n’a pas un gratte-ciel de cent étages!

Cependant jugez :

9 mètres de long sur 6 de large, une grande pièce au rez-de-chaussée, deux pièces à l'étage, un grenier,

un cabinet d’aisance près du logis principal.

Le sol du rez-de-chaussée, surélevé de 40 centimètres, est de ciment pour toute la superficie.

Les fenêtres (chacune d’un mètre carré et demi, minimum obligatoire) sont en nombre variable :

généralement 2 au rez-de-chaussée et 2 à l’étage.

Le terrain appartient à la famille.

Nous sommes arrivés à l'église.

En face de nous la chapelle Saint Pirrig.

Plusieurs éléments à découvrir ou à redécouvrir.

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La chapelle Saint Pirrig

St Piric plouguin tourisme patrimoine histoire

Sainte Gwenn

 

Il existe de nombreux vestiges qui témoignent de la persistance  des traditions hérités des rites païens et des superstitions celtiques au beau milieu des lieux sanctifiés par l’église catholique.

Sainte Gwenn Gwenn Teirbronn (ou Gwen Teir Bron ou Blanche aux trois seins), divinité celtique ou sainte bretonne du Ve ou VIe siècle, épouse de Fragan

 

Sainte Gwen

(saint fondateur de Ploufragan dans les côtes d'Armor) et mère de trois saints (d'où les trois seins !) :

Gwezheneg (ou Ghéthénoc), Jagu (ou Jacut) et Gwenole (ou Guénolé).

La légende prétend que Gwenn ayant accouché le même jour de trois enfants, reçut de Dieu, le privilège d'une troisième mamelle qui lui poussa entre les deux premières.

Elle dut à cette particularité de pouvoir allaiter en même temps ses trois fils :

Gwénolé, Jacut et Gwenneg.

Ceux-ci, miraculeusement nourris, devinrent trois grands saints très populaires en Bretagne.

Le membre le plus illustre et le plus saint était Gwénolé qui fonda l'abbaye de Landévennec.

Sainte Gwenn est fêtée le 3 octobre.

Elle est la protectrice des enfants et des jeunes mamans qui l'implorent pour avoir du lait.

On l'invoque pour la guérison des tumeurs blanches et de l'eczéma des enfants.

Le monument aux morts

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Guerre de 14-18

116 Plouguinois Morts pour la France

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Guerre de 39-45

22 Plouguinois Morts pour la France

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Théâtre d'Opérations Extérieures

5 Plouguinois Morts pour la France

L' église

La place ou nous nous trouvons porte le nom de Eugène Forest.

Joseph Trébaol

Eugène Forest

Décédé en déportation au camp de Buchenwald (Allemagne) le 19 Décembre 1943

Inscrit au Registre du Bataillon des FFI de Ploudalmézeau le 1 Février 1943.

 

Le 16 avril 1943, le commandant Lefevre, aviateur anglais, fils du maire de Canterbury,

atterrit en parachute près du presbytère de Plouguin.

 

Il se cacha pendant deux jours dans un petit bois, près de Kéroulidic, sur la route de Guipronvel.

Pierre Plouet et Pierre Puzin, mis au courant, le prirent en charge, le photographièrent,

lui établirent de faux papiers.

Il rejoignit l'Angleterre après être passé chez Jean Tromelin à Pont-Ours.

La Gestapo investit alors le village de Plouguin et procéda à plusieurs arrestations

dont celle d'Eugène Forest, âgé de 21 ans

Les suspects furent interrogés.

Eugène Forest aurait eu des mots très durs envers l'Occupant,

il fut envoyé au camp de Buchenwald en Allemagne, il n'en revint pas.

Il a survécu.

Joseph Trébaol, forgeron à Plouguin, refusa de livrer les noms des témoins

Il fut interné 30 jours à Pontaniou.

Eugène Forest

Peter W Lefevre

M. Tromelin décorant Hervé Fagon

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Dernière mise à jour - Décembre 2021