Sites et monuments historiques

de

Plouguin

Partie 1

 

L'église

 

Croix et calvaires

Calvaire de l'église

 

Elle se trouvait  près de la chapelle  St-Pirrig.

Construite lors de la mission de 1894.

A été déplacée lors de la rénovation du bourg.

  

Informations provenant de Croix et calvaires du Finistère :
2122.     Plouguin, église, g. k. 7 m.

1894, par Larhantec.

Trois degrés.

Socle composite: MISSION 1894, 40 JOURS D’INDULGENCE, 1 PATER ET 1 AVE.

Fût rond, écots, chapiteau à crochets.
Croix, section ronde, fleurons, crucifix.

Signature horizontale, au bas du fût.

1

Croix du cimetière

 

Elle provient de Kerbérec, dans le virage en bas de Kervuen. 

A associer avec la croix de Gweled ar C'hoat.

A remarquer la position naturelle des deux arbres de part et d'autre de la croix.

Informations provenant de Croix et calvaires du Finistère :
2110. Goueled-ar-C’hoat + 0, g. 3 m.

Moyen Age.

Soubassement carré. Socle XVIIè s.

Second socle ancien.

Grande croix monolithe à pans, angon.

Autre croix de même type vers le nord, sur voie ancienne.

2

Croix de Prat ar Gwir

 

A retrouvé sa place initiale le 16 Juin 2016.​​

3

Croix du presbytère

 

Déplacée lors du remembrement, elle proviendrait  de Kervavic en Plouguin.

Informations provenant de Croix et calvaires du Finistère :
2124. Plouguin, presbytère, provient de Kervavic, g. 1,50 m.

Moyen Age.

Sur stèle hémisphérique, ornée d’un calice.

Croix monolithe, bras courts, croix sur socle gravée sur la face

4

Croix de Saint Pirrig

 

Saint-Pirrig avait son ermitage près d'une fontaine, non loin de Lescreven

où l'on viendra pendant des siècles plonger les chemises des enfants chétifs.

Anecdote : à la naissance des bébés chétifs, s'ils avaient  des signes maladifs,

on prenait la chemise du bébé que l'on étalait sur l'eau.

Et si l'encolure plongeait, il y avait très peu d'espoir de survie !!!

 

Informations provenant de Croix et calvaires du Finistère :

2119. Lescreven N, g. 2,50 m.

Indatable.

Sur un rocher faisant fond de fontaine, croix, crucifix fruste

5

Croix de Kérinazou

 

Informations provenant de Croix et calvaires du Finistère :

114. Kerinazou S, g. k.

1508 (?).

Trois degrés, cupules aux angles, corniche.

Socle.

Fût à pans, nœud large, ange portant banderole: AN LAN MIL CCCCC ET HUIT (?),

calice, lettres P.O.S. Croix de section octogonale, crucifix, Vierge à l’Enfant.

6

Croas Hir

 

Cette croix a profité du réaménagement du carrefour pour être mise en valeur.

Elle se trouvait  préalablement accolée à une maison voisine, dénommée « Ti du ».

 

 

Informations provenant de Croix et calvaires du Finistère :
2127. Ty-Névez, Croas-Hir, g. 3 m.

XIXè s.

Socle carré sur degré maçonné.

Croix en deux pièces de section octogonale.

7

Croix de Toul al Lan

Elle est située sur la voie départementale vers Ploudalmézeau.

A l'entrée du chemin menant aux éoliennes.

8

Croaz-Benniguet

 

Déplacée à plusieurs reprises, suite aux réfections de la voie départementale.

Elle a été montée par les locataires de la ferme de Stréjou Vian en 1896,
en remerciement de s'être sorti vivant de l'effondrement

du toit en chaume de leur habitation.
Premier déplacement vers 1950

 

Informations provenant de Croix et calvaires du Finistère :

2115. Kernizan 0 + Croaz-Benniget, c. k.

1896.

Soubassement élevé engagé dans le talus.

Socle carré.

Croix simple: NI HO SALUD KROAS BENNIGUET A.D. 1896.

9

Croix de Kerguidonou

 

Située à l'entrée du hameau mais au bout du chemin à l'origine.

Elle a été déplacée en 1991par les riverains et remontée à l'identique.

 

 

Informations provenant de Croix et calvaires du Finistère :

2113. Kergidonou + g. k. 5 m.

1557.

Située sur la hauteur. Soubassement à trois degrés, corniche. Socle carré, assez plat:

L’AN MIL VC LVII, en lettres gothiques, griffes.

Fût, pans et griffes, nœud portant un cuir: calice, I.P., lettres en capitales romaines regravées sur fond bûché.

10

Croix de Castelourop

11

Croix de Mesnavalan

 

Informations provenant de Croix et calvaires du Finistère :

2121. Meznavalan S-0, Croaz-ar-C’hor, g. 1 m.

Moyen Age.

Croix monolithe, série de bâtonnets gravés sur la face.

12

Calvaire de Loc Majan

 

Au bord de l'aber-benoît, à coté de la chapelle.

Au bord de l'effondrement,  ce calvaire a été déplacé après repérage

de chaque pièce lors de la reconstruction du mur « sud » de l'enceinte

du placître  par les services municipaux.

Informations provenant de Croix et calvaires du Finistère :

2120. Locmajan, g. k. 6 m.

XVè s.

Trois degrés, corniche.

Socle à biseaux.

Fût à pans, nœud.

Croix, section ronde, fleurons carrés, crucifix, Vierge à l’Enfant.

13

Croix de Kerlaouénan

Il y avait autrefois, vers Traon-Gall, une croix sur un socle circulaire dont l’extrémité était bisée. Les anciens l’appelaient « chroas débénet » ou « chroas an talbari ».

Elle a disparu lors du remembrement.

Les habitants de Kerlaouénan, qui sont comme beaucoup de Plouguinois très attachés au patrimoine et aux traditions, n’ont pas hésité une seconde, lorsque l’occasion s’est présentée, de récupérer une vieille croix en granit de Kersanton de 2,50 m de hauteur ; une taille modeste par rapport aux grands calvaires, tels Kérinazou et Kerguidonou. 

En mars 1993, les bénévoles du quartier de Kerlaouénan se sont mis au travail,

et ont constitué un socle en pierre de taille pour accueillir la nouvelle croix.

14
15

Croix de Pen ar Creac'h

Louis Jestin, adjoint au maire, habitant Kerlaouénan, a voulu retrouver

la "croix du quartier" qui avait été négligée et ensevelie pendant le remembrement.

Il a bien observé le terrain et a reconnu le bord d'un talus qui était à côté

d'une entrée de champs.

Il a ainsi à peu près localisé la croix qui était proche.

Il a creusé et l'a remise à jour puis réinstallée à proximité.

Croasig ver

 

Cette croix a été très longtemps dissimulée au regard par un enduit ciment.

Remise en état par les nouveaux propriétaires, elle étonne par son incrustation

dans le bas du mur.

Elle est mise  en valeur par le jointoiement des pierres.

 

 

Informations provenant de Croix et calvaires du Finistère :

Plouguin N, Croas-Ver, g. 1,20 m.

Moyen Age.

Malgré sa dénomination due à la situation basse au pied du mur où elle est encastrée,

c’est le vestige d’une grande et large croix pattée, glaive gravé sur la face.

16

Croix de Kertanguy

 

Informations provenant de Croix et calvaires du Finistère 

2117. Kertanguy N-E, g. 1,50 m.

Moyen Age.

Soubassement récent.

Socle circulaire.

Croix à chanfrein, crucifix fruste.

17

Informations provenant de Croix et calvaires du Finistère :

2116. Kerozal + g. k. 4 m

1625, 1935.

Monument hybride.

Soubassement ciment, écu au calice,

Y.P. 1625.

Table: AVE MARIA.

Socle: AR MEAN A UZO AR FEIZ A BADO,

Vierge de Pitié.

Stèle préchrétienne.

Croix unie.

Calvaire de Kerozal

Dans le vallon de Lesven, au bord du Garo, non loin du vieux manoir de Kerozal

et à proximité d’un camp gaulois, situé au milieu d’un marécage qui défendait autrefois les châteaux de Lesven, de Kerozal et de Penharvan,

se voyait un vieux chêne que la tradition faisait remonter au temps des druides.

De cet arbre, n’existait, depuis de nombreuses années qu’un tronc sans vie, entouré de lierre.

Au flanc de ce chêne était attachée, de temps immémorial, une statue de la Sainte Vierge que tous entouraient de vénération. L’arbre s’appelait « Guezen ar Verchez », ou « Guezen an imaj ».

Or ce vieux témoin du temps passé vient de s’écrouler sous le poids des ans.

On a cru bon de d’en perpétuer le souvenir, en élevant un Calvaire sur l’emplacement qu’il occupait.

Ce calvaire, bien que présentant un certain cachet d’originalité, n’a rien d’artistique :

il ne vaut que par les éléments qui le constituent, éléments remontant à un passé lointain.

Dans la base sont encastrés, d’un côté, un bénitier de Kersanton, vieux de plusieurs siècles, provenant de la chapelle

de l’antique château Penharvan ; de l’autre, une pierre frontale qui, au début XVIIème siècle,

ornait la demeure d’un prêtre demeurant au village du Quinquis ; 

l’un et l’autre sont encadrés de meneaux en pierre venant du manoir de Kerozal.

Couronnant la base, une lourde pierre en granit, de forme rectangulaire, qui soutenait l’ancienne Croix de Mission

du cimetière paroissial ;

puis formant le fût, une pierre milliaire  d’un grain très dur, remontant, selon toute vraisemblance, à l’époque de l’occupation romaine. Dominant le tout, une massive croix en Kersanton, d'une facture heureuse.

Sur l'assise de granit, formant saillie, a pris place une statue de la Sainte Vierge, sous forme d’une Pieta.

La raison de cette Pieta : ce monument s’élève au pied d’un monticule, dont le sommet portait autrefois

une chapelle édifiée, en expiation de son crime, par un seigneur de Kerozal qui avait tué sa mère.

La chapelle était dédiée à Notre Dame de Pitié.

Le 14 avril 1935, ce calvaire a été bénit par Mgr Cogneau le Dimanche des Rameaux, devant une foule considérable de fidèles venus en procession, sur un parcours de deux kilomètres.

La population de Plouguin demeurera fidèle à la devise inscrite sur le socle du monument :

Ar mean a uzo

Ar feiz a bado

Notre foi demeure tandis que s’use la pierre

18
19

Croix de Kervuen

 

La légende du tas de bois de pierres 

Saint Gouesnou a séjourné auprès de son frère à Lokmajan.

Il semble avoir passé quelques temps à Kastellourop,

que les rubriques transforment en « Collabit ».

Une légende nous dit qu’ils travaillèrent chacun de son bord,

à l’édification de leur monastère. Ils ne possédaient pas assez d’outils.

Pour y compenser, ils se les échangeaient de Gouesnou à Lokmajan

par la voie des airs.

D’où le « bern keuneud mein » (le tas de bois de pierres),

près de la voie celtique, de Dorig an Ankou…

Le monticule s’est formé des morceaux de mortier tombés de leurs marteaux volants. Gargantua est dépassé !

Croix de Kervélé

Cette croix a été érigée à la mémoire de François PAUL.

Il décéda accidentellement à la  carrière de Kervélé en 1952,

les freins du camion ayant lâché. 

Érigée à l'emplacement de l'actuelle déchetterie.

 

 

Informations provenant de Croix et calvaires du Finistère :

2118.  Kervélé-Braz, g. k. 1,80 m.

1952.

Soubassement cubique.

Petite croix de section carrée.

Inscription sur plaque de marbre:

A LA MEMOIRE DE FRANCOIS PAUL, 28 ANS, 1er JUILLET 1952 PRIEZ POUR LUI.

20

Croix de Gweled ar C'hoat

Un couple de fiancés est parti en voiture à cheval,  acheter les bagues

de fiançailles. Au retour,  le cheval s'est emballé à la hauteur de Gweled ar c'hoat

et la voiture s'est renversée au niveau de Kerbérec, provoquant le décès

de la jeune fille. En souvenir, deux croix ont été érigées :

une à Gweled ar c'hoat et l'autre à Kerbérec.

 

Informations provenant de Croix et calvaires du Finistère :

2110. Goueled-ar-C’hoat + 0, g. 3 m.

Moyen Age.

Soubassement carré.

Socle XVIIè s.

Second socle ancien.

Grande croix monolithe à pans, angon.

Autre croix de même type vers le nord, sur voie ancienne.

21

Croix de Kerenes

Au lieu-dit Kérénès "Croas Teo", près de la route départementale, cette croix  typique et grossière est associée à une borne romaine,

comportant des inscriptions au dos, sans doute une indication de distance.

 

Informations provenant de Croix et calvaires du Finistère :

2111. Kerénès, Croas-Teo, g. 0,80 m.

Haut Moyen Age.

Soubassement récent.

Large croix pattée à nimbe, cercle au milieu.

Stèle à douze pans, encoche horizontale.

22

 

Menhirs et pigeonnier

Menhir de Lannoulouarn

23

Classement dans la liste des édifices protégés au titre des monuments historiques dans le département du Finistère par décret du 27 mars 1961.

Il y avait là, jusqu'en mars 1887, un superbe ensemble mégalithique comprenant, à cette époque, cinq beaux menhirs taillés, dont quatre mesuraient plus de 4 m. 70 de haut, et un très remarquable polissoir à cupules qui se trouve dans l'alignement des menhirs. 

Il est en outre fort probable que ces cinq menhirs faisaient partie, à une époque plus reculée,

d'un ensemble mégalithique très important. Mais ici c'est la nuit noire, faute de documents.

Ce qui est certain, c'est qu'en mars 1887 il y avait depuis longtemps réunies en un seul champ, quatre beaux menhirs, l'un dans un talus (et c'est ce qui lui a valu d'être conservé), les trois autres au milieu du champ.

Ces derniers furent, à cette époque, abattus par un carrier de Tréglonou.

Menhir de Kervignen

 

Classement dans la liste des édifices protégés au titre des monuments historiques dans le département du Finistère par décret du 5 septembre 1979

24

Pigeonnier de Lescalvar

25

 

Les moulins

La rivière principale est le Garo.

Le Garo et ses affluents après avoir arrosé Tréouergat

et Guipronvel se jettent dans l’Aber dans l’anse de Mesnaod

Sur le Garo, les moulins sont nombreux

et dans sa dernière partie,

se succèdent très proches les uns des autres,

parfois même se touchant (jumelés tels Kinou et Tanné).

26

Grand moulin

 

 

Moulin de Mesnaod ou Grand Moulin

A l’embouchure du Garo, devant l’aber.

Il doit son nom au village de Mesnaod  tout proche :

Mêz an Aod, la campagne de la grève.

Il ouvre la série des moulins

de la vallée des moulins.

27

Moulins de Quinou

 

Le moulin figure sur la carte de Cassini (1750-1789).

Le partage des biens entre les enfants donna naissance à deux moulins.

Le moulin Kinou dépendait autrefois

du manoir de Penharvan.

Celui-ci appartenait au 17è siècle

à la famille de Parcevaux.

Moulins de Tanné

 

Deux moulins qui ont fonctionné

jusqu’en 1970.

Deux belles et grandes meules en silex adossées aux murs sont des signes

de la présence de moulins.

28

Moulin de Pont Ours

Ici commence, ou finit, ce qu’on appelle

«  La Vallée des moulins »

29

Moulin du Garo

 

Est-ce le moulin qui a donné

le nom à la rivière ?

Ou la rivière au moulin ?

L’environnement du moulin

existe toujours.

Il a continué à moudre de l’orge

jusqu’aux environs de 1975.

30

 

Les chapelles et le presbytère

Saint Piric

1

Loc Majan

13
31

Lesven

4

Presbytère

En 1824, quatre notables de la paroisse, Yves Marie Kermorgant, Jean Le Guen, Guillaume Fagon et Michel Terrom,

tous membres du Conseil de la Fabrique dont ils signent les délibérations, deviennent acquéreurs

d’une parcelle de terre, située à environs 100 mètres de l’église, dénommée « Liorz ar Groaz Verr ».

Ce terrain fut acheté en vue de bâtir un presbytère.

On y construisit une maison à étage, avec mansardes, couverte en ardoises,

de même qu’une écurie et un mur d’enclos sur la cour.

Le tout fut terminé et payé le 25 Mai 1825 à François Quéméneur et Guillaume Mingant, charpentiers et entrepreneurs.

Le modèle construit était conforme à ce qui se faisait comme presbytère dans la région.

Les noms des quatre acquéreurs n’étaient que des noms d’emprunt, et ce fut par l’argent de la Fabrique

que le tout fut acheté et érigé.

Dans cette même année de 1825, fut commencée la clôture du jardin actuel.

Plus tard, deux ajoutés, sans étages, furent bâtis aux deux extrémités de la maison principale

toujours au compte de la Fabrique.

En 1862, du côté nord-est de la cour d’entrée, fut érigée une remise qui coûta 1200 francs.

En 1892, une autre grange fut bâtie au levant pour le prix de 997,40 francs.

Incident en 1892, la toiture de l’ajouté situé à l’est s’effondra sous le poids de la neige.

Cet ajouté fut surélevé d’un étage et d’un grenier ce qui augmentera d’une chambre les appartements du presbytère.

Le coût fut entièrement pris en charge par la Fabrique soit 1638,55 francs.

En 1900, la remise, située à gauche de l’entrée de la cour, menaçait de ruines.

Elle fut rebâtie par la Fabrique, au prix de 1122 ,67 francs.

Le bois et les garennes incultes jouxtant le presbytère furent acquis en 1824 et plantés d’arbres fruitiers vers 1860.

Le 23 Décembre 1873, M. François Déniel, propriétaire, célibataire majeur, demeurant à Kerzédoc,

a fait don à la Fabrique d’un champ, garenne et petite prairie, situés au terroir de Kernaveno, d’une contenance totale de 1 hectare 13 ares 24 centiares (acte de donation en l’étude de Maître Kerouanton, notaire à Saint Renan du 23 Octobre 1873).

En 1905, lors de la loi de séparation, le presbytère tout comme les autres biens de la Fabrique « a fait retour à l’État » selon l’expression consacrée.

Depuis donc cette date, le presbytère et ses dépendances sont devenus propriété de la commune.

Les autres biens ont été attribués au Bureau de Bienfaisance de la commune.

Source : Echo des Vallons Août - Septembre 1976

© 2018 Patrick Milan. Créé avec Wix.com
 

Dernière mise à jour - Novembre 2021