Saint Pirrig

Chapelle et fontaine

à

Plouguin

Dans les débuts, devant cet inconnu, misérablement vêtu, les chiens aboyaient.

L’un lui déchira sa bure aux genoux.

Il ne demandait qu’un peu de pain et surtout de l’eau, car il faisait très chaud dans son vallon.

Les chiens se trompent parfois, les hommes le plus souvent.

Déconcerté, Saint Pirrig se fit radiesthésiste, découvrit près de sa hutte une source abondante où l’on viendra,

des siècles durant, puiser une eau miraculeuse.

On y accourt de tous les coins de Bretagne, même de Plougastel-Daoulas, centre de Saint Lanzig, guérisseur des enfants chétifs, plonger de petites chemises dans la fontaine de Saint Pirrig,

persuadé que par l’intercession de l’Homme de Dieu, les petits prendront forces et joie de vivre.

Au sud du bourg de Plouguin, dans un site gracieux, pittoresque, près de Lezkreven,

à Menez Laniri, une vieille croix avec Christ en bas-relief indique l’emplacement de l’ermitage préféré de Saint Pirrig, patron secondaire de Plouguin avant la Révolution.

Il avait même son marguillier spécial : Flabig sant Pirrig. (*)

(*) Il existait dans chaque paroisse, un marguillier qui avait la charge du registre des personnes qui recevaient les aumônes de l'Église.

Il servait d'aide au sacristain.

Ce n'est pas une profession mais une charge.

Les chiens devinrent très vite les amis de l’ermite.

Les hommes les suivirent, écoutèrent son chant d’amour

au Christ et au prochain.

 

Quand il mourut, il fut enterré au-dessus d’un rocher

dominant sa fontaine.

Bientôt son corps fut transporté dans l’enclos paroissial

où l’on bâtit une chapelle qui a eu au cours des siècles

bien des transformations.

L’encadrement de la porte d’entrée est une œuvre d’art.

 

Suprême honneur conféré par la paroisse de Plouguin

au saint de Laniri, c’est dans sa chapelle que seront ensevelis, jusqu’au milieu du XVIIIe siècle, les corps des petits enfants

de la paroisse.

Chapelle Saint Pirrig en 1970

Plouguin n’oublie pas le renom et la prospérité apportés à son bourg par Saint Pirrig.

 

Les belles pierres de son ermitage ont été cassées, saccagées, surtout par les tailleurs de pierre de Locronan

qui vinrent aider à la construction de l’église vers 1867.

 

Ils déplacèrent même la fontaine...

D'après les écrits du chanoine Éliès

© 2018 Patrick Milan. Créé avec Wix.com
 

Dernière mise à jour - Novembre 2021