L'énigmatique fenêtre

de la rue Suzanne de Parcevaux

à

Plouguin

Contributeur : Jean Jacques Le Lez

Photos Jean Jacques Le Lez - Patrick Milan

Rue Suzanne de Parcevaux, en se plaçant devant l’entrée de l’école Sainte Anne et en levant la tête

dans la direction de la Maison de l’Enfance, nous apercevons une fenêtre.

Celle-ci se situe à plus de 3,50 mètres de haut.

Son linteau est ouvragé et 3 barres de défense en interdisent le passage.

Le mur dans  lequel elle est encastrée est d’une seule construction.

Les pierres sont de la même facture que celles du vieux Couvent.

Le niveau du sol, côté Couvent, a été modifié, on ne sait de combien.

L'ancien hospice bordait la rue.

Mais quand on regarde l'ancien cadastre, on remarque une ruelle bordée de constructions, là où se trouve le mur.

Ce mur est fait de blocs de gneiss qui n'est pas une pierre

du secteur.

Il va d'une route à l'autre, isolant sans doute les jardins

de l'ancien hospice.

C'est en fait le même matériau utilisé pour le grand mur

du château de Lesven (bâti à la même époque).

La pierre provient sans doute d'une carrière dépendant de Lesven.

Les plans cadastraux, que nous possédons, indiquent que la fenêtre faisait partie d’une petite construction.

Ces plans cadastraux, de 1842, sont contemporains à la construction du Couvent et antérieurs à celle de l’Hospice.

Le Couvent n’apparait pas encore sur ces plans.

 

Cette fenêtre faisait-elle partie d’un ensemble plus noble : Hospice, Manoir, Maison de Maître détruit avant 1800 ?

Pourquoi installer un linteau de Manoir sur cette petite construction, seul bâtiment visible sur les cadastres anciens ?

Serait-ce une pierre récupérée ou un signe distinctif pour la maison d’un tailleur de pierre, d’un bâtisseur ?

 

La présence des barres de défense pourrait s’expliquer par une installation postérieure à la création de cette fenêtre.

Côté rue

Côté Maison de l'Enfance

Emplacement de la fenêtre

Plouguin - Le Bourg en 1952

Informations du passé.

 

1 – Selon le Chanoine Élies dans son ouvrage « Plouguin Cité Royale ».

 

Sur les registres de Plouguin des années 1737 à 1742, il est noté :

1737 – 7 mariages

1738 – 9 mariages

1739 – 29 mariages

1742 – 22 mariages

 

« Pourquoi si peu de mariage en 1737 et 1738 ? »

« Pas de filles à marier dans Plouguin ? »

 

Le chanoine Éliès raconte qu’un jeune Plouguinois, déconcerté, alla en prendre une au couvent.

En effet, Jeanne Bellec, carmélite, fut relevée de ses vœux et épousa François Pen le 2 février 1738 !

 

Y-avait-il un couvent, avec des Carmélites, un siècle avant l’arrivée des « Filles du Saint Esprit » à Plouguin 

et la construction de leur Couvent ?

 

Serait-ce pour éviter que les garçons de Plouguin rejouent « l’enlèvement des Sabines »

que cette fenêtre fut barricadée ?

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2 - Bien plus tard, en 1894, lors d’un évènement tragique

au Croisig-ver, Hervé Le Guen le meurtrier et son frère complice seront enfermés au « Violon municipal » à Plouguin.

 

Cette petite construction avec sa fenêtre avec barreaux

aurait-elle servit de geôle ?

 

C’est tout ce que nous avons comme informations.

 

Et vous, en avez-vous ?

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Dernière mise à jour - Décembre 2021