Jean Marie Kermarrec - Tréouergat

Infanterie Coloniale

Remerciements à Madeleine Mercel

Collection

Cabon Kermarrec

Kermarrec Jean Marie

Né le 15 Novembre 1896 à Tréouergat - Keroulac'h

Classe 1916 Matricule 2455

Cultivateur

Ajourné en 1916

Classé Service Armé le 24 Mai 1917

Incorporé le 3 Septembre 1917

2e Régiment d'Infanterie Coloniale

Soldat 2ème classe

42e Régiment d'Infanterie Coloniale

9e Bataillon

le 3 Mai 1918

Aux Armées le 3 Mai 1918

112e Régiment d'Infanterie

le 6 Juillet 1918

Démobilisé le 20 Septembre 1919

Se retire à Tréouergat

Médaille de la Victoire

Médaille Commémorative

Historique du 112e Régiment d'Infanterie

Le 9 Août 1918, étant en deuxième ligne, le régiment progresse sous de violents tirs d’artillerie.

Un régiment ayant éprouvé de lourdes pertes, le bataillon Bartholoni se porte à son aide

et enlève la station d’Arvillers, puissamment fortifiée.

Les 10 et 11 Août, le 112e est en première ligne.

 

Après une progression de 4 kilomètres, refoulant l’ennemi, le régiment s’empare de tout un système

fortifié, à l’ouest de Roye et occupe le bois, son objectif final.

Brisant de nombreuses contre-attaques, le régiment conserve tous ses gains.

Malgré des pertes sensibles, malgré la chaleur, le 112e fournit un deuxième et puissant effort.

 

Relevant la 3e brigade canadienne, il se lance à l’assaut de Fresnoy-les-Roye le 26 Août à l’aube.

 

Collant au barrage roulant, les bataillons BARTHOLONI et MOYRET traversent le village

et vont s’organiser au-delà après avoir capturé de nombreux prisonniers et un important butin.

 

L’ennemi crible les troupes d’obus et se replie il faut à tout prix conserver le contact.

Maintenant le combat avec les arrières-gardes, le 112e R.I. s’empare successivement

de Crémery — Sept-Fours—Liancourt — sous de violents barrages, il progresse vers Nesle

dont il s’empare le 28 Août.

 

Les Allemands reculent toujours, malgré la fatigue, malgré la soif, malgré les pertes,

ceux qui restent n’abandonnent pas la tâche, talonnant sans cesse l’ennemi,

se heurtant parfois violemment à ses arrière-gardes (Languevoisin — Quiquery)

ils arrivent le 31 Août

au canal du Nord, importante ligne que les Allemands défendent avec fureur.

 

Les barrages ennemis sont extrêmement violents les gaz délétères répandus avec abondance,

le 112e rassemble toute son énergie

dans un splendide effort, il bouscule l’ennemi et établit une tête de pont.

 

Le régiment est cité à l’ordre de l’Armée après cette progression de plus de 20 kilomètres.

 

Sa tâche n’est pas terminée.

 

Le 8 Octobre 1918, le 112e, alerté, se met en marche pour le combat.

Le 9 Octobre, le bataillon Denis enlève Croix-Fonsomme, puis le Régiment en entier se porte

à Seboncourt et ses environs.

Ici l’ennemi résiste furieusement.

 

Le 17 Octobre, après une préparation méthodique, la division se lance à l’attaque, les bataillons DENIS et MOYRET, en liaison avec l’armée britannique, s’emparent du bois rectangulaire,

de la Corne sud du Bois d’Hennechies et de la maison forestière.

L’ennemi tient encore solidement le village de Mennevret, puissamment fortifié et la forêt d’Andigny.

 

Le 19 Octobre à 8 heures du matin, les bataillons MOYRET et DELIGNE s’élancent à l’assaut.

Malgré les mitrailleuses, franchissant rues et ruelles, capturant de nombreux prisonniers

et un important matériel, ils atteignent vivement les lisières opposées au village.

 

Les Anglais attaquent à leur droite, il faut soutenir leur action.

Le bataillon DELIGNE s’engage dans la forêt d’Andigny, encercle les mitrailleuses ennemies et maintenant toujours la liaison avec les Britanniques, il arrive à 11 heures à son objectif final après avoir pris le hameau Blocus d’En Bas.

Le bataillon DENIS suivi du bataillon MOYRET lie son action à celle du bataillon DELIGNE

et après s’être emparé du Blocus d’En Haut, arrive au Signal de Justice.

 

Tous les objectifs sont atteints.

En deux jours de combat, le 112e s’est emparé de l’important village de Mennevret soigneusement fortifié, faisant en quelques minutes un nombre de prisonniers égal à son actif combattant puis a débordé, encerclé, et nettoyé un vaste massif boisé, réalisant dans un terrain difficile,

une progression de huit kilomètres et provoquant le repli de l’ennemi sur un vaste front.

 

Le régiment est cité à l’ordre de l’Armée.

 

L’ennemi demande grâce.

L’armistice est signé.

 

Le 112e se met en marche vers Strasbourg.

 

Le 11 Janvier 1919 au cours d’une solennelle prise d’armes, le Général GOURAUD

remet la fourragère aux couleurs de la Médaille Militaire au Drapeau du Régiment.

Collection Cabon Kermarrec

Collection Cabon Kermarrec

© 2018 Patrick Milan. Créé avec Wix.com
 

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Dernière mise à jour - Novembre 2020