Jean François Marie Cariou - Tréouergat - Ploumoguer

Infanterie Coloniale

Armée d'Orient

Remerciements à Madeleine Mercel

Collection

Geneviève Venneuguès

Cariou Jean François Marie

Né le 16 Mars 1889 à Tréouergat - Enez Rouz

Classe 1909 Matricule 2852

Cultivateur

Rappelé à l'activité le 1 Août 1914

2e Régiment d'Infanterie Coloniale

Parti aux Armées le 8 Août 1914

Évacué Malade le 21 Mars 1915

Rejoint son corps aux Armées le 29 Juillet 1915

1er Régiment d'Infanterie Coloniale

le 16 Mars 1916

Rentre en France le 15 Juillet 1917

Hôpital n°8 de Brest le 16 Octobre 1917

Gastro Entérite, fiévre

Hôpital Maritime des Mécaniciens de Brest

18 Novembre 1917

Réformé temporairement n°2 le 28 Mai 1918

Dysenterie, paludisme

Congestion des bases, sommets suspects 

Hôpital Mixte de la Roche sur Yon

le 6 Octobre 1918

Grippe avec congestion pulmonaire des deux bases

Classé Service Armé le 27 Août 1918

Rentré au corps le 10 Septembre 1918

Mis en congé illimité de démobilisation

le 4 Avril 1919

Se retire à Ploumoguer - Cosquer

Historique du 1er Régiment d'Infanterie Coloniale

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Le 16 janvier, départ de St-Riquier,

le Régiment arrive le 20 dans ses nouveaux cantonnements : Arsy, Blincourt, Froyères,

Grandfresnoy et Bois de Lihus et y séjourne jusqu'au 2 février.

 

Le 3 février, le Régiment s'embarque à destination du Camp retranché de Lyon.

Il commence immédiatement les opérations destinées à transformer l'équipage sur roues en équipage muletier (type alpin) en vue de son départ pour l'Armée d'Orient.

 

Départ pour l'Orient.

 

Le 11 février, le 2e Bataillon quitte Lyon à destination de Toulon où il s'embarque le 12 sur le vapeur « Sant'Anna* », arrive à Salonique

le 16 février et bivouaque à Lutra, (20 kilomètres Est de Salonique).

 

Les autres Bataillons s'embarquent les 18 et 21 février ; le 27 février, le Régiment en entier est rassemblé aux bivouacs de Lutra.

 

A dater de leur débarquement, les éléments du Régiment font partie de la 2e Brigade Coloniale (1er et 3e Régiment.)

de la 17e Division d'Infanterie Coloniale.

 

Dès leur débarquement, les Bataillons sont employés activement à la construction des routes dans la vallée de Vasilica,

(Communications entre Salonique et les 3e positions anglaises).

 

Le 4 mai, le Régiment quitte la région de la Vasilica pour se porter en 4 étapes dans la région de Likovan.

Du 8 mai au 7 juin, période d'instruction et de travaux de routes.

A dater du 20 mai, la 2e Brigade prend la dénomination de 34e Brigade, reçoit l'ordre de se porter dans la région sud du Butkova-Kola avec mission d'intervenir contre toute troupe ennemie se portant dans la région de Denni-Hissard, soit sur Poroj, soit sur Butkova-Radile,

soit sur ButkovaLoziota, et de se relier à droite avec le 56e Colonial vers Yeninah, à gauche vers Poroj, avec la 57e Division d'Infanterie.

 

Le Régiment gagne la région fixée en deux étapes, très pénibles, dans un terrain sablonneux et par une très forte chaleur.

Du 9 au 16 juin, séjour dans la région de Butkova-Kola, très pénible par suite de la chaleur et des moustiques.

L'état sanitaire baisse.

Le 16 juin, la Brigade reçoit une nouvelle mission. relevée par une Brigade anglaise, elle doit se porter dans la région Gola Ismaili Patères (S. E. lac Doiran) pour interdire à l'ennemi la ligne Gola, côte 576.

Le Régiment fait mouvement en 3 étapes ; ces étapes, quoique faites de nuit, furent aussi pénibles que les précédentes à cause de leur longueur, de la nature montagneuse du terrain traversé et du mauvais état des chemins.

Dans la nuit du 19 au 20 juin, le Régiment opère la relève aux avant-postes des troupes de la 57e Division occupant la région 576 – Ismaili, et des troupes anglaises occupant la région de Gola.

Les unités commencent aussitôt la mise en état de défense des positions et l'amélioration des communications du sous-secteur.

L'état sanitaire continue à baisser. Une épidémie de paludisme, suite probable du séjour dans les marécages de Bukkova, sévit sur le Régiment et augmente dans des proportions très fortes le chiffre des évacuations quotidiennes.

 

Le mois de juillet est employé aux travaux d'organisation défensive des postes et aux travaux de routes nécessaires pour améliorer

les communications en vue d'une action offensive.

La première semaine d'août est employée aux derniers préparatifs d'attaque de la Brigade.

 

La 34e Brigade a pour mission d'attaquer les ouvrages avancés bulgares, puis le Petit-Couronné et le Grand-Couronné sur le front compris entre le lac Doiran et la côte 535.

 

Attaque du 10 août.

 

L'attaque commence le 9 août par une intense préparation d'artillerie.

Le 10 au matin, pendant que le 3e Colonial, qui est à droite, enlève la côte 227, le 1er Colonial occupe le plateau de Vladaja et les hauteurs au Nord, malgré un feu violent de l'artillerie ennemie.

 

Attaque de nuit du 14 au 15 août.

 

Le 14 août, le Régiment reçoit l'ordre de pousser sa 1re ligne sur les crêtes dominant le ravin de Jumeaux, en liaison avec le 3e Colonial à droite, et d'occuper le Piton Brûlé et la Tortue.

Les objectifs sont assez rapidement atteints, mais la 10e Compagnie qui occupe la crête de la Tortue, est débordée sur sa gauche par une fraction ennemie importante et est obligée de se replier.

La Compagnie qui occupe le Piton Brûlé (4e Cie), se voyant en l'air par suite du repli de la 10e Compagnie et menacée à son tour d'être tournée par sa gauche et coupée, se replie sur ses positions de départ.

Au cours de cette opération de nuit, les pertes furent de : 2 Officiers blessés ; 13 Hommes tués ; 34 blessés ; 4 disparus.

 

Attaque du 16 août (Enlèvement de la Tortue).

 

Le 15, le Régiment reçoit l'ordre de reprendre l'attaque de la Tortue et de réoccuper le Piton Brûlé.

Le 1er Bataillon est chargé d'enlever la Tortue, le 2e Bataillon a pour mission d'occuper le Piton Brûlé.

L'attaque est déclenchée le 16 août à 7 heures, après une violente préparation d'artillerie.

En une demi-heure, les deux objectifs sont atteints et les Compagnies d'attaque s'organisent tout de suite sur les positions conquises.

Une tentative de contre-attaque ennemie est aisément repoussée.

Un matériel assez considérable (fusils, cartouches, etc...) est abandonné sur place par l'ennemi.

Pertes : 2 Officiers blessés, 6 Hommes tués, 18 blessés.

*11 Mai 1918 naufrage du Sant’Anna au large de Tunis - Torpillage par un sous-marin Allemand

Collection Geneviève Venneuguès

Collection Geneviève Venneuguès

© 2018 Patrick Milan. Créé avec Wix.com
 

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Dernière mise à jour - avril 2021