Combattants de Tréouergat

Noms - C - de Cariou Ernest Marie à Cariou Yves Marie

Collection Geneviève Venneuguès

Collection Antoine Cariou

 

Cariou Ernest Marie

Né le 26 Novembre 1888 à Tréouergat - Poulhoun

Classe 1908 Matricule 877

Employé des Chemins de Fer de l'Etat

comme Nettoyeur à Brest 1913

Classé comme Affecté Spécial

4e Section des de Chemins de Fer de Campagne

Mis à la disposition de l'Autorité Militaire

le 2 Septembre 1914

Affecté au 19e Régiment d'Infanterie

Aux Armées le 17 Septembre 1914

219e Régiment d'Infanterie - 23e Compagnie

Blessé et évacué le 26 Février 1916

Classé Service Auxiliaire

le 17 Mars 1916

Impotence du bras gauche

Fracture de l'humérus par éclat d'obus

Blessure de Guerre

2e Compagnie du Port le 8 Avril 1916

Section Hors Rang le 14 Avril 1916

Remis à la disposition du Réseau de l'Etat

4e Section des de Chemins de Fer de Campagne

le 1 Mai 1916

Maintenu Service Auxiliaire le 27 Février 1917

Fracture du bras Gauche

Blessure de Guerre

 

Cariou Ernest Marie

Né le 5 Novembre 1893 à Tréouergat - Cabalan

Classe 1913 Matricule 264

Ajourné en 1913

Bon Absent en 1914

Incorporé le 9 Septembre 1914

118e Régiment d'Infanterie

151e Régiment d'Infanterie

le 14 Juin 1915

265e Régiment d'Infanterie

le 19 Juin 1915

Blessé le 1 Juillet 1916 à Fay devant Verdun

 

Proposé pour la Réforme n°1 le 7 Juin 1917

Raccourcissement de 4 cm

du membre inférieur droit

et légère diminution de la flexion du genou

suite de fracture oblique du fémur

Blessure de Guerre

Admis à la réforme n°1 avec gratification

le 18 Décembre 1917

Médaille Militaire

Croix de Guerre

Citation

Soldat Modèle et brave, a montré un mépris absolu

du danger en creusant un élément de tranchée

sous un feu violent d'artillerie.

A été blessé très grièvement à son poste

le 1 Juillet 1916 à Fay.

Historique 265e Régiment d'Infanterie

Fin Juin 1916

Sous le barrage d'artillerie qui la couvre,

l'attaque progresse, minute par minute,

selon le programme que ses chefs lui ont tracé.

Nos premières vagues de combattants atteignent

et dépassent le village,

Derrière eux, les « nettoyeurs » fouillent

les tranchées, les caves sous les ruines,

les casemates, les boyaux. Pendant qu'ils sont

à l'œuvre, une mitrailleuse, échappée au pilonnage

de nos canons, ouvre le feu sur un de nos groupes

qui passe.

 

C'est le commandant SERGENT,

suivi de son état-major, l'adjudant BOBINEAU

tombe, mortellement frappé ; mais, presque

aussitôt, assaillis par les grenadiers

de la 24e compagnie, les tireurs sont réduits

à l'impuissance, tandis que, marchant vers Fay,

le chef de bataillon et le capitaine adjudant-major

GELLY capturent, un peu plus loin,

un certain nombre de Boches en train

de prendre pour cible leurs compatriotes

qui se sont déjà rendus.

 

Notre invasion, d'ailleurs, a été si prompte,

si peu annoncée, que l'alarme n'a pu être donnée

à peu près nulle part chez l'ennemi.

« Ah ! les Français ! Déjà les Français ! » s'exclament

les médecins que nous surprenons dans la galerie

profonde de leur poste de secours.

Dix minutes après le départ des premières vagues

d'assaut, les prisonniers affluent.

Ils s'avancent vers nos lignes en groupes compacts.

Pâles, harassés, terrifiés, ils se hâtent, la tête basse, vers la captivité qu'ils appelaient

depuis des jours sous la grêle de nos obus, comme une délivrance, en ne l'espérant plus.

Quelques uns seulement se sont défendus, ou, sortant à l'improviste des rares sapes

dont l'orifice avait échappé aux nettoyeurs, ont tiré sur nos troupes par derrière.

La plupart ont capitulé sans résistance.

Beaucoup n'ont pas osé paraître.

Lorsque le 5e bataillon débouche à son tour sur le terrain conquis,

le commandant BELLAMY et le capitaine adjudant-major du PLESSIS

en trouvent encore une vingtaine blottis dans un abri intact et que leurs sommations

décident péniblement à remonter au jour.

Un par un, dans leur uniforme gris sale, les « bonnets plats » enfin se montrent.

Ils demandent pardon. Ils tendent en tremblant leurs armes.

Transis de peur, ils n'ont pourtant pas perdu la tête et chacun, de la main gauche,

porte, noué dans son mouchoir, l'indispensable pour un petit séjour en France.

Cependant, au-delà de Fay, dans les tranchées qui bordent le cimetière et

dans les boyaux qui mènent vers Assevillers, Belloy ou Estrées,

un certain nombre d'Allemands se cramponnent à leurs barrages.

La nuit venue, ils tiennent encore. Ils tentent même d'avancer.

Un nouvel effort s'impose pour les réduire. La compagnie BILLAUD, du 5e bataillon, est portée en ligne.

Son chef tombe.

Le sous-lieutenant MESNARD le remplace.

C'est un tout jeune officier ; mais il portera sans faiblir les responsabilités qui pour la première fois lui incombent.

Sa fermeté, les mesures judicieuses qu'il ordonne, nous assurent la possession du terrain conquis et nous font progresser de 300 mètres dans une importante tranchée.

Le soldat HUGUET qui mène la lutte est du reste un combattant de premier ordre : audacieux, infatigable, d'un sang-froid que rien ne déconcerte, il ne laisse à l'adversaire aucun répit, le refoule jusqu'au point qu'il faut atteindre et, lorsque le barrage y est établi, il refuse, quoique blessé, de quitter son poste.

Vers le cimetière, en même temps, le sous-lieutenant LANOË, à la tête de ses grenadiers entraînés par sa bravoure, oblige l'ennemi à prendre la fuite et termine, par ce beau succès, la première journée de victoire.

Le régiment a perdu 37 tués, dont deux officiers, et 198 blessés.

Il a capturé six cents Allemands ; et deux cents autres pour le moins, gisent, à jamais immobiles, au bord des tranchées, dans les sapes et sous les décombres du village.

Le reste s'est replié en désordre, abandonnant ses canons, ses mitrailleuses, ses lance-bombes, un abondant matériel de guerre et

des quantités considérables de munitions.

Le temps nous manque pour inventorier ce butin.

Il faut pousser notre avantage et la troupe est impatiente d'avancer.

Le beau travail de l'artillerie a exalté sa confiance : partout, sur son passage, elle a vu les réseaux de fil de fer balayés sans laisser presque de traces ; les abris écrasés et pleins de cadavres ; le sol labouré, éventré, fouillé, les défenses de l'ennemi réduites à néant ; les bois rasés comme par un formidable cyclone. Un instinct sûr lui fait deviner le désarroi des sens d'en face.

 

Elle sent que la trouée est faite, qu'il suffit d'aller de l'avant pour enfoncer les derniers obstacles, disperser les groupes épars qui tiennent encore les boqueteaux, les lisières des villages ou les carrefours des tranchées, et trouver devant soi le vide.

Collection Cabon Kermarrec

Cariou François Marie

Né le 23 Février 1897 à Tréouergat - Enez Rouz

Demeurant à Ploumoguer

Chauffeur Livreur

Classe 1917 Matricule 2196

Classé Service Armé le 24 Mai 1917

Incorporé le 3 Septembre 1917

2e Régiment d'Infanterie Coloniale

Soldat 2ème classe

82e Régiment d'Artillerie Lourde

le 10 Octobre 1917

85e Régiment d'Artillerie Lourde

le 4 Avril 1918

Démobilisé le 20 Septembre 1919

Se retire à Ploumoguer

Médaille de la Victoire

Médaille Commémorative

 

Cariou Jean François Marie

Né le 16 Mars 1889 à Tréouergat - Enez Rouz

Classe 1909 Matricule 2852

Cultivateur

Rappelé à l'activité le 1 Août 1914

2e Régiment d'Infanterie Coloniale

Parti aux Armées le 8 Août 1914

Évacué Malade le 21 Mars 1915

Rejoint son corps aux Armées le 29 Juillet 1915

1er Régiment d'Infanterie Coloniale

le 16 Mars 1916

Rentre en France le 15 Juillet 1917

Hôpital n°8 de Brest le 16 Octobre 1917

Gastro Entérite, fiévre

Hôpital Maritime des Mécaniciens de Brest

18 Novembre 1917

Réformé temporairement n°2 le 28 Mai 1918

Dysenterie, paludisme

Congestion des bases, sommets suspects 

Hôpital Mixte de la Roche sur Yon

le 6 Octobre 1918

Grippe avec congestion pulmonaire des deux bases

Classé Service Armé le 27 Août 1918

Rentré au corps le 10 Septembre 1918

Mis en congé illimité de démobilisation

le 4 Avril 1919

Se retire à Ploumoguer - Cosquer

Historique du 1er Régiment d'Infanterie Coloniale

1 9 1 6

 

Le 16 janvier, départ de St-Riquier,

le Régiment arrive le 20 dans ses nouveaux cantonnements : Arsy, Blincourt, Froyères,

Grandfresnoy et Bois de Lihus et y séjourne jusqu'au 2 février.

 

Le 3 février, le Régiment s'embarque à destination du Camp retranché de Lyon.

Il commence immédiatement les opérations destinées à transformer l'équipage sur roues en équipage muletier (type alpin) en vue de son départ pour l'Armée d'Orient.

 

Départ pour l'Orient.

 

Le 11 février, le 2e Bataillon quitte Lyon à destination de Toulon où il s'embarque le 12 sur le vapeur « Sant'Anna* », arrive à Salonique

le 16 février et bivouaque à Lutra, (20 kilomètres Est de Salonique).

 

Les autres Bataillons s'embarquent les 18 et 21 février ; le 27 février, le Régiment en entier est rassemblé aux bivouacs de Lutra.

 

A dater de leur débarquement, les éléments du Régiment font partie de la 2e Brigade Coloniale (1er et 3e Régiment.)

de la 17e Division d'Infanterie Coloniale.

 

Dès leur débarquement, les Bataillons sont employés activement à la construction des routes dans la vallée de Vasilica,

(Communications entre Salonique et les 3e positions anglaises).

 

Le 4 mai, le Régiment quitte la région de la Vasilica pour se porter en 4 étapes dans la région de Likovan.

Du 8 mai au 7 juin, période d'instruction et de travaux de routes.

A dater du 20 mai, la 2e Brigade prend la dénomination de 34e Brigade, reçoit l'ordre de se porter dans la région sud du Butkova-Kola avec mission d'intervenir contre toute troupe ennemie se portant dans la région de Denni-Hissard, soit sur Poroj, soit sur Butkova-Radile,

soit sur ButkovaLoziota, et de se relier à droite avec le 56e Colonial vers Yeninah, à gauche vers Poroj, avec la 57e Division d'Infanterie.

 

Le Régiment gagne la région fixée en deux étapes, très pénibles, dans un terrain sablonneux et par une très forte chaleur.

Du 9 au 16 juin, séjour dans la région de Butkova-Kola, très pénible par suite de la chaleur et des moustiques.

L'état sanitaire baisse.

Le 16 juin, la Brigade reçoit une nouvelle mission. relevée par une Brigade anglaise, elle doit se porter dans la région Gola Ismaili Patères (S. E. lac Doiran) pour interdire à l'ennemi la ligne Gola, côte 576.

Le Régiment fait mouvement en 3 étapes ; ces étapes, quoique faites de nuit, furent aussi pénibles que les précédentes à cause de leur longueur, de la nature montagneuse du terrain traversé et du mauvais état des chemins.

Dans la nuit du 19 au 20 juin, le Régiment opère la relève aux avant-postes des troupes de la 57e Division occupant la région 576 – Ismaili, et des troupes anglaises occupant la région de Gola.

Les unités commencent aussitôt la mise en état de défense des positions et l'amélioration des communications du sous-secteur.

L'état sanitaire continue à baisser. Une épidémie de paludisme, suite probable du séjour dans les marécages de Bukkova, sévit sur le Régiment et augmente dans des proportions très fortes le chiffre des évacuations quotidiennes.

 

Le mois de juillet est employé aux travaux d'organisation défensive des postes et aux travaux de routes nécessaires pour améliorer

les communications en vue d'une action offensive.

La première semaine d'août est employée aux derniers préparatifs d'attaque de la Brigade.

 

La 34e Brigade a pour mission d'attaquer les ouvrages avancés bulgares, puis le Petit-Couronné et le Grand-Couronné sur le front compris entre le lac Doiran et la côte 535.

 

Attaque du 10 août.

 

L'attaque commence le 9 août par une intense préparation d'artillerie.

Le 10 au matin, pendant que le 3e Colonial, qui est à droite, enlève la côte 227, le 1er Colonial occupe le plateau de Vladaja et les hauteurs au Nord, malgré un feu violent de l'artillerie ennemie.

 

Attaque de nuit du 14 au 15 août.

 

Le 14 août, le Régiment reçoit l'ordre de pousser sa 1re ligne sur les crêtes dominant le ravin de Jumeaux, en liaison avec le 3e Colonial à droite, et d'occuper le Piton Brûlé et la Tortue.

Les objectifs sont assez rapidement atteints, mais la 10e Compagnie qui occupe la crête de la Tortue, est débordée sur sa gauche par une fraction ennemie importante et est obligée de se replier.

La Compagnie qui occupe le Piton Brûlé (4e Cie), se voyant en l'air par suite du repli de la 10e Compagnie et menacée à son tour d'être tournée par sa gauche et coupée, se replie sur ses positions de départ.

Au cours de cette opération de nuit, les pertes furent de : 2 Officiers blessés ; 13 Hommes tués ; 34 blessés ; 4 disparus.

 

Attaque du 16 août (Enlèvement de la Tortue).

 

Le 15, le Régiment reçoit l'ordre de reprendre l'attaque de la Tortue et de réoccuper le Piton Brûlé.

Le 1er Bataillon est chargé d'enlever la Tortue, le 2e Bataillon a pour mission d'occuper le Piton Brûlé.

L'attaque est déclenchée le 16 août à 7 heures, après une violente préparation d'artillerie.

En une demi-heure, les deux objectifs sont atteints et les Compagnies d'attaque s'organisent tout de suite sur les positions conquises.

Une tentative de contre-attaque ennemie est aisément repoussée.

Un matériel assez considérable (fusils, cartouches, etc...) est abandonné sur place par l'ennemi.

Pertes : 2 Officiers blessés, 6 Hommes tués, 18 blessés.

*11 Mai 1918 naufrage du Sant’Anna au large de Tunis - Torpillage par un sous-marin Allemand

Collection Geneviève Venneuguès

 

Cariou Jean Louis

Né le 17 Octobre 1898 à Tréouergat - Enez Rouz

Cultivateur

Résidant à Ploumoguer

Classe 1918 Matricule 1842

Incorporé le 1 Mai 1917

72e Régiment d'Infanterie

Soldat de 2ème classe

128e Régiment d'Infanterie

le 17 Décembre 1917

Arrivé en zone Armées le 18 Décembre 1917

139e Régiment d'Infanterie

le 30 Juin 1918

Evacué le 2 Novembre 1918

4e et 8e Régiment de Tirailleurs

le 29 Juillet 1919

Occupation Pays Rhénan (Allemagne)

du 23 Octobre 1919 au 27 Mai 1920

Renvoyé dans ses foyers le 15 Juin 1920

Se retire à Ploumoguer

Médaille de la Victoire

Médaille Commémorative

Historique du 139e Régiment d'Infanterie

SAINT-MIHIEL  sept. 1918

En septembre 1918, le Régiment participe à l’action offensive de l’armée américaine

pour la réduction  de saillant de St-Mihiel.

Cette opération menée avec beaucoup de calme et de sang-froid et dans le plus grand ordre,

réussit pleinement.

L’ennemi durement malmené sur chaque face du saillant se replie précipitamment :

le 139e est le premier régiment qui entre dans Saint-Mihiel,

après quatre longues années d’occupation ;

les malheureux habitants se portent au devant de nos soldats avant même

que les derniers Allemands aient quitté la ville.

 

BOIS DES CAURES  octobre 1918

Continuant à coopérer avec l’armée américaine, le 139e R. I. termine la guerre dans le secteur

de Verdun par la prise de Beaumant, du bois Fays et du bois de la Wavrille.

C’est la fin.

Attaqué partout, en retraite sur tout le front, l’ennemi s’accroche désespérément

à ce dernier piler d’une résistance désormais inutile ; rendons lui cette justice

qu’il s'y bat jusqu’au bout avec courage et ténacité.

Malgré de violentes réactions par obus de tous calibres et par obus toxiques,

le terrain conquis reste entre nos mains,

le courage familier au 139e et sa ténacité légendaire font que une fois de plus leurs preuves.

C’est dans cette opération que le soldat PACHOT se distingue ;

agent de liaison il s’avance tranquillement quand il aperçoit dans la direction de l’ennemi

une ligne d’ombres ; il s’avance vers cette ligne ; arrivé à quelques pas une ombre se détache

du groupe qui se trouvait être une patrouille allemande et de précipite sur lui,

le corps à corps s’engage, PACHOT, surpris et son équipement arraché

mais eu l’ordre de se rendre il accepte la lutte et parvient à se dégager, puis sans tenir compte du danger,

il se tourne vers ses camarades et s’écrie follement :

« Voilà les boches ; les mitrailleurs tuez, déclenchez le barrage ! »

 

Le 139e R. I. était à la veille d’attaquer dans l’Est quand l’armistice a été signé.

Collection Antoine Cariou

 

Cariou Laurent François Marie

Né le 3 Décembre 1888 à Tréouergat

Kerivoal Huella

Cultivateur

Classe 1908 Matricule 743

Classé Services Auxiliaires

Passé en Service Armé à sa demande

le 30 Mai 1910

Rappelé à l'activité le 3 Août 1914

4e Régiment d'Artillerie à Pied

17e Régiment d'Artillerie

le 3 Juin 1915

120e Régiment d'Artillerie Lourde

le 1 Novembre 1915

106e Régiment d'ArtillerieLourde

le 1 Mars 1918

Mort au Champ d'Honneur le 9 Avril 1918

près de la Morlière Welles Pérennes (Oise)

Mort pour la France

Citation

Canonnier servant à la 9° batterie du 106° R.A.L. :

 Atteint grièvement en portant secours

à des camarades blessés.

Mort des suites de ses blessures. »

Historique du 106e Régiment d'Artillerie Lourde

3e Groupe

Les échelons qui se trouvent à quelques centaines de mètres en arrière des batteries dans le bois de Fay ne vont pas tarder à être

« sonnés » également.

Le 7 avril 1918, quelques rafales de 105 s'abattent au milieu du bois et blessent trois hommes et de nombreux chevaux.

L'endroit est immédiatement évacué et les échelons se transportent à La Hérelle, où se trouve déjà la colonne légère.

 

Au cours de la retraite du 27 mars 1918, afin de pouvoir emporter toutes les munitions, du matériel de rechange, notamment des roues, avaient été laissées à Royaucourt.

Le sous-lieutenant Guibert s'offre spontanément pour aller, avec une corvée, rechercher ce matériel.

Malgré la proximité des lignes , il est assez heureux pour réussir et ramener tout son monde sain et sauf.

 

Cependant les bombardements ennemis sur la ferme La Morlière deviennent de plus en plus violents et prennent l'allure

de véritables tirs de destruction.

La 1° pièce de la 7° batterie est littéralement criblée d'éclats et nous obtenons enfin de ramener cette batterie en arrière.

 

Dans la nuit du 8 au 9 avril 1918, elle vient prendre position dans le bois du Fays, à droite de la route Sains-Morainvillers-Welles-Pérennes. Mais il est déjà trop tard et les deux batteries qui restent encore sur les anciennes positions sont désormais soumises à de violents tirs ennemis de 150 et de 210.

 

Le 9 avril 1918, la 9° batterie perd un tué et deux blessés ; le surlendemain, quatre malgaches de la 7° sont grièvement touchés.

L'un d'eux, criblé d'éclats, est transporté sur un brancard au poste de secours, et comme on commande « à vos postes ! », il s'élance pour rejoindre sa pièce.

Les jours suivants, les pertes vont aller en s'aggravant ; le 12 Avril 1918*, c'est la 9° batterie qui perd six hommes, dont deux blessés mortellement : CARIOU et BREBAN.

Plus tard ils seront tous deux cités à l'ordre de l'armée en ces termes :

« CARIOU ( Laurent), matricule 743,

canonnier servant à la 9° batterie du 106° R.A.L. :  Atteint grièvement en portant secours à des camarades blessés.

Mort des suites de ses blessures. »

* Notez la divergence de date entre l'avis de décès et l'historique

Cariou Louis Marie

Né le 15 Janvier 1897 à Tréouergat Cabalan

Cultivateur

Classe 1917 Matricule 2293

Classé Service Armé le 24 Mai 1917

Incorporé le 3 Septembre 1917

2e Régiment d'Infanterie Coloniale

Soldat de 2ème classe

42e Régiment d'Infanterie Coloniale

9e Bataillon

le 15 Avril 1918

Parti aux Armées le 15 Avril 1918

412e Régiment d'Infanterie Coloniale

le 18 Juin 1918

Blessé par gaz le 10 Novembre 1918

Dépôt du 412e Régiment d'Infanterie Coloniale

le 3 Avril 1919

A été victime du Paludisme en Palestine*

Mis en congé de démobilisation 

le 24 Octobre 1919

Se retire à Tréouergat

Citation à l'ordre de la Brigade n°98 du 3 Août 1918

Excellent grenadier voltigeur.

Les 21 et 23 Juillet 1918 s'est particulièrement

fait remarquer par son entrain pour se porter

en avant et a été un très bel exemple

pour ses camarades.

Croix de Guerre étoile de Bronze

Médaille de la Victoire

Médaille Commémorative

 

 

L’infanterie des troupes du Levant

(Jacques Sicard)

Armes Militaria magazine numéro 156 (juillet 1998)

Le mandat français

Aux Troupes françaises du Levant (TFL),

créées le 28 octobre 1918,

succède en novembre 1919

l’Armée française du Levant (AFL)

du général Gouraud, la France ayant reçu

le mandat d’administrer la Syrie, ancien territoire turc.

La fin de la guerre sur le front européen permet l’envoi vers ces territoires de plusieurs régiments d’infanterie venus relever

les troupes britanniques qui ne demandaient qu’à y rester.

Ainsi débarquent successivement le 415e RI en mars 1919, le 412e RI (en juin), la Légion Arménienne, enfin la 156e DI

(général Dufieux) en novembre.

Collection Cabon Kermarrec

Cariou René Marie

Né le 24 Novembre 1895 à Tréouergat Enez Rouz

Cultivateur

Résidant à Ploumoguer

Classe 1917 Matricule 2293

Incorporé au 116e Régiment d'Infanterie

le 8 Septembre 1915

Soldat de 2ème classe

Parti aux Armées le 20 Janvier 1916

Fait prisonnier à Duaumont le 17 Avril 1916

Interné à Lumburg

Rapatrié le 19 Décembre 1918

Rejoint le 19e Régiment d'Infanterie

le14 Février 1919

Envoyé en congé de démobilisation

le 12 Août 1919

Se retire à Ploumoguer

Médaille de la Victoire

Médaille Commémorative

Historique du 116e Régiment d'Infanterie

Affaire d’Haudremont

 

Le 17 Avril 1918 au matin, à 7 heures, des batteries lourdes ennemies, placées sur la rive gauche de la Meuse, et une nombreuse artillerie de tranchée, qui ne s’était pas encore révélée, entrent en action et le bombardement redouble de violence.

Notre artillerie, qui s’est montrée très active depuis l’arrivée en secteur et particulièrement pendant les deux derniers jours,

exécute un tir de contre-préparation.

C’est un roulement continuel qui s’étend depuis la rive droite de la Meuse, sur un front de plusieurs kilomètres, vers le sud-est.

A 6 heures, le secteur est rempli d’une fumée si intense qu’on ne pouvait plus voir les fusées, toutes les communications sont coupées.

A 9 h. 50, le bombardement devient encore plus violent.

A 10 h. 30, on signale au chef de corps que les tranchées occupées par le 1er bataillon, et particulièrement celles occupées

par les 2e et 3e Cies, sont bouleversées, les armes sont brisées, il n’y a encore eu aucune attaque de l’infanterie allemande.

A 11 heures, le lieutenant-colonel commandant le régiment, ne pouvant voir aucune fusée et inquiet à cause de l’intensité du bombardement, fait lancer des fusées de son P.C. pour demander le barrage.

Mais ces fusées disparaissent dans la fumée sans pouvoir être aperçues de l’artillerie et le vrai tir de barrage n’est pas obtenu.

A 11 h. 15, une forte reconnaissance allemande s’avance pour reconnaître l’état de nos tranchées, elle est accueillie à coups de fusils

et elle rentre dans ses lignes.

A 11 h. 30, le commandant de la 3e compagnie rend compte au chef de corps que les tranchées des 2e et 3e compagnies sont complètement bouleversées par le bombardement, que la plus grande partie de ces compagnies est sous les décombres

et qu’il y a de nombreux tués et blessés.

Presque toutes les mitrailleuses sont endommagées.

A la même heure, le commandant du 2e bataillon rend compte que ses compagnies, quoique ayant subi des pertes assez élevées, tiennent et sont en mesure de repousser l’attaque ennemie.

A 11 h. 45, les allemands attaquent violemment notre première ligne ; la 2e compagnie n’a presque plus d’hommes ; tous les officiers de cette compagnie et ceux de la 3e , moins le commandant de compagnie, sont hors de combat.

Des fusées ont été lancées demandant le tir de barrage, mais en raison de l’épaisse fumée qu’il y a dans le secteur, elles n’ont pu être aperçues de l’artillerie et les allemands en profitent pour envahir les tranchées des 2e et 3e compagnies.

A 12 heures, deux sections de la 1re compagnie, qui est en soutien du bataillon, sont envoyées en renfort des 2e et 3e compagnies ;

elles se heurtent à des allemands dans les boyaux.

La mission est de tenir à tout prix, et les poilus du 116e ont à cœur d’accomplir cette mission.

 

Les allemands réussissent à avancer partout où les défenseurs ont été mis hors de combat par le bombardement.

Mais les survivants qui restent engagent une lutte acharnée sur tout le front du régiment, et dans les tranchées et boyaux

c’est un mélange d’allemands et de soldats du 116e qui se battent corps à corps.

Quoique l’ennemi soit de beaucoup supérieur en nombre et reçoit sans cesse des renforts, il ne réussit à prendre quelques bouts

de tranchée qu’au prix des plus grands sacrifices.

A 12 h. 30, le 2e bataillon, moins éprouvé que le premier par le bombardement, a repoussé l’attaque et tient ses positions.

Dans le secteur du 1er bataillon, la 4e compagnie tient et a pris une mitrailleuse allemande.

Les allemands ont envahi la tranchée des Caurettes et ont pénétré dans le boyau Nourisson.

A 14 heures, ils ont réussi à prendre pied dans la tranchée Balfourier et Canold et lancent des grenades dans la carrière.

Les deux sections de la 1 re compagnie, renforcée des deux autres, continuent à contre-attaquer,

et la 4e compagnie réussit à conserver sa position.

On signale une trentaine de prisonniers qui sont amenés au P. C. du Chef de corps. Ils appartiennent à trois régiments (7e , 13e et 282e ) amenés en secteur, la veille, après une période assez longue de grand repos.

Le Colonel avait bien donné l’ordre, à 13 h. 30, au Commandant du 62e R. I., en soutien dans le bois Nawé, d’envoyer une compagnie en renfort du 1er bataillon, mais cette compagnie ne peut franchir le ravin Bras-Douaumont, sous peine d’être fauchée par les mitrailleuses et l’artillerie allemande ; le boyau Remy n’existe plus, il a été complètement nivelé par le bombardement.

Les deux bataillons du 116e restent donc livrés à eux-mêmes pour la défense de la première position et le 2e bataillon renforce le 1er avec deux sections et une section de mitrailleuses pour arrêter l’attaque qui devient de plus en plus violente.

 

Dans l’après-midi, un Lieutenant du 62e d’infanterie vient se mettre en liaison avec le Commandant du 1er bataillon

et lui offrir le concours de deux compagnies.

Le Commandant du 1 er bataillon accepte avec empressement et rend compte au Chef de corps, mais nous attendons vainement,

toute la nuit, le renfort de ces deux compagnies.

Pendant que nos deux bataillons de première ligne, avec ce qu’il leur reste d’hommes, réussissent, par des contre-attaques sans cesse répétées, à contenir l’ennemi, le bataillon du 62e en soutien dans le bois Nawé reçoit la mission de contre-attaquer dans le secteur de droite pour arrêter les allemands qui continuent à avancer.

Ce bataillon est remplacé dans le courant de la nuit par 3 compagnies du 326e R. I. et un bataillon du 162e auquel l’ordre

est donné de contre attaquer à 3 heures pour dégager la partie droite du secteur du 116e , mais l’ordre arrive trop tard au Commandant du bataillon qui a déjà employé la moitié de son effectif pour la défense du bois Nawé et il ne peut songer à contre-attaquer dans un terrain difficile et complètement inconnu de lui.

 

La situation des 2 bataillons du 116e est la suivante : le 18 Avril 1916 au matin, l’ennemi occupe les anciennes tranchées de première ligne du 1er bataillon.

Ce qui reste de la 4e compagnie est presque complètement cerné ; le 2e bataillon a conservé entièrement ses positions,

si ce n’est la 5 e compagnie qui a rabattu légèrement sa droite pour rétablir la liaison avec le 1er bataillon.

 

Après cette dure journée de combat, la matinée du 18 est employée à se fortifier et à préparer une contre-attaque avec l’aide d’une compagnie du 62 e .

Il reste 120 combattants au 1er bataillon et le 2e a subi de lourdes pertes.

 

A 15 heures, une contre-attaque menée par 3 compagnies, précédée d’une faible préparation d’artillerie, réussit à reprendre à l’ennemi une partie des tranchées perdues la veille, mais à 18 h. l’ennemi exécute un bombardement extrêmement violent et d’une précision remarquable sur le secteur du régiment.

Après une préparation d’une demi-heure, les allemands débouchent à la fois par la lisère est du bois d’Audremont, par le ravin du Helly

et par la tranchée Canoldt, encerclant toute la position tenue par le 1er bataillon.

La 4e compagnie n’a plus dans ses tranchées que 10 combattants valides qui se replient avec les défenseurs des tranchées voisines.

Nos troupes complètement submergées par le grand nombre d’allemands qui attaquent, se replient vers la carrière en combattant

et en bousculant l’ennemi qui les attaque sur leurs derrières.

Plus de la moitié de l’effectif restant du 1er bataillon est mis hors de combat.

L’ennemi cherche à pénétrer dans la carrière, mais une contre-attaque, menée vigoureusement par une poignée d’hommes, l’oblige à reculer vers les sommets où il est soutenu par les siens.

Il ne tente pas de revenir vers la carrière dont le boyau qui la longe se garnit et s’organise défensivement avec une section

de la 1re compagnie.

Les mitrailleuses de la C. M. 1 qui sont encore utilisables (moins une) tirent sans arrêt dans le ravin Bois-Douaumont et le ravin de la Dame où les allemands se sont établis la veille et d’où ils pourraient déboucher et former le cercle autour des éléments du bataillon.

Pendant ce temps, le Commandant du 1er bataillon est occupé sur la gauche à étudier la possibilité d’une contre-attaque immédiate

par le 2e bataillon.

Le Capitaine adjudant-major l’informe de la situation critique dans laquelle il se trouve et lui demande de se replier

vers le 2e bataillon en combattant.

A 2 heures, sur la réponse affirmative du Commandant, le Capitaine tente de se dégager avec ce qui lui reste d’éléments valides.

Il essaie de faire passer rapidement, par petits paquets de 5 ou 6 hommes, la sortie ouest de la carrière, mais les deux premières fractions sont reçues par le feu d’une mitrailleuse ennemie placée dans le boyau Nourisson et par des bombes et des grenades.

Le groupe était complètement cerné, quand il aperçut un fil téléphonique qui se dirigeait vers le 2e bataillon. Immédiatement,

il fait brancher un appareil que son téléphoniste avait emporté et put ainsi obtenir la liaison avec son commandant de bataillon.

Aussitôt, l’ordre fut donné au sous-lieutenant BELZ d’enlever coûte que coûte, avec une section du 116e et une section du 62e R. I

la mitrailleuse ennemie qui empêchait la sortie du groupe.

Un groupe réussit à pénétrer dans le boyau Nourisson et à démolir la mitrailleuse à coups de grenades, après avoir tué la sentinelle double placée en avant du boyau ainsi que les mitrailleurs.

Pendant ce temps-là, un autre groupe réussissait par ses tirs à faire terrer les allemands qui lançaient des grenades dans la carrière

et le groupe du 1er bataillon put ainsi se dégager et se replier sur le 2e bataillon.

 

Pendant la période d’occupation du secteur, les pertes ont été graves.

On compte : 1 officier tué, 6 officiers disparus, 7 officiers blessés et 700 hommes hors de combat.

Cariou Yves François Marie

Né le 13 Mai 1890 à Tréouergat Enez Rouz

Cultivateur

Résidant à Ploumoguer

Classe 1910 Matricule 314

Réformé temporairement en 1911

Périostite du tibia gauche

Rappelé à l'activité le 21 Octobre 1912

48e Régiment d'Infanterie

Soldat de 2ème classe

Parti aux Armées le 5 Août 1914

48e Régiment d'Infanterie

Blessé le 22 Août 1914 à Ham sur Sambre

Décédé le 22 Août 1914 à Ham sur Sambre

Mort pour la France

Historique du 48e Régiment d'Infanterie

SUR LA SAMBRE (AOÛT 1914)

 

Le 2 août 1914, sous le coup de la lâche agression

allemande, la France devait prendre les armes

pour se défendre.

 

Le 48e d'infanterie se mobilise à Guingamp.

Il était pour les 4/5 composé de Bretons.

 

Les effectifs du régiment seront renouvelés

bien des fois au cours de cette campagne

si meurtrière, mais les Bretons en constituent

toujours la majeure partie.

 

Ils sauront affirmer en toutes circonstances

les admirables qualités de vaillance, de ténacité,

d'esprit de sacrifice au devoir de leur race.

 

Le 5 août, dans la journée, le 48e s'embarque

à Guingamp, sous les ordres du colonel de Flotte.

Il fait partie du 10e corps d'armée, 19e division, 37e brigade.

Le 7 août, il débarque à Vouziers.

Après être resté trois jours dans cette ville, il marche à l'ennemi dans la direction générale de Namur.

Les différentes étapes seront : Tannay, le 10 août ; Bouvellemont, le 12 août ; puis Sengly, Remilly-les-Pothées, Regniowez (par Rocroi), Florennes, Stave, Saint-Gérard ; enfin Fosse, près de Namur, où il arriva le 21 août.

 

Le 21 août, aux rayons du soleil couchant, le régiment se déployait sur les plateaux ondulés qui bordent la Sambre et qui, en 1692, avaient déjà été arrosés du sang de ses aînés, car, en 1692, au cours de sa glorieuse carrière, le 48e avait déjà combattu près de Namur.

 

La division était engagée depuis la veille.

Dans la soirée du même jour, le régiment entra à son tour dans la fournaise.

Le 3e bataillon débouchant d'Arsimont par une vigoureuse charge à la baïonnette s'efforçait de rejeter sur la rive nord de la Sambre

les Allemands qui avaient commencé à franchir cette rivière.

C'est au cours de cette charge que tombe au premier rang le capitaine Massiou,

entamant la longue liste d'honneur de nos héros du Devoir.

 

Le bataillon très éprouvé par cette charge sanglante reçut l'ordre de rallier le reste du régiment dans la nuit entre Arsimont

et Fosse pour se reformer.

 

Le contact était pris le 22 août, à l'aube. Le régiment recevait l'ordre de rejeter au-delà de la Sambre les Allemands, qui, aux prix d'efforts sans cesse renouvelés, avaient pu prendre pied sur les pentes sud de la rivière, s'y retrancher et qui, à l'aide de mitrailleuses habilement masquées, en défendaient l'accès.

Le régiment ainsi, tout entier, attaque sur Ham-sur-Sambre et Arsimont.

Son élan fut magnifique, mais le régiment fut rapidement décimé par le tir écrasant de l’adversaire.

Le colonel de Flotte, mortellement blessé, au milieu de ses soldats qui montaient à l'assaut refuse de se laisser emporter :

« Je veux mourir debout », criait-il, mettant une énergie surhumaine à se relever.

 

Les pertes furent lourdes : 17 officiers et 500 hommes hors de combat, mais ce premier jour de bataille devait rester

pour le 48e un exemple superbe de dévouement au drapeau.

 
 
 
 
 

Cariou Yves Marie

Né le 5 Mai 1892 à Tréouergat Kerivoal Huella

Cultivateur

Classe 1912 Matricule 1993

Incorporé lau 54e Régiment d'Infanterie

le 8 Octobre 1913

Blessé le 20 Juin 1915 à Calonne (Meuse)

Séton joue gauche par balle

Hôpital Temporaire n°77 à Dijon

du 23 Juin 1915 au 27 Juillet 1915

154e Régiment d'Infanterie

le 21 Septembre 1915

161e Régiment d'Infanterie

le 29 Septembre 1915

Blessé le 29 Septembre 1916 à Rancourt (Somme)

Plaie dorsale, plaie poitrine

par éclats d'obus

Hôpital du 7 Octobre 1916 au 11 Janvier 1917

58e Régiment d'Infanterie

le 4 Septembre 1917

Changement d'Arme

Artillerie Lourde le 27 Septembre 1917

Cicatrice épaule gauche - Blessure de Guerre

106e Régiment d'Artillerie

le 16 Octobre 1917

83e Régiment d'Artillerie Lourde

le 3 Novembre 1917

63e Régiment d'Artillerie de Campagne

le 11 Janvier 1918

66e Régiment d'Artillerie

le 1 Octobre 1918

Classé Services Auxiliaires

le 30 Juillet 1919

Fracture ancienne de la rotule droite

Amyotrophie de la cuisse

Accident en service

Démobilisé le 5 Août 1919

Médaille de la Victoire

Médaille Commémorative

Médaille Militaire

Citation à l'Ordre de la Brigade

Parti de la tranchée comme grenadier volontaire,

est arrivé jusqu'à 10 mètres des lignes ennemies d'où il a jeté ses grenades.

Dans les attaques suivantes, est sorti toujours le premier

donnant un très bel exemple de courage

Historique du 54e Régiment d'Infanterie

Dans la nuit du 19 au 20 juin 1915, le bataillon Varin (1er du 54e ) est monté au Tunnel

en réserve de brigade; il y est arrivé à 22 heures; le commandant VARIN

et ses cinq commandants de compagnie vont en première ligne pour reconnaître le secteur du bataillon Girard,

du 132e régiment d'infanterie.

Le bombardement a continué, incessant toute la journée.

Tout le secteur du Chenois est particulièrement bombardé.

Le 54e va jouer son rôle dans la phase extrêmement violente des attaques allemandes.

C'est le dernier effort de grand style fait par l'ennemi pour prendre Verdun.

Devant notre énergique résistance, les progrès de l'attaque ennemie furent lents et nos contre-attaques nous permirent de reprendre

une grande partie du terrain perdu.

© 2018 Patrick Milan. Créé avec Wix.com
 

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Dernière mise à jour - Juillet 2020