Soldats et Marins de Plouguin Morts pour la France

Noms de R - Riou à Roussel

Riou François Marie

Né le 13 Avril 1888 à Plouguin

Kerlaouenan

Classe 1908 Matricule 658

Service Auxiliaire en Septembre 1910

Déviation du pied gauche

 

Classé Service Armé le 2 Novembre 1914

 

Rappelé à l'activité le 7 Décembre 1914

19e Régiment d'Infanterie

Parti en renfort le 6 Janvier 1915

Tué à l'ennemi le 5 Février 1915

à La Boisselle (Somme)

Mort pour la France

Monument aux morts de Plouguin

Historique du 19e Régiment d'Infanterie

1915

Cette réputation de bravoure vaudra au 19e et à son frère breton le 118e des postes de choix, « La Boisselle », pour commencer,

où il monte la garde en perpétuelle alerte à quelques mètres du Boche jusqu'en juillet 1915 et apprend à fond la guerre de mine

et de tranchée.

L'attaque de Champagne (25 septembre 1915) lui fournit l'occasion de prouver qu'il n'a rien perdu de son ancien mordant et lui vaut d'être cité, avec les autres régiments de la division, à l'ordre du G. A. C. Les Mamelles, la Brosse à Dents, Tahure, évoquent de glorieux souvenirs. A la division revient le redoutable honneur de conserver pendant l'hiver 1915-1916 un terrain chèrement conquis.​

Riou Gabriel 

Né le 25 Août 1876 à Plouguin

Keroulidic

Classe 1896 Matricule 2782

Rappelé à l'activité le 2 Août 1914

87e Régiment d'Infanterie Territoriale

 

120e Régiment d'Infanterie

le 17 Juillet 1915

 

16e Régiment d'Infanterie Territoriale

Décédé le 10 Septembre 1917

Hôpital maritime de Cherbourg - Octeville (Maladie)

Mort de blessures de guerre

Mort pour la France

 

Monument aux morts de Lanrivoaré

Riou Jean Marie 

Né le 6 Mars 1895 à Plouguin

Kerlaouénan

Classe 1915 Matricule 625

Incorporé le 15 Décembre 1915

118e Régiment d'Infanterie

Soldat de 2ème classe

Disparu au combat le 25 Septembre 1915

à Sommepy Tahure (Marne)

Mort pour la France

Monument aux morts de Plouguin

Ecole spéciale militaire de Saint Cyr et Ecole militaire interarmes

Michael Bourlet

L'offensive du 25 Septembre 1915

Les tirs de préparation de l’artillerie française débutent le 22 septembre 1915 à 7 heures du matin et se prolongent

jusqu’au déclenchement de l’offensive le 25 septembre.

En Champagne, l’infanterie attaque sur un front de 40 kilomètres, dans les secteurs de Perthes, de Tahure et de la Main de Massiges.

En un bond, les premières positions allemandes sont enlevées, sur un front de 25 kilomètres.

La précision de l’artillerie française, qui appuie la progression de l’infanterie grâce à de bonnes liaisons interarmes,

surprend les Allemands.

En Artois, les franco-britanniques attaquent sur un front de 35 kilomètres.

Rapidement, ils s’emparent d’une vingtaine de kilomètres de premières lignes allemandes.

Au GQG, ces premiers succès suscitent beaucoup d’enthousiasme.

En revanche, du côté allemand et en particulier au quartier général de la IIIe armée, la situation est jugée préoccupante.

Le repli est même envisagé.

Pourtant, le haut commandement allemand réagit très vite en dépêchant des renforts tandis le général Erich von Falkenhayn, 

chef de l’état-major général, effectue une visite sur le front.

Dès le lendemain, les assaillants butent sur des poches de résistance allemandes autour de positions demeurées intactes.

De plus les Allemands transfèrent rapidement des renforts alors que les réserves françaises, massées dans les lignes de départ, sont immobilisées dans les boyaux.

 

La rapide détérioration des liaisons interarmes et la dégradation du climat dès le 25 septembre compromettent l’action de l’artillerie.

Ses objectifs sont hors de portée.

Les conséquences sont terribles.

L’élan des vagues d’assaut se brise sur les redoutables secondes positions, demeurées intactes,

et s’exposent aux contre-attaques allemandes.

Enfin, les renforts français continuent de s’entasser dans les tranchées de départ, où ils sont exposés aux feux de l’artillerie allemande mais aussi de l’artillerie française.

 

Toutefois, le général Joffre ne suspend pas l’offensive immédiatement.

Il ordonne d’y consacrer tous les moyens disponibles.

 

La situation est identique sur le front d’Artois.

Les franco-britanniques obtiennent bien quelques succès au début de l’offensive, mais leurs réserves n’ont pas la possibilité

de les exploiter.

Au final, le haut commandement est contraint de suspendre les deux offensives au milieu du mois d’octobre.

​​Les raisons de cet échec et les conséquences

L’offensive se solde par un échec, notamment parce que l’artillerie n’a pas pu jouer le rôle prévu.

La préparation d’artillerie (4 à 5 jours) a encore été trop longue, annulant l’effet de surprise.

Après le déclenchement de l’offensive, l’artillerie n’a pas réussi à détruire intégralement les positions allemandes et à appuyer

la progression de l’infanterie.

Enfin, malgré des moyens colossaux mis en œuvre, l’armée française n’est pas parvenue à rassembler les moyens

et la puissance nécessaires pour une telle offensive.

Les résultats sont maigres.

Pendant une douzaine de jours, l’armée française a livré de furieux combats permettant quelques gains territoriaux

(prise de la Main de Massiges ou de la ferme Navarin) mais sans obtenir le succès.

 

L’infanterie s’est faite massacrer pour une progression de quelques kilomètres, 25 000 soldats allemands prisonniers,

150 canons capturés et environ 150 000 soldats allemands mis hors de combat.

 

Certes, cette offensive a soulagé, temporairement, l’armée russe très éprouvée sur le front de l’est.

Néanmoins, la déception est profonde dans le camp allié.

De nombreux généraux doutent des méthodes employées et de l’issue de la guerre.

Ils sont aussi conscients de l’étendue des pertes humaines : 190 000 Français, dont 150 000 en Champagne,

soit des pertes supérieures à celles occasionnées sur le Chemin des Dames en 1917

260 000 blessés évacués et 60 000 Britanniques tués ou disparus.

 

Pour la seule année 1915, 350 000 Français et 100 000 Britanniques sont tombés.

 

Cependant, le général Joffre reste optimiste : à la conférence interalliée de Chantilly en décembre 1915,

il estime la victoire encore possible en 1916, à condition que les alliés attaquent ensemble.

Riou Yves

Né le 14 Novembre 1889 à Plouguin

Kerlaouénan

Classe 1909 Matricule 2620

Soldat de 1ère classe le 3 Septembre 1912

 

Rappelé à l'activité le 3 Août 1914

48e Régiment d'Infanterie

Disparu le 8 Septembre 1915

à Vienne-le-Château (Marne)

Mort pour la France

Monument aux morts de Plouguin

Historique du 48e Régiment d'Infanterie

Le 12 août 1915, le 48e monte aux positions de la cote 285 et de la Fille Morte.

Si l'hiver la forêt est sinistre, et si dans la mauvaise saison nous fûmes presque aussi malheureux dans les boues de l'Argonne

que dans celles de l'Artois, du moins à notre arrivée, ce pays magnifique avait toute sa splendeur de l'été.

 

Le régiment se trouvait dans un des plus beaux endroits dans le cadre même de l'intrigue du roman de la " Châtelaine ",

dans un endroit que les descriptions d' André Theuriet avait fait connaître avant la guerre,

je veux dire dans cette partie de la vallée de la Biesme, comprise entre le Four de Paris et La Harazée.

Mais ces deux noms évoquent, en 1915, une gloire dépassant de beaucoup une réputation littéraire.

Le gros village de La Harazée et le hameau du Four de Paris étaient en ruines et au nord, sur toute la zone de la ligne de combat,

les chênes centenaires étaient abattus et les tranchées, en prenant ce mot non plus au sens forestier mais au sens militaire,

étaient habitées par des héros qui n'étaient pas des héros de roman.

 

Malgré l'accumulation des désastres, malgré la destruction complète des rares lieux habités que baigne son cours,

la vallée de la Biesme gardait son aspect riant.

 

Cette coupure profonde de l'Argonne, large de quelques centaines de mètres, forme un véritable oasis de verdure et de prés,

une tache claire, alors que les coteaux aux pentes abruptes qui bordent cette vallée à droite et à gauche ont des teintes très sombres, parce qu'ils sont uniformément couverts d'arbres, de chênes notamment.

 

Le long de la Biesme, la belle route bordée d'arbres, qui faisait communiquer les Islettes et la Chalade à la Harazée

présentait un intérêt militaire capital, car c'était la route de nos ravitaillements.

 

D'une manière générale, on peut dire que sur le plateau de la Placardelle, c'est-à-dire sur la rive gauche de la Biesme,

se trouvaient toutes les positions d'artillerie et que sur la droite se trouvaient toutes nos positions d'infanterie.

Malheureusement, cette bande de terrain où était accrochée notre infanterie était sans profondeur et les Allemands l'avaient mordue

à leurs attaques de juillet.

Un succès marqué de leur part nous rejetant de l'autre côté de la Biesme, non seulement les rapprocherait de leur objectif, 

la voie ferrée de Verdun, mais leur donnerait des vues par la vallée de la Biesme sur tous les arrières du corps d'armée de droite :

le 5e corps qui tenait Vauquois.

 

Ceci explique pourquoi les Allemands veulent se rendre maîtres des têtes des ravins perpendiculaires à la Biesme,

ravins par lesquels ils espèrent arriver rapidement à la vallée.

C'est dans un de ces ravins, le ravin de la Houyette, au nord de La Harazée, que la violente attaque allemande du 8 septembre

 viendra se heurter aux tranchées du 48e R.I.

 

Malgré l'effort de l'ennemi, appuyé par des moyens matériels considérables et inusités, le 48e n'a pas fléchi ;

il a été en partie écrasé sur place, sans que ses unités songent à plier un seul instant.

 

Un exemple de sa fermeté réside dans ce fait que, de ses mitrailleuses, 7 pièces sur 8 ont été écrasées par le bombardement

ou prises par l'ennemi, après la mise hors de combat de presque tous les servants.

L'adjudant Henry, combattant lui-même à la grenade, est tué sur ses pièces qui avaient tiré jusqu'au dernier moment.

La section dont il revint un seul homme sur onze, obtint pour cette opiniâtre défense, une citation à l'Ordre du Corps d'armée.

 

Le régiment avait perdu dans cette dure journée 15 officiers et 772 hommes mais l'Allemand avait échoué devant lui ;

il n'avait pu prendre que quelques tranchées et n'avait pas atteint son premier objectif : la vallée de la Biesme.

 

Après cette journée, il fallut travailler sans arrêt pour rendre le secteur inviolable et, de fait, ce secteur était devenu imprenable,

lorsqu'en janvier 1916, le 48e le quitta pour passer en réserve.

Roudaut François 

Né le 12 Février 1873 à Plouguin

Quinquis

Classe 1893 Matricule 10895

Maïtre chauffeur

Cuirassé Suffren.

Disparu en mer.

Décès le 26 Novembre 1916,

par immersion avec son bâtiment.

Mort pour la France.

Monument aux morts de Plourin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cuirassé Suffren

Construit par Arsenal de la Marine, Brest

Lancé  1899

Déplacement : 12750 tonnes

Longueur entre perpendic. : 127m85

Largeur au maître-bau : 21m20

Tirant d'eau moyen au déplacement standard :

8m50

Equipage

650 hommes  

Propulsion

2 Machines à vapeur à triple expansion

Chaudières Niclausse

Puissance  :  16200 CV

Vitesse : 17,5 noeuds

Armement

4 x 305mm

10 x 164mm 

8 x 100mm 

22 x 75mm

2 Tubes Lance Torpilles

Rade de Salamine, 15 Novembre 1916

www.histomar.net

 A l'automne 1916, l'Amirauté décidait de renvoyer le vénérable cuirassé Suffren vers l'Arsenal de Lorient où l'on devait soit procéder

à sa remise en état, soit le désarmer.

Non pas que le navire fut devenu vieux, il avait 15 ans mais entre temps, il était devenu totalement obsolète avec l'apparition

des cuirassés de type "Dreadnough".

De surcroit, deux années de guerre, une collision avec un vapeur et le séjour qu'il venait d'effectuer dans la zone de combats

des Dardanelles l'avaient considérablement éprouvé et pour ne rien arranger, sa machine fatiguée ne lui permettait plus

qu'une vitesse maximale de 12 noeuds.

Le vieux cuirassé était devenu un infirme.

C'est ainsi que le 15 Novembre 1916,  sous le commandement du Capitaine de Vaisseau Rodolphe Guépin,

il a repris la mer depuis Salamine en direction de Bizerte où il doit charbonner.

Il y arrive le 18 au matin et mouille en rade où l'attendent déjà les chalands noirs chargés de charbon.

Corvée de briquettes !

Elle va durer toute la journée...

Le monstre repu en a englouti 700 tonnes dans ses soutes.

Le lendemain Dimanche, la bordée de repos est autorisée à descendre à terre ; certains en profitent pour écrire et poster

une carte à leurs familles.

20 Novembre, le Suffren reprend la mer vers Gibraltar.

Le temps est exécrable, la mer déchaînée et le vent en furie.

La traversée est difficile pour le vieux cuirassé qui souffre dans la tempête.

Nombre de messages d'alerte au sous-marin sont captés mais aucun ne croise sa route et il vient s'amarrer sur un coffre

au pied du célèbre rocher.

Une nouvelle fois, corvée de briquettes !

Les chaufferies du cuirassé sont des dévoreuses de charbon.

Deux torpilleurs français sont également sur rade et leurs commandants passent saluer le Commandant Guépin.

On s'étonne même d'apprendre que le cuirassé va prendre la route de Lorient sans escorte.

Guépin le premier s'en est alarmé dès le départ de Salamine, mais il n'y a pas d'escorteurs disponibles.

C'est donc en solitaire que le cuirassé va remonter le long du Portugal, arrondir l'Espagne

puis viser Lorient à travers le Golfe de Gascogne.

Une traversée d'une centaine d'heures à la vitesse à laquelle se déplace le vétéran, dans une zone

où les sous-marins ne sont pas rares.

A 15 heures ce 24 Novembre, le Suffren largue le coffre et met le cap à l'ouest pour sortir du Détroit.

Ils sont 648 hommes à bord, 648 marins dont les pensées se tournent désormais vers la Bretagne...

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Base Navale d'Heligoland, 15 Novembre 1916

A des milliers de kilomètres de Salamine tandis que le Suffren appareille, ce même jour, le sous-marin U 52

commandé par le Kapitänleutnant Hans Walther, un officier de 33 ans, prend la mer lui aussi.

Son ordre de mission prévoit qu'il devra contourner la Grande Bretagne par le Nord puis descendre vers les Canaries où l'on espère rencontrer des vapeurs alliés venus charbonner dans ces îles.

Ensuite, à la discrétion de son Commandant, l'U 52 devra se rendre en Méditerranée pour rejoindre la base de Cattaro.

Neuf jours plus tard, dans le Golfe de Gascogne, il engage le combat au canon avec un vapeur armé anglais

mais ce dernier parvient à s'échapper.

Poursuivant sa descente vers le sud, le 26 novembre au matin, l'U 52 se trouve au large de Lisbonne.

 

Ouvrons le journal de bord du sous-marin à cette date 

26 Novembre 1916 - 8h30

A 3 quarts sur bâbord avant apparaissent les mats élevés d'un navire de guerre

qui fait route au nord.

Plongée rapide.

C'est un grand navire à 2 cheminées que je prends pour un cuirassé ancien

du type Formidable.

Pas d'escorte, route droite.

Manoeuvré pour attaquer par l'avant.

Après être venu à la route d'attaque, mis à petite vitesse.

Mais à cette vitesse, la grosse houle ne permet pas de tenir l'immersion.

Je mets alors à demi vitesse ce qui me fait courir le risque de venir trop près.

Je change donc de route pour attaquer sous un grand angle d'incidence

tout en me réservant la possibilité de lancer en gyro-déviation

par les tubes arrière.

Les tubes arrière étant prêts, ils sont remplis.

Cette manœuvre rend le sous-marin lourd de l'arrière et le kiosque sort de l'eau

à environ 500 m du but.

En envoyant tous les hommes à l'avant, nous parvenons à ramener le bateau

à son immersion de combat.

Lancé par le tube d'étrave N°2.

Comme j'ai probablement été aperçu et que je me trouve très en avant du but, je redoute d'être abordé par lui et je fais prendre l'immersion de 20 mètres en mettant la barre toute à droite.

Entre temps, au bout de 18 secondes, se font entendre une première détonation assez sèche, puis une seconde plus sourde

qui secoue violemment le bateau.

Afin de voir ce qui se passe, je remonte à 11 m.

Avant même que notre évolution soit terminée, tandis que nous remontons, nous devenons très lourd de l'arrière.

Peu de temps après un choc se produit à l'extérieur et on entend un raclement contre la coque.

Il est impossible de manœuvrer le périscope qui est bloqué à moitié sorti.

Je fais reprendre un moment l'immersion de 20 mètres.

Aucun bruit n'étant plus perceptible, je fais un tour d'horizon.

Sur l'arrière, je vois une grosse tache claire et calme sur la surface de la mer qui est couverte de suie.

On ne voit rien d'autre.

Fait surface, vidangé les ballasts et ouvert le panneau du kiosque.

Sept minutes après le lancement on ne voit plus qu'un nuage d'explosion que le vent emporte.

Je m'explique l’événement ainsi : l'explosion de la torpille a provoqué une explosion intérieure sur le bâtiment

qui a coulé presque instantanément et le sous-marin l'a frôlé pendant qu'il coulait.

Les traces de cette rencontre sont un enfoncement sur le pont et de profondes rayures sur le périscope arrière.

De plus, sur l'un des supports des pare-mines se trouve un morceau de vêtement en toile et sur le mât avant

(il doit s'agir du mât radio), un morceau de bonnet bleu avec une bordure rouge.

Ces deux pièces d'étoffe sentent le roussi.

Sur le pont, on retrouve également un morceau métallique provenant d'un projectile de gros calibre.

Cherché pendant 30 minutes encore des épaves ou des survivants, mais n'avons rien trouvé.

Poursuivi la route.

Ce cuirassé qui vient de couler quasi instantanément sous l'effet de la seule torpille lancée par l'U 52 est en effet le Suffren.

Il n'a pas eu le temps d'émettre le moindre signal de détresse, pas eu le temps pour sauver un seul des hommes qu'il portait.

A Lorient, des jours durant on attendra vainement son arrivée...

Un mois plus tard, un communiqué laconique repris dans la presse, signalera que le Suffren qui était porté manquant

est considéré comme perdu avec tout son équipage. (L'Illustration du 30.12.1916).

L'U 52 atteindra Cattaro le 24 décembre au terme d'une patrouille de 6385 milles en 39 jours.

En dehors du Suffren, il n'a coulé qu'un seul vapeur ainsi que le trois-mâts français Emma Laurans.​

Kapitänleutnant Hans Walther

Roudaut Lucien François Marie 

Né le 4 Août 1900 à Plouguin

Kerlaouénan

Classe 1920 Matricule 113914_2

Inscrit maritime 113914-2

Aide Canonnier AMBC

Armement Militaire des Bâtiments

de Commerce de Cherbourg

Décédé le 21 Septembre 1918

Grippe Espagnole à Port Louis (Morbihan)​

 

Mort pour la France

Monument aux morts de Ploudalmézeau

Inhumé au cimetière de Port Louis

Carré militaire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

               Collection Jeanine Bodénès

 

 

 

 

Journal Officiel Septembre 1915

Revue des Deux Mondes - René La Bruyère

Les inscrits maritimes

Le Journal Officiel a donné, la répartition suivante des inscrits au 20 septembre 1915.

  • Au service de la flotte : 57 000 ;

  • Aux formations militaires : 10 000 ;

  • Versés à la Guerre : 6 000 ;

  • Passés au recrutement : puis rappelés par la Guerre : 26 000 ;

  • Laissés en sursis à la disposition de l’armement : 20 000.

Si l’on ajoute à ce total 2 000 non-disponibles, on obtient le chiffre de 121 000 qui correspond bien à celui

des inscrits définitifs mobilisables.

(Document parlementaire n° 1319.)

Quel fut l’emploi de ce personnel ?

A l’exception de quelques agens de l’Inscription maritime ou de l’Administration, commis, syndics, gardes, etc., et des pilotes,

2 000 non-disponibles sont des ouvriers des arsenaux qui ont coopéré à des travaux intéressant la Défense nationale

et qui eussent été mis en sursis par le recrutement.

Les 6 000 hommes versés à la Guerre, dont il y aurait lieu de défalquer certains marins non inscrits,

ont combattu dans l’infanterie (armée active).

Les 10 000 inscrits des formations militaires comprennent 6 000 fusiliers, 2 000 canonniers et le surplus des mitrailleurs,

des automobilistes, des pontonniers, des équipes de projecteurs, etc.

Roussel François Marie 

Né le 7 Novembre 1890 à Plouguin

Lannalouarn

Classe 1910 Matricule 11803 - 701

Affecté sur le Vapeur Saint Mathieu

Disparu en mer le 16 Février 1918

en accomplissant son devoir.

Mort pour la France

Monument aux morts Plouguin

Médaille Militaire à titre posthume.

Journal Officiel du 18 Mars 1922

Société navale de l’Ouest, Le Havre

Saint-Mathieu

Cargo de 989 t.

Construit en 1882.

Société navale de l’Ouest, Le Havre

Revendu en Juin 1922

à la Société Walford London Ltd.​

Vapeur Saint André sistership du Saint Mathieu

Peinture Victor Adam

 
 
 
 
 
 
 

© 2018 Patrick Milan. Créé avec Wix.com
 

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Dernière mise à jour - Décembre 2021