Combattants de Lampaul Ploudalmézeau

Noms B - de Brénéol à Briant

Brénéol Edouard Marie

Né le 25 Février 1871 à Lampaul Ploudalmézeau

Classe 1891 Matricule 540

Inscrit Maritime à l'Aberwrach

 

Brenterch François Marie

Né le 1 Février 1876 à Ploudalmézeau

Classe 1896 Matricule 2717

Inscrit Maritime

Versé dans l'Armée de Terre le 28 Mars 1902

19e Régiment d'Infanterie

2e Régiment d'Infanterie Coloniale

Rappelé à l'activité le 4 août 1914

87e Régiment d'Infanterie Territoriale

Aux Armées le 16 Novembre 1914

Détaché au 19e Régiment d'Infanterie ?

Tué à l'ennemi le 7 Février 1915

à La Boisselle (Somme)

Mort pour la France

Monument aux Morts de Lampaul Ploudalmézeau

 

Brenterch Michel Marie

Né le 3 Mars 1885 à Lampaul Ploudalmézeau

Classe 1905 Matricule 1097

Rappelé à l'activité le 2 Août 1914

19e Régiment d'Infanterie

Disparu le 16 ou 17 Septembre 1914

à Autrèches (Oise)

Présumé blessé

Décès fixé au 17 Septembre 1914

par jugement du 20 Janvier 1921

Mort pour la France

Monument aux Morts de Lampaul Ploudalmézeau

 

Briant Edouard Marie

Né le 2 Mars 1899 à Lampaul Ploudalmézeau

Classe 1919 Matricule 2760

Résidant à Gouesnou

Incorporé le 18 Avril 1918

118e Régiment d'Infanterie

Soldat de 2ème classe

116e Régiment d'Infanterie

le 28 Août 1918

118e Régiment d'Infanterie

le 1 Mars 1919

Caporal le 8 Octobre 1919

Sergent le 1 Mai 1920

Renvoyé dans ses foyers le 23 Mars 1921

 

Briant Jean Marie

Né le 8 Juillet 1888 à Lampaul Ploudalmézeau

Classe 1908 Matricule 690

Inscrit Maritime 11722

Rappelé à l'activité le 2 Août 1914

2e Dépôt des Équipages de la Flotte Brest

Matelot de 1ère classe le 15 Juillet 1915

Embarquement sur le Vapeur Tibet

le 8 Septembre 1917

Débarqué le 3 Mars 1919 à Bordeaux

du Villaret de Joyeuse

Campagne contre l'Allemagne

du 2 Août 1914 au 7 Mars 1919

Tibet 

Paquebot mixte en acier de 2.703 t,

lancé à La Seyne-sur-Mer en 1883

par la Société des forges et chantiers

de la Méditerranée,

pour le compte de la Compagnie marseillaise

de navigation à vapeur Fraissinet et Cie, d

ont le siège social était établi à Marseille,

aux 4 et 6, place de la Bourse.

Longueur, 101,19 m ;

largeur, 12,19 m ;

vitesse, 12 nœuds ;

une cheminée ;

deux mâts ;

deux hélices (The Ship List).

En service jusqu’en 1922.

Rencontre avec un sous-marin le 22 Février 1918. Rapport du capitaine

Affréteur : Office français d’affrètement.

Transporte 368 tonnes de divers et deux hydravions.

En provenance de Bordeaux, quitté la rade du Verdon pour Dakar le matin du 18 Février, incorporé dans un convoi

qui s’est dispersé le 20 à 10h00 du matin.

Le 21 à midi précise, à 234 milles dans l’Ouest du cap Finistère, TIBET a été attaqué au canon par un sous-marin.

Un premier projectile est venu tomber à une distance d’environ 400 m sur l’avant du travers tribord.

Un 2e tombe aussitôt sur l’arrière du travers tribord à moins de 100 m.

Le tir est rapide, précis, et un 3e obus tombe sur l’arrière à bâbord.

Le navire est parfaitement encadré.

Aussitôt la chute du 1er projectile, l’équipage se rend aux postes de combat.

La pièce arrière, qui a en permanence son personnel autour d’elle, entre immédiatement en action suivant les indications

de l’officier de tir.

Deux coups sont tirés avec une hausse à 7000 m.

Le but est constitué par une légère fumée aperçue dans le Nord et par l’éclair des coups tirés par le pirate.

Dès le début du combat, cinq engins fumigènes Berger à flotteur sur les 15 que nous possédons sont jetés à la mer de distance

en distance.

Le nuage protecteur qui s’est formé rapidement empêche de voir les points de chute des deux projectiles lancés par la pièce arrière.


Dès le début, l’ordre a été donné à la machine de tourner le plus vite possible et le nombre de tours passe de 52 à 60.

La pression se maintient et la vitesse monte à 11 nœuds.

Je ne dois point oublier que j’ai pris route au Sud dès que j’ai pu reconnaître la direction d’où partaient les coups, présentant exactement l’arrière à la petite fumée et aux éclairs des coups.

Temps très clair, mer houleuse d’WNW, faible brise de Nord.


Le nombre de coups tirés par le sous-marin n’a pas été exactement compté, 7 ou 8, pas davantage.

Les derniers projectiles sont courts, ce qui m’engage à persévérer et à augmenter la vitesse le plus possible.

En dernier lieu, 4 obus à mitraille éclatent à 200 m de hauteur, bon en direction, mais sur l’arrière.


A 12h14, le sous-marin cesse son tir, gêné par le nuage artificiel des fumigènes Berger, peut-être aussi découragé par la distance

qui le sépare de TIBET.

Sachant qu’un sous-marin persévère toujours dans ses attaques, tout le monde est maintenu aux postes de combat jusqu’à 13h00.

 

Il y a lieu d’être surpris de cet arrêt du tir du sous-marin et deux hypothèses peuvent être envisagées :
- Immobilisation de son artillerie
- Etat momentané de ses machines, ne lui permettant plus de poursuivre efficacement le TIBET.
En résumé, l’attaque a été soudaine, le combat très court et la silhouette du sous-marin n’a pas été aperçue.

Excellente attitude du personnel.

L’officier de tir a montré tout son sang froid en faisant preuve d’heureuse initiative par l’utilisation immédiate des engins fumigènes.

Les munitions n’ont pas été gaspillées.

Le navire n’a pas été atteint et a pu continuer sa route.

Signal spécial TSF lancé sur mon ordre au début de l’attaque.

Par erreur, la longitude a été signalée par rapport au méridien de Paris, mais a été rectifiée peu après par celle par rapport à Greenwich. Un poste dont l’indicatif est CRP a répété le signal.

A 16h30 envoyé « Sauvé », répété par CRP et repris la route.

Rapport de l’officier de tir Mr. VEROLLET

J’étais sur la passerelle en train de prendre la méridienne quand le premier obus est tombé à 400 m sur tribord avant.

Je me suis aussitôt porté à ma pièce et j’ai aperçu une fumée légère, ténue, blanchâtre, sur l’arrière, ainsi que les lueurs de départ

des coups.

Mais aucune silhouette de visible. 
J’ai aussitôt fait mettre à la mer deux fumigènes Berger, puis j’ai donné la hausse à 7000 m, dérive 94, et tiré deux coups

sans voir les points de chute l’horizon étant déjà masqué par la fumée.
Interrompu le feu faute de but visible.

Le sous-marin a encore tiré 4 ou 5 coups courts et 4 fusants sur notre arrière, en bonne direction. J’ai alors jeté à la mer

trois autres fumigènes sur ordre du commandant.

Rapport de l’officier AMBC (Armement Militaire des Bâtiment de Commerce)

Il est impossible de formuler une appréciation sur le rôle de l’officier de tir et de l’armement de la pièce de 90 mm du TIBET

en ce qui concerne le tir de cette pièce puisque 2 coups seulement ont été tirés dont les points de chute n’ont pu être observés,

le but étant masqué par le nuage de fumée des engins Berger.


Je crois devoir signaler que les premiers engins ont été lancés sur ordre de l’officier de tir qui en la circonstance

me paraît avoir pris une initiative heureuse qui a grandement contribué à sauver son bâtiment,

celui-ci ayant été encadré dès les premiers coups de l’adversaire.

 

Briant Joseph​

Né le 13 Juin 1883 à Lampaul Ploudalmézeau

Classe 1903 Matricule 3126

Inscrit Maritime

Rappelé à l'activité le 2 Août 1914

2e Dépôt des Équipages de la Flotte Brest

Maintenu Service Armé

Campagne contre l'Allemagne

du 2 Août 1914 au 11 Mai 1915

19e Régiment d'Infanterie

Aux Armées

du 11 Mai 1915 au 10 Novembre 1918

Disposition des Réseaux Nord Est

le 8 Novembre 1918

Citation à l'Ordre du Régiment n°915

du 1 Janvier 1918

Pour sa longue présence au front

et sa belle attitude devant l'ennemi

Croix de Guerre étoile de Bronze

Médaille de la Victoire

Médaille Commémorative

 

Briant Joseph​

Né le 23 Juin 1890 à Lampaul Ploudalmézeau

Classe 1910 Matricule 2575

Résidant à Plouguin

Rappelé à l'activité le 3 Août 1914

48e Régiment d'Infanterie

Soldat de 2ème classe

Blessé le 8 Février 1915

Brûlure du pied droit

Disparu le 9 Mai 1915

à Bailleul (Pas de Calais)

Jugement déclaratif  : Décédé le 9 Mai 1915

Mort pour la France

Monument aux Morts ?

 

Briant Yves Marie​

Né le 23 Septembre 1895 à Lampaul Ploudalmézeau

Classe 1915 Matricule 497

Incorporé le 16 Décembre 1915

1er Régiment de Zouaves

Zouave de 2ème classe

Blessé le 12 Juin 1915

Plaie cuir chevelu, région frontale supérieure

par éclat d'obus

Évacué

Rentré au dépôt le 8 Septembre 1915

Rejoint les Armées le 16 Octobre 1915

Malade de la Typhoïde et évacué le 10 Janvier 1916

Rejoint les Armées le 2 Mars 1916

Zouave de 1ère classe le 24 Mars 1916

Blessé à Verdun  le 6 Février 1918

Plaie et fracture ouverte du 5e Orteil pied droit

par éclat de torpille

Évacué

Rentré au dépôt le 8 Mai 1918

Changement d'Arme - Artillerie de Campagne 

le 17 Mai 1918

par la commission de Réforme

Perte du 5e orteil droit

Perte des mouvements des autres orteils

22e Régiment d'Artillerie de Campagne

le 5 Juillet 1918

82e Régiment d'Artillerie Lourde

le 19 Août 1918

Démobilisé le 18 Septembre 1919

Se retire à Lampaul Ploudalmézeau

Médaille de la victoire

Médaille commémorative

JMO du 1er Régiment de Zouaves de Marche

 

© 2018 Patrick Milan. Créé avec Wix.com
 

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Dernière mise à jour - Juillet 2020