Finistériens morts à Berry-au-Bac - Aisne

1917 D - K

D'Hervez Alain Marie

Né le 29 Mars 1886 à Quimper

Jardinier

Classe 1906 Matricule 2163

Caporal le 13 Septembre 1914

Sergent le 10 Juin 1915

118e Régiment d'Infanterie

45e Régiment d'Infanterie

le 17 Octobre 1914

151 Régiment d'Infanterie

le 7 Juin1916


Décédé le 6 Avril 1917 sous-secteur de Gernicourt

 

Citation

Ordre de la Brigade n°59 en date du 5 Octobre 1916
"A montré de belles qualités de courage et

de sang-froid en entraînant sa demi-section

aux assaut des 25 et 26 Septembre 1916

devant Raucourt et en maintenant sa troupe

sous les plus violents bombardements

par son calme et son esprit du devoir"


Croix de guerre avec étoile de bronze

 
 

Doucen Jérome Guillaume

Né le 15 Novembre 1877 à Spézet

Classe 1897 Matricule 2809

Soldat 2ème classe

128e Régiment d'Infanterie


Disparu le 29 Avril 1917

Présumé décédé

Cote 108

Source : Historique du 328e Régiment d'Infanterie

 

Le 23 novembre, le 328e quitte la Somme après un séjour de cinq mois aucours desquels se sont confirmées ses solides qualités guerrières.


Il est envoyé au repos en Lorraine d’où il ne repartira qu’en avril 1917.

Le 16 avril, le régiment est au bivouac devant le canal latéral à l’Aisne, prêt à exploiter les premiers succès obtenus sur l’Aisne et en Champagne.

 

Mais il reçoit l’ordre de repasser l’Aisne et est dirigé sur Cormicy, puis au Mont Sapigneul où il relève le 18e B.C.P. le 26 avril.


C’est un secteur très agité où se livreront quotidiennement de furieux combats.

Le 20 avril, le 6e bataillon à la suite d’une brillante attaque prend pied dans les lignes ennemies, mais vigoureusement contre-attaqué, il est obligé de céder momentanément une partie de son gain ; il revient aussitôt impétueusement à la charge et regagne la plupart de ses nouvelles positions.


Relevé le 27 mai, le 328e  est dirigé sur la région de Vitry-le-François où il établit ses cantonnements de repos.


Le 14 juillet 1917, le drapeau du 328e escorté de sa garde commandée par le capitaine Hecquet, se rend à Paris pour y défiler devant le Président la République. 

 

Elies Allain Marie

Né le 26 Janvier 1894 à Saint Thégonnec

Classe 1911 Matricule 705

Soldat 2ème classe

​62e Régiment d'Infanterie

118e Régiment d'Infanterie

le 12 Octobre 1915

287e Régiment d'Infanterie

le 12 Mai 1916


Décédé le 29 Avril 1917


Inhumé le 3 Mai 1917

Cimetière provisoire de Tarbes

Citation

Ordre du Régiment n°241 du 30 Avril 1917

"Belle attitude au feu le 26 Avril 1917"

Source : Historique du 287e Régiment d'Infanterie

 

Défense du centre de résistance de Mauchamp


Le régiment passe la nuit du 16 au 17 avril sur le Camp-de-César, sous un déluge d'obus.

Le bataillon VEYSSIÈRE franchit, le 17 avril à midi, la ligne de combat de la 69e D. I. pour former

une ligne
nouvelle à 500 mètres plus en avant, dans l'intervalle compris entre le bois du Centurion, à l'est, et
le boqueteau du Licteur à l'ouest.

Il s'installe solidement sur cette position, malgré les tirs violents de l’artillerie ennemie et le même jour,

vers 17 heures, il arrête net par ses feux une vive contre attaque.

Le 18 avril, vers 6 h.30, les Allemands renouvellent, sur le front de Mauchamp-bois des Consuls, une
nouvelle contre-attaque d'une vigueur exceptionnelle.

Ils sont repoussés grâce à la vigilance et au sang-froid des groupes de combat du 4e bataillon qui,

malgré la fumée, contre-attaquant par le feu, fauchent rapidement les vagues d'assaut adverses

et les obligent à s'enfuir dans le plus grand désordre.

Au cours de cette action, les sous-lieutenants GUÉROULT (14e) et PONIATOWSKI (4eC. M.) sont blessés

ainsi qu'une trentaine de sous-officiers et de soldats.


Devant cet échec sanglant, l'ennemi renonce à toute réaction sérieuse d'infanterie jusqu'au lendemain,

mais les tirs de son artillerie conservent pendant la nuit et les jours suivants une violence effarante.


Dans la nuit du 17 au 18 avril, le 5e bataillon relève un bataillon du 162e défendant la ferme Mauchamp et vient ainsi encadrer,

à gauche, le 4e bataillon.

 

Trois jours plus tard, ce bataillon cède sa place au 6e et devient réserve d'I. D.
Le 4e bataillon, relevé dans la nuit du 21 au 22 avril par le 3/154, va occuper les tranchées de soutien du centre de résistance de Mauchamp.

Les tranchées, affreusement bouleversées par un tir systématique de destruction, constituent une position de combat bien plus meurtrière que la première ligne située à environ 200 mètres plus en avant.

Aussi les pertes deviennent-elles chaque jour plus sensibles.

Les valeureux sergents CARRÉ-EZANO et ROLLET sont tués.

Ce dernier est volatilisé au P. O. du bataillon par un obus de gros calibre.

Le lieutenant RACAGLIA est blessé.


L'absence d'abris, les pénibles travaux de réfection des tranchées et d'organisation de la position ne tardent pas à épuiser les compagnies. En outre, l'humidité, l'impossibilité de changer de chaussures et surtout de se déchausser provoquent de nombreux cas de « pieds de tranchées » qui réduisent sérieusement la capacité de combat des groupes.
Mais ni les difficultés du ravitaillement, ni les impitoyables tirs de harcèlement et d'anéantissement, ni les émotions d'un permanent état d'alerte ne découragent les unités du régiment qui, du 16 avril au 10 mai, affirme, une fois de plus, son extraordinaire ardeur guerrière et son haut esprit de sacrifice.


Ce nouveau fait d'armes lui vaut la citation suivante à l'ordre du 32e C. A. :
« Sous le commandement du lieutenant-colonel VARY a, le 16 avril 1917, contribué pour une large
part à la conquête des deux premières positions entre l'Aisne et la Miette, en obligeant les
défenseurs de la Courtine du Roi de Saxe à mettre bas les armes ; a contribué à la garde du terrain
conquis le 17 et particulièrement le 18, repoussant une violente contre-attaque allemande, en tenant
solidement la première ligne avec deux bataillons, tandis que le troisième se portait au secours des
deux premiers, a découvert, sous un bombardement intense, avec un bel élan et un ordre parfait. » 

 

Fléouter Jacques

Né le 10 Octobre 1886 à Hélliant

Classe 1906 Matricule 3193

Soldat 2ème classe

154e Régiment d'Infanterie

le 15 Août 1916


Tué le 25 Avril 1917

Secours de 150 Frcs a été accordé à la veuve


Citation
"Brave soldat, tombé glorieusement pour la France

à son poste de combat le 25 Avril 1917

au Nord-Ouest de Berry-au-Bac"

Médaille Militaire à titre posthume 

JO du 30 Juillet 1923


Croix de guerre avec étoile de bronze

Source : Historique du 154e Régiment d'infanterie

Le 11 avril, le 3e bataillon est désigné pour reprendre la tête de pont de Sapigneul que les Allemands ont attaquée avec succès quelques jours auparavant. 
Le 12 avril à 4 heures, il se porte en avant sous le commandement du commandant THIERCELIN. 
L'affaire est menée rondement par les compagnies de tête précédées de leurs grenadiers : à 4 h.30 tout est terminé, les objectifs sont atteints avec des pertes légères. 
Pour ce brillant fait d'armes, le bataillon est cité le 23 à l'ordre du corps d'armée.


Cependant, l'heure si longuement préparée du grand effort est proche. 
Chacun sait que la division, chargée d'exploiter le succès, suivra la 69e chargée, elle, de la rupture ; que le régiment opérera entre la Miette et l'Aisne avec, comme objectif le village de Prouvais à 8 kilomètres du point de départ, la manœuvre prévue devant consister à déborder par l'ouest le massif boisé de Prouvais. 


Le 15 avril, on apprend au bivouac des Grandes Places que le jour J est fixé au lendemain 16 avril.


Cinq compagnies, les 2e, 3e, 5e, 6e et 7e, sous le commandement du commandant CARON, sont détachées pour l'accompagnement

des chars d'assaut, engins encore mystérieux, mis en œuvre pour la première fois, et sur lesquels on fonde de sérieux espoirs.


Le reste du régiment quitte le bivouac le 16 avril à 2 heures. 


Après une marche difficile par nuit noire à travers bois, chacun tenant, pour ne pas se perdre, le pan de la capote de son prédécesseur, on arrive au bois des Geais où les éléments sont divisés en deux colonnes qui agiront séparément : la colonne de droite sous le commandement du lieutenant-colonel CHOLLET comprend les 1re, 9e, C. M. 1, C. M. 2, C. M. 3 et le peloton de 37 ; celle de gauche, formée des 10e, 11e et de la section franche, est sous les ordres du commandant THIERCELIN.


Le passage de l'Aisne, qui causait quelque appréhension, s'effectue sans encombre vers 7 heures sur des passerelles et sur le grand pont de Berry-au-Bac, malgré un sérieux arrosage de l'artillerie ennemie.


A 8 h.15, la colonne de droite se porte en avant, colonel en tête, à la suite du 267e qu'elle doit appuyer ; elle traverse l'ouvrage du roi de Saxe, première position allemande, et continuant sa marche sous un bombardement d'artillerie de gros calibre qui fera rage toute la journée, atteint la face est du camp de César et les tranchées des Bornes et du Pylône sur la deuxième position.
Là se trouvent arrêtées et entassées confusément de nombreuses fractions sans chefs du 267e et du 332e.
Après une sommaire remise en ordre, on retourne hâtivement les tranchées conquises, on les garnit de mitrailleuses, et lorsque vers 16 heures l'ennemi tente une contre-attaque, il trouve devant lui des gens prêts à le recevoir. 


Malheureusement, à 16 h.30, le lieutenant-colonel CHOLLET, qui s'est établi dans les premières lignes, est blessé mortellement par un obus dans la tranchée du Pylône. 
Le commandant LENOIR prend le commandement du régiment.
La colonne de gauche avait été gênée considérablement dans son mouvement par le feu des mitrailleuses. 
A 13 heures, elle est mise à la disposition du 267e et rétablit une situation encore incertaine dans le bois des Consuls qu'elle arrive à dépasser.
A 17 h.30, un nouvel essai de progression générale réalise une légère avance sans pouvoir cependant venir à bout du bois du Centurion dont les défenses sont intactes.


Pendant ce temps, les cinq compagnies d'accompagnement ont suivi les chars d'assaut dans leurs nombreuses vicissitudes.
 Il y a eu des moteurs surchauffés, des chars en panne, d'autres incendiés.
Les tanks ont été violemment pris à partie par l'artillerie, et les difficultés rencontrées n'ont pas permis de réaliser l'horaire prévu. 


Cependant, sur la gauche, les chars disponibles pénètrent profondément dans les lignes allemandes et prennent part dans l'après-midi à une attaque de la troisième position vers le bois Claque-Dents ; mais, vers la droite ils ne parviennent pas à dépasser la deuxième position. 
Les compagnies stoppent avec eux et s'organisent sur le terrain conquis, tandis que quelques détachements ramènent vers l'arrière les chars encore en état de fonctionner. 


Le lendemain 16 avril , ces unités sont rassemblées dans le boyau de la Louve et rejoignent le régiment.
Le 17 avril, la situation s'est éclaircie, le 154e occupe les tranchées comprises entre la ferme Mauchamps et le bois des Consuls ; l'ordre est d'y tenir coûte que coûte, malgré le bombardement continuel et les organisations bouleversées. 


Le 18 avril, l'ennemi prononce une vive contre-attaque que nos hommes reçoivent à genou sur les parapets dans une attitude superbe et résolue ; il est repoussé avec de fortes pertes.

Les jours qui suivent, on organise le secteur, l'artillerie ennemie est toujours extrêmement active. 


Le commandant THIERCELIN est tué le 20 avril. Le 23 avril, le lieutenant-colonel ARDISSON prend le commandement du régiment qui est relevé le 29 avril


Après un nouveau séjour en ligne, le 154e quitte définitivement le 19 mai le champ de bataille de l'Aisne.
Il venait d'y faire preuve des plus belles qualités : confiance, élan, ténacité. 


A la vérité, en face d'un adversaire sur ses gardes et formidablement renforcé, à l'image de tous les camarades du reste, il n'était pas allé aussi loin qu'il aurait voulu, mais il avait pour sa part largement contribué à la conquête et à la conservation des deux premières positions allemandes, supporté sans broncher les plus durs bombardements, résisté victorieusement à toutes les réactions. 


Cinq de ses compagnies avaient eu dans l'accompagnement des chars d'assaut une mission difficile qu'elles avaient remplie jusqu'au bout. 
Malgré ses puissantes réserves, l'ennemi avait dû céder du terrain, abandonner de nombreux prisonniers, des canons, du matériel, ….. l'espoir dans l'avenir était sauf.


Le 21 mai, le 154e est cité à l'ordre du corps d'armée. 
Le 24 juin, la 165e division échange son nom de "Cadets de la 40e" contre celui de division du "Camp de César". 

 

Goachet Jean Marie

Né le 29 Septembre 1896 à Lannilis

Classe 1916 Matricule 2061

Soldat 2ème classe

Incorporé le 8 Octobre 1916

26e Bataillon de Chasseurs à Pied

8e Bataillon de Chasseurs à Pied

le 15 Août 1916


Tué le 16 Avril 1917

Inhumé au cimetière de Moscou fosse 13

Transféré à Berry au Bac St Erme Tombe 507

Secours de 150 Frcs accordé au père


Citation
"Jeune chasseur nouvellement arrivé, s'est montré

très calme sous le bombardement du 3 Octobre et

très ardent à l'attaque du 5 Novembre où il a pu arriver

avec quelques camarades jusqu'à un élément avancé

de tranchée ennemie faisant des prisonniers".


Croix de guerre avec étoile de bonze

Source : Historique du 8e Bataillon de Chasseurs à Pied

 

Dans la nuit du 15 au 16 avril, les unités du bataillon ont pris leur place de départ.

Encadré à droite par le 94e qui s'étendait jusqu'à l'Aisne, à gauche par le 332e , le bataillon était réparti en trois échelons qui correspondaient aux trois lignes des bataillons des corps voisins.

Le 1er échelon avait pour mission d'enlever toutes les organisations ennemies de première et deuxième positions (camp de César) et de s'arrêter devant la troisième position.

Le 2e échelon devait enlever cette position, la voie ferrée au nord-ouest de Guignicourt, le vieux moulin au nord de cette voie puis converser à droite et atteindre Menneville et les passages de l'Aisne, aidé dans ce mouvement par le 3e échelon.

 

L'heure H est fixée à 6 heures.

Quelques coups de sifflet et tout le bataillon sortant des tranchées se porte en avant.

Le 1er échelon, emporté par son élan et peu guidé par un barrage roulant de faible densité et très lent, fait irruption dans les positions ennemies en même temps que les derniers obus de notre artillerie lourde.

Les défenseurs sont surpris et ne peuvent offrir une résistance sérieuse.

Beaucoup se cachent dans de profonds abris et certains doivent se rendre pieds nus et vêtus seulement de caleçons.

Les mitrailleuses dissimulées en plein champ sous des claies ont à peine le temps de tirer, d'autres aux aguets à l'entrée des boyaux sont également prises a l'improviste et aussitôt réduites au silence.

 

En peu de temps, la tranchée des Huns est enlevée et le bataillon s'empare de la très forte position du camp de César.

 

Dès le début de l'attaque, un violent tir de barrage s'est déclenché sur nos lignes et s il n'a pu briser l'élan des chasseurs, il a malheureusement causé des vides assez sérieux.

A 9h 30, le bataillon s'efforce de continuer sa progression dans la direction de la voie ferrée.

La progression, lente d'abord, est bientôt enrayée par l'arrêt des divisions voisines qui n'ont guère dépassé leurs positions de départ.

Le 8e , qui ne saurait, sans danger grave, accentuer la pointe qu'il forme, en est réduit a l'organisation défensive de son nouveau secteur.

Tout espoir n'est cependant pas abandonné, des tanks sont annoncés, on les attend avec impatience et l'on compte sur eux pour réduire la résistance de l'ennemi qui s'affirme de plus en plus opiniâtre. Les chars d'assaut, une vingtaine en tout, arrivent vers midi.

Hélas! l'essai ne devait pas être heureux.

Très gênés dans leur marche par un terrain bouleversé, occupé de tranchées profondes, battus à courte distance par l'artillerie ennemie, les tanks sont réduits à l'impuissance avant d'avoir pu faire oeuvre utile.

 

Au soir du 16 avril, les chasseurs, légèrement déçus car ils espéraient une plus grande victoire, mais nullement découragés, se mettent aussitôt en devoir d'organiser le secteur, en prévision d'une réaction boche qui se laisse déjà soupçonner.

 
 

Gueguen Yves Marie Guillaume

Né le 30 Octobre 1894 à Commana

Classe 1914 Matricule 1390

Soldat 2ème classe

Incorporé le 16 Décembre 1914

65e Régiment d'Infanterie

91e Régiment d'Infanterie

le 1er Mai 1915

147e Régiment d'Infanterie

le 23 Septembre 1915

Décédé le 14 Mai 1917

Cote 108 Secteur de Moscou

Source : Historique du 147e Régiment d'Infanterie

BERRY-AU-BAC


Avril à mai 1917


Le 21 avril, le régiment occupe un secteur dans la région de Berry-au-Bac.
Dès l'arrivée, les troupes relevées avaient fait connaître que le sous-sol était miné et que tout faisait craindre de prochaines explosions.
Personne ne se départit cependant de son calme et accomplit sa tâche quotidienne.


Le 14 mai de 4 heures à 6 heures, une série d'explosions de fourneaux de mines se produisent dans le secteur occupé par le 3e bataillon. 
Tout le sous-sol de la Côte 108 du terrain dénommé Misme (entre Grande Carrière et Carrière Sapigneul) est en effet miné.


A 4 heures, première explosion engloutissant une section de la 11e compagnie et blessant plusieurs hommes de la section voisine.
A 4 heures 30, deuxième explosion ensevelissant des éléments importants de la 10e compagnie, puis 3e explosion.
Le Lieutenant DRION, Commandant la 10e compagnie, les Sous-lieutenant BLANCHARD et BERNARD disparaissent.
A 5 heures 45, et à 5 heures 50, 3e et 4e explosions, plus en arrière.
Conformément aux ordres reçus, les unités de réserve bondissent à l'attaque pur couronner les crêtes des entonnoirs, mais certaines, notamment la 3e section de la 10ème compagnie sont à leur tour la proie des mines.
A 5 heures 50 l'ennemi attaque, mais les groupes épars de notre 1re ligne privés presque tous de leurs chefs tués ou blessés, se cramponnent au terrain et établissent des barrages. 
L'ennemi ne réalise une légère avance que sur certains points.
Le soir même et le lendemain, des contre-attaques déclenchées par nous parviennent à reprendre après ne lutte acharnée, une partie du terrain perdu. 


Le 18 mai la situation est complètement rétablie.
Se sont particulièrement distinguées dans cette action les 5e, 7e, 9e et 11e compagnies.
La 5e compagnie, qui a à déplorer la perte de 3 chefs de section: le Lieutenant CHAUVEAU, tué l'Adjudant ROUSSEAU, le Sous-lieutenant de VAUFLEURY blessé, est l'objet de la citation suivante à l'ordre de l'Armée:


« Le 17 mai 1917, la 5e  compagnie du 147e a attaqué une tranchée allemande avec un entrain, une énergie et une bravoure remarquables ; a conquis non seulement l'objectif qui lui était assigné mais, après une lutte ardente à la grenade, a élargi son succès, causant à l'ennemi des pertes, faisant des prisonniers, et s'emparant d'une mitrailleuse légère. »


En outre, le Général MICHELER, commandant la 5e Armée cite à l'ordre de l'Armée le 3e bataillon du 147e RI dans les termes suivants:


« Sous les ordres de son chef, le Chef de Bataillon DURAND-CLAYE, pendant la période du 12 au 21 mai 1917, sur un terrain miné et entièrement bouleversé, a subi le 14 les explosions de 6 mines successives qui ont désorganisé complètement la position et lui ont infligé de lourdes pertes. 
Malgré ces circonstances difficiles, toutes ses unités se sont spontanément portées en avant au mépris du danger et ont arrêté dès son origine l'attaque en force déclenchée par l'ennemi à la suite des explosions de mines; ces mêmes unités ont participé en outre, les jours suivants, aux opérations de détail par lesquelles l'ennemi a été rejeté au-delà de ses positions initiales. »


Le 147e est relevé le 21 mai 1917, puis gagne par étapes la région de Larzicourt où il se repose du 16 juin au18 juillet. 

Guénaf Joseph

Né le 10 Juillet 1878 à Saint Pabu

Marin

Inscrit maritime au Conquet

Fait son service dans les Équipages de la Flotte

Après son mariage, s'installe comme

commerçant au Bourg de Guipronvel.

Classe 1898 Matricule 1085

Soldat 2ème classe

87e Régiment d'Infanterie Territoriale

128e Régiment d'Infanterie

le 20 Juillet 1915

328e Régiment d'Infanterie

le 17 Août 1915

Disparu le 29 Avril 1917

Source : Historique du 328e Régiment d'Infanterie

 

Le 23 novembre, le 328e quitte la Somme après un séjour de cinq mois aucours desquels se sont confirmées ses solides qualités guerrières.


Il est envoyé au repos en Lorraine d’où il ne repartira qu’en avril 1917.

Le 16 avril, le régiment est au bivouac devant le canal latéral à l’Aisne, prêt à exploiter les premiers succès obtenus sur l’Aisne et en Champagne.

 

Mais il reçoit l’ordre de repasser l’Aisne et est dirigé sur Cormicy, puis au Mont Sapigneul où il relève le 18e B.C.P. le 26 avril.


C’est un secteur très agité où se livreront quotidiennement de furieux combats.

Le 20 avril, le 6e bataillon à la suite d’une brillante attaque prend pied dans les lignes ennemies, mais vigoureusement contre-attaqué, il est obligé de céder momentanément une partie de son gain ; il revient aussitôt impétueusement à la charge et regagne la plupart de ses nouvelles positions.


Relevé le 27 mai, le 328e  est dirigé sur la région de Vitry-le-François où il établit ses cantonnements de repos.


Le 14 juillet 1917, le drapeau du 328e escorté de sa garde commandée par le capitaine Hecquet, se rend à Paris pour y défiler devant le Président la République. 

 

Guyader François Jean

Né le 23 Octobre 1877 à Querrien

Classe 1897 Matricule 2236

Soldat 2ème classe

128e Régiment d'Infanterie

151e Régiment d'Infanterie

332e Régiment d'Infanterie

le 27 Juin 1916

Tué le 14 Avril 1917

Source : Historique du 332e Régiment d'Infanterie

 

Après un court séjour aux tranchées, en Champagne, au BONNET DE L’EVÈQUE, le 332e revient dans la région de l’Aisne où ses bataillons, tout en se préparant à l’offensive attendue, aménagent le terrain d’attaque.


Le régiment doit attaquer la COURTINE du Roi-de-Saxe, le bois des Consuls.
La tâche est difficile.


Le 16 avril 1917, le régiment tout entier sort de ses parallèles avec un entrain merveilleux.
La Courtine du Roi-de-Saxe, premières lignes et tranchées de dédoublement, la tranchée Verticale, la tranchée des Huns, la tranchée Oblique, le boyau du Camp de César, l’ouvrage 2984 sont enlevés d’un seul élan.
La lutte plus loin est acharnée au bois des Consuls.
La gauche est retardée par des mitrailleuses ennemies dissimulées dans un pylône bétonné ; les canons de 37 du régiment les font taire,

le bois des Consuls est débordé, nos grenadiers s’emparent de 3 pièces de 105 et de 2 de 77.


Le régiment s’organise sur les positions conquises ; il ne saurait être question de pousser de l’avant.
La division est en pointe, à droite et à gauche la progression étant moindre.
Vers 16 heures, une contre-attaque se déclenche sur le front du régiment.

Nos feux de mitrailleuses la repousse.


Pendant cette journée, 300 prisonniers furent capturés par le régiment, 4 mitrailleuses, 4 lance-bombes enlevés, 2 canons de 77 et 3 de 105 mis hors service.


Le 17 avril, le régiment continue à s’organiser sur ses positions sous un violent bombardement.
Le 18 avril, après une matinée assez calme, un violent bombardement d’obus de gros calibre se déchaîne sur nos lignes.
Vers 15 heures 45, le tir s’allonge.
Une attaque allemande évaluée environ à deux régiments, se déclenche.
Prise sous le feu de nos mitrailleuses, elle ne peut aborder nos lignes malgré deux tentatives successives.


Pendant la première partie du mois de mai, le régiment tient le terrain conquis.

La réaction de l’artillerie ennemie est continuelle, les pertes sont lourdes.
Le terrain conquis est intégralement tenu. 

 

Hamon Louis Pierre

Né le 14 Mars 1896 à Taulé

Mécanicien Ajusteur

Classe 1916 Matricule 591

Soldat de 1ère classe le 28 Octobre 1915

26e Régiment de Chasseur à Pied

8e Régiment de Chasseur à Pied

le 9 Avril 1915

Tué le 16 Avril 1917

Citation

Ordre du 8e BCP n°382
"Très bons chasseurs se sont fait remarquer

par leur courage à l'attaque du 5 Novembre"


Croix de guerre avec étoile de bronze

Source : Historique du 8e Bataillon de Chasseurs à Pied

 

Dans la nuit du 15 au 16 avril, les unités du bataillon ont pris leur place de départ.

Encadré à droite par le 94e qui s'étendait jusqu'à l'Aisne, à gauche par le 332e , le bataillon était réparti en trois échelons qui correspondaient aux trois lignes des bataillons des corps voisins.

Le 1er échelon avait pour mission d'enlever toutes les organisations ennemies de première et deuxième positions (camp de César) et de s'arrêter devant la troisième position.

Le 2e échelon devait enlever cette position, la voie ferrée au nord-ouest de Guignicourt, le vieux moulin au nord de cette voie puis converser à droite et atteindre Menneville et les passages de l'Aisne, aidé dans ce mouvement par le 3e échelon.

 

L'heure H est fixée à 6 heures.

Quelques coups de sifflet et tout le bataillon sortant des tranchées se porte en avant.

Le 1er échelon, emporté par son élan et peu guidé par un barrage roulant de faible densité et très lent, fait irruption dans les positions ennemies en même temps que les derniers obus de notre artillerie lourde.

Les défenseurs sont surpris et ne peuvent offrir une résistance sérieuse.

Beaucoup se cachent dans de profonds abris et certains doivent se rendre pieds nus et vêtus seulement de caleçons.

Les mitrailleuses dissimulées en plein champ sous des claies ont à peine le temps de tirer, d'autres aux aguets à l'entrée des boyaux sont également prises a l'improviste et aussitôt réduites au silence.

 

En peu de temps, la tranchée des Huns est enlevée et le bataillon s'empare de la très forte position du camp de César.

 

Dès le début de l'attaque, un violent tir de barrage s'est déclenché sur nos lignes et s il n'a pu briser l'élan des chasseurs, il a malheureusement causé des vides assez sérieux.

A 9h 30, le bataillon s'efforce de continuer sa progression dans la direction de la voie ferrée.

La progression, lente d'abord, est bientôt enrayée par l'arrêt des divisions voisines qui n'ont guère dépassé leurs positions de départ.

Le 8e , qui ne saurait, sans danger grave, accentuer la pointe qu'il forme, en est réduit a l'organisation défensive de son nouveau secteur.

Tout espoir n'est cependant pas abandonné, des tanks sont annoncés, on les attend avec impatience et l'on compte sur eux pour réduire la résistance de l'ennemi qui s'affirme de plus en plus opiniâtre. Les chars d'assaut, une vingtaine en tout, arrivent vers midi.

Hélas! l'essai ne devait pas être heureux.

Très gênés dans leur marche par un terrain bouleversé, occupé de tranchées profondes, battus à courte distance par l'artillerie ennemie, les tanks sont réduits à l'impuissance avant d'avoir pu faire oeuvre utile.

 

Au soir du 16 avril, les chasseurs, légèrement déçus car ils espéraient une plus grande victoire, mais nullement découragés, se mettent aussitôt en devoir d'organiser le secteur, en prévision d'une réaction boche qui se laisse déjà soupçonner.

 

Kerdiles Jean Marie

Né le 7 Septembre 1896 à Saint Thégonnec

Classe 1916 Matricule 1230

Soldat de 2ème classe

Incorporé le 9 Avril 1915

64e Régiment d'Infanterie

111e Régiment d'Infanterie

le 8 Avril 1916

76e Régiment d'Infanterie

le 8 Avril 1916

154e Régiment d'Infanterie

le 10 Février 1916

Tué à l'ennemi le 18 Avril 1917


Blessé le 25 Septembre 1915 à Bouchavesne
Plaie à la tête par balle

 

Secours de 150 frcs a été accordé le 6 Juin 1917

à Mme Kerdilés (mère à Saint Thégonnec)


Citation
"Soldat d'une bravoure réputée.
Est mort glorieusement pour la France le 18 Avril 1917

à Berry au Bac en faisant vaillamment son devoir".

Médaille Militaire à titre posthume
Croix de guerre avec étoile d'argent

Source : Historique du 154e Régiment d'infanterie

Le 11 avril, le 3e bataillon est désigné pour reprendre la tête de pont de Sapigneul que les Allemands ont attaquée avec succès quelques jours auparavant. 
Le 12 avril à 4 heures, il se porte en avant sous le commandement du commandant THIERCELIN. 
L'affaire est menée rondement par les compagnies de tête précédées de leurs grenadiers : à 4 h.30 tout est terminé, les objectifs sont atteints avec des pertes légères. 
Pour ce brillant fait d'armes, le bataillon est cité le 23 à l'ordre du corps d'armée.


Cependant, l'heure si longuement préparée du grand effort est proche. 
Chacun sait que la division, chargée d'exploiter le succès, suivra la 69e chargée, elle, de la rupture ; que le régiment opérera entre la Miette et l'Aisne avec, comme objectif le village de Prouvais à 8 kilomètres du point de départ, la manœuvre prévue devant consister à déborder par l'ouest le massif boisé de Prouvais. 


Le 15 avril, on apprend au bivouac des Grandes Places que le jour J est fixé au lendemain 16 avril.


Cinq compagnies, les 2e, 3e, 5e, 6e et 7e, sous le commandement du commandant CARON, sont détachées pour l'accompagnement

des chars d'assaut, engins encore mystérieux, mis en œuvre pour la première fois, et sur lesquels on fonde de sérieux espoirs.


Le reste du régiment quitte le bivouac le 16 avril à 2 heures. 


Après une marche difficile par nuit noire à travers bois, chacun tenant, pour ne pas se perdre, le pan de la capote de son prédécesseur, on arrive au bois des Geais où les éléments sont divisés en deux colonnes qui agiront séparément : la colonne de droite sous le commandement du lieutenant-colonel CHOLLET comprend les 1re, 9e, C. M. 1, C. M. 2, C. M. 3 et le peloton de 37 ; celle de gauche, formée des 10e, 11e et de la section franche, est sous les ordres du commandant THIERCELIN.


Le passage de l'Aisne, qui causait quelque appréhension, s'effectue sans encombre vers 7 heures sur des passerelles et sur le grand pont de Berry-au-Bac, malgré un sérieux arrosage de l'artillerie ennemie.


A 8 h.15, la colonne de droite se porte en avant, colonel en tête, à la suite du 267e qu'elle doit appuyer ; elle traverse l'ouvrage du roi de Saxe, première position allemande, et continuant sa marche sous un bombardement d'artillerie de gros calibre qui fera rage toute la journée, atteint la face est du camp de César et les tranchées des Bornes et du Pylône sur la deuxième position.
Là se trouvent arrêtées et entassées confusément de nombreuses fractions sans chefs du 267e et du 332e.
Après une sommaire remise en ordre, on retourne hâtivement les tranchées conquises, on les garnit de mitrailleuses, et lorsque vers 16 heures l'ennemi tente une contre-attaque, il trouve devant lui des gens prêts à le recevoir. 


Malheureusement, à 16 h.30, le lieutenant-colonel CHOLLET, qui s'est établi dans les premières lignes, est blessé mortellement par un obus dans la tranchée du Pylône. 
Le commandant LENOIR prend le commandement du régiment.
La colonne de gauche avait été gênée considérablement dans son mouvement par le feu des mitrailleuses. 
A 13 heures, elle est mise à la disposition du 267e et rétablit une situation encore incertaine dans le bois des Consuls qu'elle arrive à dépasser.
A 17 h.30, un nouvel essai de progression générale réalise une légère avance sans pouvoir cependant venir à bout du bois du Centurion dont les défenses sont intactes.


Pendant ce temps, les cinq compagnies d'accompagnement ont suivi les chars d'assaut dans leurs nombreuses vicissitudes.
 Il y a eu des moteurs surchauffés, des chars en panne, d'autres incendiés.
Les tanks ont été violemment pris à partie par l'artillerie, et les difficultés rencontrées n'ont pas permis de réaliser l'horaire prévu. 


Cependant, sur la gauche, les chars disponibles pénètrent profondément dans les lignes allemandes et prennent part dans l'après-midi à une attaque de la troisième position vers le bois Claque-Dents ; mais, vers la droite ils ne parviennent pas à dépasser la deuxième position. 
Les compagnies stoppent avec eux et s'organisent sur le terrain conquis, tandis que quelques détachements ramènent vers l'arrière les chars encore en état de fonctionner. 


Le lendemain 16 avril , ces unités sont rassemblées dans le boyau de la Louve et rejoignent le régiment.
Le 17 avril, la situation s'est éclaircie, le 154e occupe les tranchées comprises entre la ferme Mauchamps et le bois des Consuls ; l'ordre est d'y tenir coûte que coûte, malgré le bombardement continuel et les organisations bouleversées. 


Le 18 avril, l'ennemi prononce une vive contre-attaque que nos hommes reçoivent à genou sur les parapets dans une attitude superbe et résolue ; il est repoussé avec de fortes pertes.

Les jours qui suivent, on organise le secteur, l'artillerie ennemie est toujours extrêmement active. 


Le commandant THIERCELIN est tué le 20 avril. Le 23 avril, le lieutenant-colonel ARDISSON prend le commandement du régiment qui est relevé le 29 avril


Après un nouveau séjour en ligne, le 154e quitte définitivement le 19 mai le champ de bataille de l'Aisne.
Il venait d'y faire preuve des plus belles qualités : confiance, élan, ténacité. 


A la vérité, en face d'un adversaire sur ses gardes et formidablement renforcé, à l'image de tous les camarades du reste, il n'était pas allé aussi loin qu'il aurait voulu, mais il avait pour sa part largement contribué à la conquête et à la conservation des deux premières positions allemandes, supporté sans broncher les plus durs bombardements, résisté victorieusement à toutes les réactions. 


Cinq de ses compagnies avaient eu dans l'accompagnement des chars d'assaut une mission difficile qu'elles avaient remplie jusqu'au bout. 
Malgré ses puissantes réserves, l'ennemi avait dû céder du terrain, abandonner de nombreux prisonniers, des canons, du matériel, ….. l'espoir dans l'avenir était sauf.


Le 21 mai, le 154e est cité à l'ordre du corps d'armée. 
Le 24 juin, la 165e division échange son nom de "Cadets de la 40e" contre celui de division du "Camp de César". 

Kersulec Mathieu

Né le 21 Juin 1880 Kernével

Classe 1900 Matricule 1948

Sergent le 11 Octobre 1914

262e Régiment d'Infanterie

le 22 Avril 1916

8e Régiment de Zouaves

16 Mai 1916

SHR du 8e Régiment de Zouaves

( Section Hors Rang )

comme Sergent brancardier

Tué à l'ennemi le 10 Juin 1917

 

© 2018 Patrick Milan. Créé avec Wix.com
 

© 2018 Patrick Milan. Créé avec Wix.com
 

Dernière mise à jour - Décembre 2021