Fenêtres sur le passé

1938

L'exportation de pommes de terre
dans le Nord-Africain

Source : La Dépêche de Brest 30 septembre 1938

 

De port de commerce, les pommes de terre continuent de partir en grosses quantités vers l'Afrique du Nord.

 

Tandis que les menaces du Dieu Mars s'efforcent, en vain, de troubler la sagesse pacifique de nos vaillantes populations paysannes, le commerce des pommes de terre bretonnes exportées vers nos territoires africains

se poursuit depuis la mi-août.

 

La récolte de cette année a été fructueuse; dans beaucoup d'endroits,

on a dépassé une production de 25 tonnes à l'hectare.

Outre un très légitime profit au cultivateur, les quantités récoltées permettront de limiter au profit

de nos populations bretonnes les licences d'importation que le gouvernement devait accorder à l'étranger,

en cas d'insuffisance de rendement.

 

Des licences importantes ont été accordées à nos exportateurs sur le marché marocain, marché à conquérir,

mais sur lequel Brest expédiera cette année plus de mille tonnes (contre 70 environ l'année dernière).

 

Il s'agit de conserver les avantages acquis.

 

Pour l’Algérie, jusqu'au 25 septembre, les exportations étaient soumises à un contrôle phytosanitaire,

qui exigeait des exportateurs un effort sérieux de présentation (sacs neufs) et de propreté de la marchandise.

Premier stade vers une normalisation désirée des produits d'exportation.

Pour les semaines qui vont venir, cet effort doit être continué, et les exportateurs faire leur discipline eux-mêmes,

car les acheteurs ne comprendraient pas que la qualité de la marchandise soit inférieure par la suite.

 

Quant au Maroc, déjà habitué à des produits standardisés et qui les exige par décret, les pommes de terre

pour l'exportation continuent à être nettoyées au hangar de la Chambre de commerce, triage et nettoyage

qui donneront plusieurs dizaines de milliers d'heures d'occupation à des travailleurs brestois.

Les méthodes modernes de travail et de commerce ne doivent pas avoir uniquement en vue des simplifications, causes inévitables de chômage, l'effort rationnel vers l'obtention des produits propres et de qualité,

doit permettre d'utiliser une main-d’œuvre toujours plus abondante.

 

On chargeait, hier, au 2e bassin, à bord de « l’André Moyrand »,

350 tonnes de pommes de terre à destination de l'Algérie.

 

Le « Saint-Firmin » est venu le remplacer au même poste pour recevoir un même chargement.

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Dernière mise à jour - Décembre 2021