Finistériens morts à Berry-au-Bac - Aisne

1917 B - C

 

Bécam Jean François Marie

Né le 7 Septembre 1897 à Brest

Ajusteur à l'Arsenal

Classe 1917 Matricule 2719

Incorporé le 7 Janvier 1916

Sapeur mineur

1er Régiment de Génie

3e Régiment de Génie le 18 Avril 1917

Disparu le 14 Mai 1917 à la Cote 108

Béguel Louis Philippe

Né le 26 Octobre 1896 à Saint Pol de Léon

Marin pêcheur

Classe 1916 Matricule 668

Incorporé le 8 Avril 1915

Soldat 2ème classe

155e Régiment d'Infanterie

87e Régiment d'Infanterie le 17 Janvier 1917


Mort pour la France le 19 Avril 1917 à Sapigneul

 

Besson Albert Robert

Né le 7 Décembre 1894 à Brest

Classe 1914 Matricule 2307

Incorporé le 7 Janvier 1916

Sous-Lieutenant

45e Régiment d'Artillerie


Décédé le 16 Mars 1917

Pas de fiche

Registre Matricule

En recherche

 
 

Bigot Jean Pierre

Né le 11 Mai 1897 à Brest

Classe 1917 Matricule 3188

Soldat 2ème classe

162e Régiment d'Infanterie


Décédé le 29 Avril 1917

Pas de fiche

Registre Matricule

En recherche

Source : Historique 162e Régiment d'Infanterie

 

Aisne, 1917.

Le 162e, qui fait maintenant partie de la 69e D.I. (général MONROË), est alors commandé par le colonel de cavalerie BERTRAND.

Depuis le début de l'année, il n'a pas connu de repos véritable.

En vue de l'offensive du 16 avril, entre la Miette et l'Aisne, les différents objectifs du régiment sont : sur la première position allemande, la Courtine du Choléra ; sur la deuxième, la ferme Mauchamp : au delà la tranchée de Wurtzbourg, et enfin Prouvais, à 8 kilomètres de la base de départ.


Le 162e part à l'assaut, colonel en tête, sous un tir de contre-préparation formidable qui, dès avant l'attaque, lui a causé des pertes sérieuses. Un magnifique enthousiasme anime les poilus, et l'exemple de leur colonel contribue beaucoup à les exalter.

La première position allemande est prise d'un bond; de nombreux prisonniers y sont faits dans un immense tunnel qui court sous la deuxième ligne de tranchées.

La marche continue vers le deuxième objectif ; elle se heurte à une résistance opiniâtre de l'ennemi, qui barre terriblement le chemin d'une incessante d'obus et de balles que déversent à l'envie les mitrailleuses de terre et les mitrailleuses des nombreux avions qui ne cessent de nous survoler à très basse altitude.

 

Cependant, dès 8 heures 30, le 1er bataillon est au bois des Vestales ; à 10 heures, la ferme Mauchamp est prise.

Plus de 4 kilomètres ont été parcourus dans les lignes ennemies.

Le régiment est en pointe très avancée puisque à droite la cote 108 n'a pas été prise et qu'à gauche Juvincourt est encore aux Allemands.

 

L'ordre arrive de stopper : bien que 800 de leurs camarades et plusieurs chefs soient déjà tombés, les hommes brûlent de marcher encore, et ce n'est pas sans une tristesse générale que l'on est obligé de s'arrêter et de s'organiser défensivement à 600 mètres au delà de la deuxième position allemande.

On travaille sous un bombardement intensif, mais le courage est encore si ferme que, dès le lendemain 17 avril, le bois du Sous-Marin est enlevé par un groupe de 100 hommes (glorieux reste d'un bataillon) et que le 17 avril une puissante contre-attaque allemande, menée par deux divisions fraîches, vient se briser devant nos fusils, nos mitrailleuses et s'écrase sous un barrage extrêmement précis

des artilleurs du 268e.

 

Quand le régiment est relevé, le 28 avril, il n'a pas perdu un pouce de ses gains, mais il laisse dans les plaines de Mauchamp

29 officiers et plus de 1 100 hommes.

 

Bihan Jean Marie

Né le 20 Janvier 1878 à Braspart

Classe 1898 Matricule 2700

Soldat 2ème classe

151e Régiment d'Infanterie
318e Régiment d'Infanterie
262e Régiment d'Infanterie
328e Régiment d'Infanterie

N'a pas répondu à sa convocation

pour la période d'exercice en 1914.
Déclaré insoumis le 11 Juillet 1914
S'est présenté volontairement

au 118e Régiment d'Infanterie à Quimper

le 3 Août 1914.
Rayé des contrôles de l'insoumission

le 28 Avril 1915
Amnistié loi du 5 Août 1914


Décédé le 29 Avril 1917

Cote 108

Bourbigot Yves Corentin Marie

Né le 27 Mars 1894 à Melgven

Classe 1914 Matricule 3539

Soldat 2ème classe

94e Régiment d'Infanterie

 

Engagé volontaire pour 3 ans le 29 Octobre 1913
71e Régiment d'Infanterie
94e Régiment d'Infanterie le 16 Octobre 1916
Signalé décédé le 17 Avril 1917
Tué à l'ennemi devant Berry au Bac


Citation

Ordre du 94e Régiment d'Infanterie

n°445 du 21 Novembre 1916
"Soldat brave et courageux a montré

un grand courage en assurant la liaison

sous des bombardements particulièrement

violents pendant les combats

du 29 Octobre au 5 Novembre 1916"


Croix de guerre
Insigne Régiment 67 N°445

 
 

Carval Laurent Jean

Né le 24 Avril 1887 à Plounéour

Classe 1907 Matricule 2492

Soldat 2ème classe

332e Régiment d'Infanterie


Tué à l'ennemi le 16 Avril 1917

Inhumé au cimetière de Tarbes, fosse 15, n°304
Nécropole nationale Tombe Individuelle n°1258

Source : Historique du 332e Régiment d'Infanterie

 

Après un court séjour aux tranchées, en Champagne, au BONNET DE L’EVÈQUE, le 332e revient dans la région de l’Aisne où ses bataillons, tout en se préparant à l’offensive attendue, aménagent le terrain d’attaque.


Le régiment doit attaquer la COURTINE du Roi-de-Saxe, le bois des Consuls.
La tâche est difficile.


Le 16 avril 1917, le régiment tout entier sort de ses parallèles avec un entrain merveilleux.
La Courtine du Roi-de-Saxe, premières lignes et tranchées de dédoublement, la tranchée Verticale, la tranchée des Huns, la tranchée Oblique, le boyau du Camp de César, l’ouvrage 2984 sont enlevés d’un seul élan.
La lutte plus loin est acharnée au bois des Consuls.
La gauche est retardée par des mitrailleuses ennemies dissimulées dans un pylône bétonné ; les canons de 37 du régiment les font taire,

le bois des Consuls est débordé, nos grenadiers s’emparent de 3 pièces de 105 et de 2 de 77.


Le régiment s’organise sur les positions conquises ; il ne saurait être question de pousser de l’avant.
La division est en pointe, à droite et à gauche la progression étant moindre.
Vers 16 heures, une contre-attaque se déclenche sur le front du régiment.

Nos feux de mitrailleuses la repousse.


Pendant cette journée, 300 prisonniers furent capturés par le régiment, 4 mitrailleuses, 4 lance-bombes enlevés, 2 canons de 77 et 3 de 105 mis hors service.


Le 17 avril, le régiment continue à s’organiser sur ses positions sous un violent bombardement.
Le 18 avril, après une matinée assez calme, un violent bombardement d’obus de gros calibre se déchaîne sur nos lignes.
Vers 15 heures 45, le tir s’allonge.
Une attaque allemande évaluée environ à deux régiments, se déclenche.
Prise sous le feu de nos mitrailleuses, elle ne peut aborder nos lignes malgré deux tentatives successives.


Pendant la première partie du mois de mai, le régiment tient le terrain conquis.

La réaction de l’artillerie ennemie est continuelle, les pertes sont lourdes.
Le terrain conquis est intégralement tenu. 

 

Clech Pierre

Né le 11 Novembre 1881 à Poullaouen

Classe 1901 Matricule 2744

Soldat 2ème classe

148e Régiment d'Infanterie

147e Régiment d'Infanterie

154e Régiment d'Infanterie


Tué à l'ennemi le 18 Avril 1917

Croix de guerre avec étoile de bronze
Médaille Militaire à titre posthume
JO du 5 Mai 1922
"Soldat brave et courageux, tombé glorieusement

pour la France le 18 Avril 1917 devant Berry au Bac"

Source : Historique du 154e Régiment d'infanterie

Le 11 avril, le 3e bataillon est désigné pour reprendre la tête de pont de Sapigneul que les Allemands ont attaquée avec succès quelques jours auparavant. 
Le 12 avril à 4 heures, il se porte en avant sous le commandement du commandant THIERCELIN. 
L'affaire est menée rondement par les compagnies de tête précédées de leurs grenadiers : à 4 h.30 tout est terminé, les objectifs sont atteints avec des pertes légères. 
Pour ce brillant fait d'armes, le bataillon est cité le 23 à l'ordre du corps d'armée.


Cependant, l'heure si longuement préparée du grand effort est proche. 
Chacun sait que la division, chargée d'exploiter le succès, suivra la 69e chargée, elle, de la rupture ; que le régiment opérera entre la Miette et l'Aisne avec, comme objectif le village de Prouvais à 8 kilomètres du point de départ, la manœuvre prévue devant consister à déborder par l'ouest le massif boisé de Prouvais. 


Le 15 avril, on apprend au bivouac des Grandes Places que le jour J est fixé au lendemain 16 avril.


Cinq compagnies, les 2e, 3e, 5e, 6e et 7e, sous le commandement du commandant CARON, sont détachées pour l'accompagnement

des chars d'assaut, engins encore mystérieux, mis en œuvre pour la première fois, et sur lesquels on fonde de sérieux espoirs.


Le reste du régiment quitte le bivouac le 16 avril à 2 heures. 


Après une marche difficile par nuit noire à travers bois, chacun tenant, pour ne pas se perdre, le pan de la capote de son prédécesseur, on arrive au bois des Geais où les éléments sont divisés en deux colonnes qui agiront séparément : la colonne de droite sous le commandement du lieutenant-colonel CHOLLET comprend les 1re, 9e, C. M. 1, C. M. 2, C. M. 3 et le peloton de 37 ; celle de gauche, formée des 10e, 11e et de la section franche, est sous les ordres du commandant THIERCELIN.


Le passage de l'Aisne, qui causait quelque appréhension, s'effectue sans encombre vers 7 heures sur des passerelles et sur le grand pont de Berry-au-Bac, malgré un sérieux arrosage de l'artillerie ennemie.


A 8 h.15, la colonne de droite se porte en avant, colonel en tête, à la suite du 267e qu'elle doit appuyer ; elle traverse l'ouvrage du roi de Saxe, première position allemande, et continuant sa marche sous un bombardement d'artillerie de gros calibre qui fera rage toute la journée, atteint la face est du camp de César et les tranchées des Bornes et du Pylône sur la deuxième position.
Là se trouvent arrêtées et entassées confusément de nombreuses fractions sans chefs du 267e et du 332e.
Après une sommaire remise en ordre, on retourne hâtivement les tranchées conquises, on les garnit de mitrailleuses, et lorsque vers 16 heures l'ennemi tente une contre-attaque, il trouve devant lui des gens prêts à le recevoir. 


Malheureusement, à 16 h.30, le lieutenant-colonel CHOLLET, qui s'est établi dans les premières lignes, est blessé mortellement par un obus dans la tranchée du Pylône. 
Le commandant LENOIR prend le commandement du régiment.
La colonne de gauche avait été gênée considérablement dans son mouvement par le feu des mitrailleuses. 
A 13 heures, elle est mise à la disposition du 267e et rétablit une situation encore incertaine dans le bois des Consuls qu'elle arrive à dépasser.
A 17 h.30, un nouvel essai de progression générale réalise une légère avance sans pouvoir cependant venir à bout du bois du Centurion dont les défenses sont intactes.


Pendant ce temps, les cinq compagnies d'accompagnement ont suivi les chars d'assaut dans leurs nombreuses vicissitudes.
 Il y a eu des moteurs surchauffés, des chars en panne, d'autres incendiés.
Les tanks ont été violemment pris à partie par l'artillerie, et les difficultés rencontrées n'ont pas permis de réaliser l'horaire prévu. 


Cependant, sur la gauche, les chars disponibles pénètrent profondément dans les lignes allemandes et prennent part dans l'après-midi à une attaque de la troisième position vers le bois Claque-Dents ; mais, vers la droite ils ne parviennent pas à dépasser la deuxième position. 
Les compagnies stoppent avec eux et s'organisent sur le terrain conquis, tandis que quelques détachements ramènent vers l'arrière les chars encore en état de fonctionner. 


Le lendemain 16 avril , ces unités sont rassemblées dans le boyau de la Louve et rejoignent le régiment.
Le 17 avril, la situation s'est éclaircie, le 154e occupe les tranchées comprises entre la ferme Mauchamps et le bois des Consuls ; l'ordre est d'y tenir coûte que coûte, malgré le bombardement continuel et les organisations bouleversées. 


Le 18 avril, l'ennemi prononce une vive contre-attaque que nos hommes reçoivent à genou sur les parapets dans une attitude superbe et résolue ; il est repoussé avec de fortes pertes.

Les jours qui suivent, on organise le secteur, l'artillerie ennemie est toujours extrêmement active. 


Le commandant THIERCELIN est tué le 20 avril. Le 23 avril, le lieutenant-colonel ARDISSON prend le commandement du régiment qui est relevé le 29 avril


Après un nouveau séjour en ligne, le 154e quitte définitivement le 19 mai le champ de bataille de l'Aisne.
Il venait d'y faire preuve des plus belles qualités : confiance, élan, ténacité. 


A la vérité, en face d'un adversaire sur ses gardes et formidablement renforcé, à l'image de tous les camarades du reste, il n'était pas allé aussi loin qu'il aurait voulu, mais il avait pour sa part largement contribué à la conquête et à la conservation des deux premières positions allemandes, supporté sans broncher les plus durs bombardements, résisté victorieusement à toutes les réactions. 


Cinq de ses compagnies avaient eu dans l'accompagnement des chars d'assaut une mission difficile qu'elles avaient remplie jusqu'au bout. 
Malgré ses puissantes réserves, l'ennemi avait dû céder du terrain, abandonner de nombreux prisonniers, des canons, du matériel, ….. l'espoir dans l'avenir était sauf.


Le 21 mai, le 154e est cité à l'ordre du corps d'armée. 
Le 24 juin, la 165e division échange son nom de "Cadets de la 40e" contre celui de division du "Camp de César". 

 

Coic Joseph Marie

Né le 28 Août 1885 au Guilvinec

Classe 1905 Matricule 7653

Soldat 2ème classe

332e Régiment d'Infanterie


Tué à l'ennemi le 23 Avril 1917

Pas de fiche

Registre Matricule

En recherche

Source : Historique du 332e Régiment d'Infanterie

 

Après un court séjour aux tranchées, en Champagne, au BONNET DE L’EVÈQUE, le 332e revient dans la région de l’Aisne où ses bataillons, tout en se préparant à l’offensive attendue, aménagent le terrain d’attaque.


Le régiment doit attaquer la COURTINE du Roi-de-Saxe, le bois des Consuls.
La tâche est difficile.


Le 16 avril 1917, le régiment tout entier sort de ses parallèles avec un entrain merveilleux.
La Courtine du Roi-de-Saxe, premières lignes et tranchées de dédoublement, la tranchée Verticale, la tranchée des Huns, la tranchée Oblique, le boyau du Camp de César, l’ouvrage 2984 sont enlevés d’un seul élan.
La lutte plus loin est acharnée au bois des Consuls.
La gauche est retardée par des mitrailleuses ennemies dissimulées dans un pylône bétonné ; les canons de 37 du régiment les font taire,

le bois des Consuls est débordé, nos grenadiers s’emparent de 3 pièces de 105 et de 2 de 77.


Le régiment s’organise sur les positions conquises ; il ne saurait être question de pousser de l’avant.
La division est en pointe, à droite et à gauche la progression étant moindre.
Vers 16 heures, une contre-attaque se déclenche sur le front du régiment.

Nos feux de mitrailleuses la repousse.


Pendant cette journée, 300 prisonniers furent capturés par le régiment, 4 mitrailleuses, 4 lance-bombes enlevés, 2 canons de 77 et 3 de 105 mis hors service.


Le 17 avril, le régiment continue à s’organiser sur ses positions sous un violent bombardement.
Le 18 avril, après une matinée assez calme, un violent bombardement d’obus de gros calibre se déchaîne sur nos lignes.
Vers 15 heures 45, le tir s’allonge.
Une attaque allemande évaluée environ à deux régiments, se déclenche.
Prise sous le feu de nos mitrailleuses, elle ne peut aborder nos lignes malgré deux tentatives successives.


Pendant la première partie du mois de mai, le régiment tient le terrain conquis.

La réaction de l’artillerie ennemie est continuelle, les pertes sont lourdes.
Le terrain conquis est intégralement tenu. 

Colin Henri Marie

Né le 16 Août 1896 à Brest - Saint Marc

Classe 1916 Matricule 2952

Soldat 2ème classe

Incorporé au 118e Régiment d'Infanterie

le 8 Avril 1915

151e Régiment d'Infanterie

le 4 Décembre 1915


Décédé le 17 Avril 1917 au combat du Choléra

Inhumé au bois de la Miette

 

Combot Yves

Né le 18 Février 1896 à Saint Pol de Léon

Domestique

Classe 1916 Matricule 711

Soldat 2ème classe

Incorporé au 118e Régiment d'Infanterie

le 8 Avril 1915

151e Régiment d'Infanterie

le 4 Décembre 1915

Blessé par éclats d'obus à Rancourt

le 22 Septembre 1916


Tué à l'ennemi le 16 Avril 1917

au Choléra nord de Gernicourt

Inhumé route de Pontavert Guignicourt

 
 

Conseil Jean Louis

Né le 7 Décembre 1897 à Lesneven

Clerc de Notaire

Classe 1917 Matricule 1618

Soldat 2ème classe

Incorporé au 130e Régiment d'Infanterie

le 7 Janvier 1916

162e Régiment d'Infanterie

le 8 Novembre 1916


Disparu le 16 Avril 1917
Présumé décédé
Inhumé cimetière du Choléra

croisement route de Pontavert Guignicourt

et route 44

Source : Historique 162e Régiment d'Infanterie

 

Aisne, 1917.

Le 162e, qui fait maintenant partie de la 69e D.I. (général MONROË), est alors commandé par le colonel de cavalerie BERTRAND.

Depuis le début de l'année, il n'a pas connu de repos véritable.

En vue de l'offensive du 16 avril, entre la Miette et l'Aisne, les différents objectifs du régiment sont : sur la première position allemande, la Courtine du Choléra ; sur la deuxième, la ferme Mauchamp : au delà la tranchée de Wurtzbourg, et enfin Prouvais, à 8 kilomètres de la base de départ.


Le 162e part à l'assaut, colonel en tête, sous un tir de contre-préparation formidable qui, dès avant l'attaque, lui a causé des pertes sérieuses. Un magnifique enthousiasme anime les poilus, et l'exemple de leur colonel contribue beaucoup à les exalter.

La première position allemande est prise d'un bond; de nombreux prisonniers y sont faits dans un immense tunnel qui court sous la deuxième ligne de tranchées.

La marche continue vers le deuxième objectif ; elle se heurte à une résistance opiniâtre de l'ennemi, qui barre terriblement le chemin d'une incessante d'obus et de balles que déversent à l'envie les mitrailleuses de terre et les mitrailleuses des nombreux avions qui ne cessent de nous survoler à très basse altitude.

 

Cependant, dès 8 heures 30, le 1er bataillon est au bois des Vestales ; à 10 heures, la ferme Mauchamp est prise.

Plus de 4 kilomètres ont été parcourus dans les lignes ennemies.

Le régiment est en pointe très avancée puisque à droite la cote 108 n'a pas été prise et qu'à gauche Juvincourt est encore aux Allemands.

 

L'ordre arrive de stopper : bien que 800 de leurs camarades et plusieurs chefs soient déjà tombés, les hommes brûlent de marcher encore, et ce n'est pas sans une tristesse générale que l'on est obligé de s'arrêter et de s'organiser défensivement à 600 mètres au delà de la deuxième position allemande.

On travaille sous un bombardement intensif, mais le courage est encore si ferme que, dès le lendemain 17 avril, le bois du Sous-Marin est enlevé par un groupe de 100 hommes (glorieux reste d'un bataillon) et que le 17 avril une puissante contre-attaque allemande, menée par deux divisions fraîches, vient se briser devant nos fusils, nos mitrailleuses et s'écrase sous un barrage extrêmement précis

des artilleurs du 268e.

 

Quand le régiment est relevé, le 28 avril, il n'a pas perdu un pouce de ses gains, mais il laisse dans les plaines de Mauchamp

29 officiers et plus de 1 100 hommes.

 

Cornec Augustin René

Né le 29 Mars 1897 à Brest - Lambézellec

Relieur

Classe 1917 Matricule 2787

Soldat 2ème classe

Incorporé au 130e Régiment d'Infanterie

le 7 Janvier 1916

162e Régiment d'Infanterie

le 8 Novembre 1916


Tué à l'ennemi le 16 Avril 1917

Source : Historique 162e Régiment d'Infanterie

 

Aisne, 1917.

Le 162e, qui fait maintenant partie de la 69e D.I. (général MONROË), est alors commandé par le colonel de cavalerie BERTRAND.

Depuis le début de l'année, il n'a pas connu de repos véritable.

En vue de l'offensive du 16 avril, entre la Miette et l'Aisne, les différents objectifs du régiment sont : sur la première position allemande, la Courtine du Choléra ; sur la deuxième, la ferme Mauchamp : au delà la tranchée de Wurtzbourg, et enfin Prouvais, à 8 kilomètres de la base de départ.


Le 162e part à l'assaut, colonel en tête, sous un tir de contre-préparation formidable qui, dès avant l'attaque, lui a causé des pertes sérieuses. Un magnifique enthousiasme anime les poilus, et l'exemple de leur colonel contribue beaucoup à les exalter.

La première position allemande est prise d'un bond; de nombreux prisonniers y sont faits dans un immense tunnel qui court sous la deuxième ligne de tranchées.

La marche continue vers le deuxième objectif ; elle se heurte à une résistance opiniâtre de l'ennemi, qui barre terriblement le chemin d'une incessante d'obus et de balles que déversent à l'envie les mitrailleuses de terre et les mitrailleuses des nombreux avions qui ne cessent de nous survoler à très basse altitude.

 

Cependant, dès 8 heures 30, le 1er bataillon est au bois des Vestales ; à 10 heures, la ferme Mauchamp est prise.

Plus de 4 kilomètres ont été parcourus dans les lignes ennemies.

Le régiment est en pointe très avancée puisque à droite la cote 108 n'a pas été prise et qu'à gauche Juvincourt est encore aux Allemands.

 

L'ordre arrive de stopper : bien que 800 de leurs camarades et plusieurs chefs soient déjà tombés, les hommes brûlent de marcher encore, et ce n'est pas sans une tristesse générale que l'on est obligé de s'arrêter et de s'organiser défensivement à 600 mètres au delà de la deuxième position allemande.

On travaille sous un bombardement intensif, mais le courage est encore si ferme que, dès le lendemain 17 avril, le bois du Sous-Marin est enlevé par un groupe de 100 hommes (glorieux reste d'un bataillon) et que le 17 avril une puissante contre-attaque allemande, menée par deux divisions fraîches, vient se briser devant nos fusils, nos mitrailleuses et s'écrase sous un barrage extrêmement précis

des artilleurs du 268e.

 

Quand le régiment est relevé, le 28 avril, il n'a pas perdu un pouce de ses gains, mais il laisse dans les plaines de Mauchamp

29 officiers et plus de 1 100 hommes.

© 2018 Patrick Milan. Créé avec Wix.com
 

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Dernière mise à jour - Décembre 2021