Finistériens morts pour la France à Berry-au-Bac - Aisne

 

1914 - M - V

 

Marc Pierre

Né le 16 Janvier 1881 à Plomodiern

Classe 1901 Matricule 3562
Soldat de 2ème classe

148e Régiment d'Infanterie


Décédé sur le champ de bataille

le 2 Novembre 1914

Source : Historique du 148e Régiment d'Infanterie

LA PRISE DE LA COTE 108

 

L'ennemi progresse à gauche dans le terrain bouleversé par l’artillerie et parvient la nuit à s’établir sur un point d’ou

il observe Berry-au-Bac et peut battre les ponts sur l’Aisne et le Canal.

 

Le 26 octobre, à 23 heures, les 5e et 6e Compagnies sont chargées de le déloger.

Elles atteignent des tranchées occupées par d’importantes fractions paraissant elles-mêmes sur le point d’attaquer.

Nous perdons 58 hommes dont 13 tués, sans pouvoir nous emparer de l’ouvrage ennemi.

 

Le 27 octobre, les Allemands font jouer une série de mines sur la cote 108 et réussissent notamment à faire sauter la cimenterie occupée par nous, ensevelissant les occupants sauf quelques hommes que rallie le caporal VERCHEVAL et qu’il maintient

en observation de 7 heures à 14 heures jusqu’à ce qu’il ait été relevé.

 

Les jours suivants la lutte continue sur la cote 108 malgré une pluie persistante qui noie les tranchées et les boyaux de communication. Les Allemands cherchent à avancer en sape et creusent une galerie de mine sous la tranchée occupée

par la section Jacquemin de la 12è Compagnie.

 

Ordre est donné d’abandonner cet ouvrage d’ailleurs inutilisable par l’ennemi, qui s’y trouve pris d’enfilade par une section établie

sur la rive Nord du canal.

 

Nous commençons des travaux de contre-mines.

 

Le 30 octobre, de nouvelles mines allemandes explosent dans la cimenterie.

L’artillerie bombarde nos tranchées de la cote 108.

A 11 heures, des Allemands parvenus sur cette hauteur, à 10 mètres de nos positions avancées, se portent en avant protégés

par des boucliers.

Ils sont rejetés à la baïonnette.

 

Mais à 16 heures, un coup de main exécuté sur les tranchées de gauche de la 7e Compagnie, nous oblige à céder du terrain.

Nous perdons 8 tués et 31 blessés.

 

Le 31 octobre, vers 16 heures, une mine détruit la première ligne de la 6è Compagnie.

Des fractions ennemies se précipitent aussitôt dans l’entonnoir et parviennent à y installer une section de mitrailleuses.

 

Une nouvelle attaque allemande lancée vers 22 heures y déloge momentanément les deux dernières sections de la 6e Compagnie.

Le terrain perdu est réoccupé un peu plus tard avec l’appui de l’artil1erie.

Le lieutenant PEDEHONTAA est tué au cours de la journée.

Le Capitaine de LISLE, adjoint au colonel, qui contribuait activement à la préparation de la contre-attaque, est grièvement blessé par un éclat d’obus ; 36 hommes sont mis hors de combat,

 

Aux prix de pertes journalières, les 2e et 3e Bataillons, qui occupèrent successivement la cote 108, firent dans cette lutte de plusieurs jours le dur apprentissage de la guerre de tranchée.

 

Leurs compagnies hâtivement renforcées de réservistes qui n’avaient encore point vu le feu montrèrent une bravoure tenace qui mérite d’être citée en exemple.

 

Grace à elles l’ennemi ne put exploiter son succès.

 

Martin Edouard

Né le 15 Février 1888 à Carhaix Plouguer

Employé de commerce

Classe 1908 Matricule 3420
Caporal 2e Secrétaire du Trésorier

le 25 Septembre 1910

148e Régiment d'Infanterie


Tué à l'ennemi le 10 Novembre 1914

Source : Historique du 148e Régiment d'Infanterie

LA REPRISE DE LA COTE 108

Grace à leurs travaux de mine, les Allemands avaient pu, dans les derniers jours d’octobre, nous rejeter,

sur le versant Ouest de la cote 108.

Les jours suivants, à la faveur de leur position dominante, ils étendaient leurs attaques sur Berry-Nord.

Le 9 Novembre, ils tentaient de s’emparer, de nuit, du saillant Nord-est de la localité, mais ils ne purent franchir nos fils de fer et reculèrent vers leurs lignes en laissant sur le terrain un certain nombre de morts et de blessés.

Cependant nos organisations, améliorées de jour en jour, offraient maintenant une base de départ solide.

 

La reprise de la cote 108 fut décidée.

 

Mens Jean Alain Marie

Né le 21 Août 1881 à Goulien

Classe 1901 Matricule 1390
Soldat de 2ème classe

148e Régiment d'Infanterie


Tué à l'ennemi le 26 Octobre 1914

Secours de 150 Frcs payé le 7 Avril 1915

Source : Historique du 148e Régiment d'Infanterie

LA REPRISE DE LA COTE 108

Envoyé au repos à Bouvancourt jusqu’au 24 octobre, le Régiment relevait ensuite la 1ère Brigade et occupait sans incident le secteur Berry-au-Bac, cote 108, Sapigneul.

Le lendemain, 25 octobre, une violente attaque allemande, précédée par un bombardement d’une heure, arrive vers 17 heures jusqu’aux tranchées occupées par la 5e Compagnie, sur la cote 108.

 

Une contre-attaque menée par la 7e Compagnie dégage la position assaillie et nous procure un gain de 50 mètres de terrain.

La partie conquise est immédiatement organisée. 

L’ennemi progresse à gauche dans le terrain bouleverse par l’artillerie et parvient la nuit à s’établir sur un point

d’ou il observe Berry-au-Bac et peut battre les ponts sur l’Aisne et le Canal.

 

Le 26 octobre, à 23 heures, les 5e et 6e Compagnies sont chargées de le déloger.

Elles atteignent des tranchées occupées par d’importantes fractions paraissant elles-mêmes sur le point d’attaquer.

 

Nous perdons 58 hommes dont 13 tués, sans pouvoir nous emparer de l’ouvrage ennemi.

 

Panel Gaston

Né le 28 Février 1885 à Brest

Journalier

Classe 1905 Matricule 2382
Soldat de 2ème classe

 

Condamné par le Conseil de guerre

le 6 Novembre 1908 à 3 mois de prison pour outrages

par gestes et menaces envers deux supérieurs

- Jugement exécutoire - Amnistié


Condamné le 10 Mai 1911 par le tribunal d'Yvetot

à 2 mois de prison pour coups et blessures volontaires

- Amnistié


Condamné le 12 Octobre 1911 par la Cour d'appel

de Rouen à 2 mois de prison pour coups et blessures


Condamné par le tribunal d'Yvetot le 19 Juin 1912

à 50 Frcs d'amende pour chasse sans permis

et en temps prohibé, violences


Incorporé le 3 Août 1914

118e Régiment d'Infanterie

Disparu le 14 Septembre 1914

 

Paugam Hervé Marie

Né le 11 Septembre 1885 Plouzévédé

Classe 1905 Matricule 2247
Soldat de 1ère classe

le 13 Juin 1908

219e Régiment d'Infanterie


Disparu le 23 Septembre 1914

 

Paul Jean Louis Marie

Né le 30 Octobre 1887 Le Folgoët

Classe 1907 Matricule 1377
Soldat de 2ème classe

19e Régiment d'Infanterie


Disparu le 23 Septembre 1914

Collection Lénaïg Pellé

 

Perennou Jean Marie

Né le 28 Septembre 1884 à Quimperlé

Classe 1904 Matricule 3792
Soldat de 2ème classe

148e Régiment d'Infanterie


Tué à l'ennemi le 12 Novembre 1914

Secours de 150 Frcs payé le 22 Juin 1915

Source : Historique du 148e Régiment d'Infanterie

LA REPRISE DE LA COTE 108

L’ennemi ne se résigna pas à la perte de .la cote 108.

Le 12 novembre, la 12e Compagnie qui avait relevé la 11e eut à soutenir dans la nuit quatre violents retours offensifs qui échouèrent devant nos tranchées avec de lourdes pertes

 

Querlou Jean Joseph

Né le 28 Août 1882 à Saint Thurien

Classe 1902 Matricule 3631
Soldat de 2ème classe

148e Régiment d'Infanterie


Disparu 13 Novembre 1914

Secours de 150 Frcs payé

le 7 Juillet 1916 à Madame Querlou son épouse

Source : Historique du 148e Régiment d’Infanterie

 

LA REPRISE DE LA COTE 108 -

(11-13 novembre 1914)

Le 13 novembre, à partir de 6 heures, les Allemands entreprirent alors une préparation d’artillerie méthodique sur nos nouvelles positions et sur leurs arrières.

 

Le bombardement, effectué par des pièces de tout calibre et par des mortiers de tranchée, se prolongea jusqu’à 15 heures.

 

Le boyau reliant la cote 108 notre base de départ était encore impraticable et ne put être utilisé pour le passage des renforts.

Tous ceux qui tentèrent de s’y engager furent mis hors de combat.

 

Dans les tranchées de tête, deux sections de la 12ème Compagnie commandées par le sous-lieutenant JACQUEMIN avaient perdu plus de la moitié de leur effectif par le bombardement.

Les armes enrayées par la boue étaient presque inutilisables.

L’ennemi qui était parvenu à progresser dans les boyaux jusque quelques mètres de nos positions avait entamé un combat à la grenade auquel nous ne pouvions répondre faute d’approvisionnements.

Pour exalter le moral de ses hommes, le sous-lieutenant Jacquemin leur fit chanter en chœur la Marseillaise.

 

Peu après, il tombait mortellement blessé.

Le sergent PERIQUET voulut, avec deux hommes, aller chercher le corps de son lieutenant.

Il fut tué dans l’accomplissement de cet acte héroïque.

Apres la mort du sous-lieutenant JACQUEMIN, l’adjudant DOUE, lui-même blessé à la cuisse, prit le commandement des deux sections et les maintint sur place.

 

Vers 15 heures, lorsque les Allemands se jetèrent en force dans la tranchée, il ne restait que cinq hommes valides.

L’adjudant DOUE fit évacuer la position.

Malgré sa blessure, il tenta d’emporter sur son dos un de ses hommes blessé. Il tomba épuisé 50 mètres plus loin près de nos secondes lignes ou il fut recueilli.

Nous perdîmes 180 hommes dans cette journée.

 

Ce chiffre montre éloquemment l’acharnement de la lutte et la bravoure des défenseurs.

Malgré la disparition de toute une section commandée par l’adjudant PETIT-FRERE, l’ennemi était arrêté.

Il ne chercha pas à accroître son succès.

 

Trividic Jean Joseph Jérome Marie

Né le 26 Mai 1887 à Spézet

Maçon

Classe 1907 Matricule 3646
Soldat de 2ème classe

148e Régiment d'Infanterie


Tué à l'ennemi le 31 Octobre 1914

Secours de 150 Frcs payé

le 17 Mai 1915 à la veuve

Source : Historique du 148e Régiment d'Infanterie

LA PRISE DE LA COTE 108

 

Nous commençons des travaux de contre-mines.

 

Le 30 octobre, de nouvelles mines allemandes explosent dans la cimenterie.

L’artillerie bombarde nos tranchées de la cote 108.

A 11 heures, des Allemands parvenus sur cette hauteur, à 10 mètres de nos positions avancées, se portent en avant protégés

par des boucliers.

Ils sont rejetés à la baïonnette.

 

Mais à 16 heures, un coup de main exécuté sur les tranchées de gauche de la 7e Compagnie, nous oblige à céder du terrain.

Nous perdons 8 tués et 31 blessés.

 

Le 31 octobre, vers 16 heures, une mine détruit la première ligne de la 6è Compagnie.

Des fractions ennemies se précipitent aussitôt dans l’entonnoir et parviennent à y installer une section de mitrailleuses.

 

Une nouvelle attaque allemande lancée vers 22 heures y déloge momentanément les deux dernières sections de la 6e Compagnie.

Le terrain perdu est réoccupé un peu plus tard avec l’appui de l’artil1erie.

Le lieutenant PEDEHONTAA est tué au cours de la journée.

Le Capitaine de LISLE, adjoint au colonel, qui contribuait activement à la préparation de la contre-attaque, est grièvement blessé par un éclat d’obus ; 36 hommes sont mis hors de combat,

 

Aux prix de pertes journalières, les 2e et 3e Bataillons, qui occupèrent successivement la cote 108, firent dans cette lutte de plusieurs jours le dur apprentissage de la guerre de tranchée.

 

Leurs compagnies hâtivement renforcées de réservistes qui n’avaient encore point vu le feu montrèrent une bravoure tenace qui mérite d’être citée en exemple.

 

Grace à elles l’ennemi ne put exploiter son succès.

 

Vigouroux Philibert

Né le 29 Juin à Landudec

Classe 1901 Matricule 323
Soldat de 2ème classe

148e Régiment d'Infanterie


Tué à l'ennemi le 15 Novembre 1914

Source : Historique du 148e Régiment d’Infanterie

 

LA REPRISE DE LA COTE 108 -

(11-13 novembre 1914)

Le 13 novembre, à partir de 6 heures, les Allemands entreprirent alors une préparation d’artillerie méthodique sur nos nouvelles positions et sur leurs arrières.

 

Le bombardement, effectué par des pièces de tout calibre et par des mortiers de tranchée, se prolongea jusqu’à 15 heures.

 

Le boyau reliant la cote 108 notre base de départ était encore impraticable et ne put être utilisé pour le passage des renforts.

Tous ceux qui tentèrent de s’y engager furent mis hors de combat.

 

Dans les tranchées de tête, deux sections de la 12ème Compagnie commandées par le sous-lieutenant JACQUEMIN avaient perdu plus de la moitié de leur effectif par le bombardement.

Les armes enrayées par la boue étaient presque inutilisables.

L’ennemi qui était parvenu à progresser dans les boyaux jusque quelques mètres de nos positions avait entamé un combat à la grenade auquel nous ne pouvions répondre faute d’approvisionnements.

Pour exalter le moral de ses hommes, le sous-lieutenant Jacquemin leur fit chanter en chœur la Marseillaise.

 

Peu après, il tombait mortellement blessé.

Le sergent PERIQUET voulut, avec deux hommes, aller chercher le corps de son lieutenant.

Il fut tué dans l’accomplissement de cet acte héroïque.

Apres la mort du sous-lieutenant JACQUEMIN, l’adjudant DOUE, lui-même blessé à la cuisse, prit le commandement des deux sections et les maintint sur place.

 

Vers 15 heures, lorsque les Allemands se jetèrent en force dans la tranchée, il ne restait que cinq hommes valides.

L’adjudant DOUE fit évacuer la position.

Malgré sa blessure, il tenta d’emporter sur son dos un de ses hommes blessé. Il tomba épuisé 50 mètres plus loin près de nos secondes lignes ou il fut recueilli.

Nous perdîmes 180 hommes dans cette journée.

 

Ce chiffre montre éloquemment l’acharnement de la lutte et la bravoure des défenseurs.

Malgré la disparition de toute une section commandée par l’adjudant PETIT-FRERE, l’ennemi était arrêté.

Il ne chercha pas à accroître son succès.

Jusqu’au 20 novembre, date a laquelle le 148e Régiment d’infanterie fut relevé, un calme relatif régna, dans le secteur

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Dernière mise à jour - Juillet 2020