Finistériens morts pour la France à Berry-au-Bac - Aisne

 

1914 - A - K

 

Andro Jean Corentin

Né le 06 Juillet 1882 à Plounéour

Greffier au tribunal

3 enfants

2 frères tués lors du conflit

Classe 1902 Matricule 375

Mobilisé le 12 Août 1914

Soldat de 2ème classe
148e Régiment d'Infanterie

le 20 Octobre 1914

Tué à l'ennemi le 11 Novembre 1914

Source : Historique du 148e Régiment d’Infanterie

 

LA REPRISE DE LA COTE 108 -

(11-13 novembre 1914)

Grace à leurs travaux de mine, les Allemands avaient pu, dans les derniers jours d’octobre, nous rejeter,

sur le versant Ouest de la cote 108.

Les jours suivants, à la faveur de leur position dominante, ils étendaient leurs attaques sur Berry-Nord.

Le 9, ils tentaient de s’emparer, de nuit, du saillant Nord-est de la localité, mais ils ne purent franchir nos fils de fer et reculèrent vers leurs 1ignes en laissant sur le terrain un certain nombre de morts et de blessés.

De notre coté, le lieutenant GUILMIN fut tué et le lieutenant VANBATTEN blessé.

Cependant nos organisations, améliorées de jour en jour, offraient maintenant une base de départ solide.

La reprise de la cote 108 fut décidée.

Un mois après la première attaque, le 11 novembre exactement, après une courte préparation artillerie, le 3e Bataillon

montait à 1’assaut de cette hauteur.

Appuyé par les, fractions de la 4e Compagnie chargée de protéger le flanc gauche de l’attaque et de progresser le long de l’Aisne et du canal, le 3e Bataillon devait s’emparer de la cimenterie, et, en partant du Sud de la grande butte de tir, gagner si possible la cote 108.

 

Le départ eut lieu à 16 heures 30.

 

Un feu violent de mitrailleuses accueillit la section de la 4e Compagnie chargée d’atteindre le boyau Allemand

sur le versant Nord de la position.

Le mouvement ne put se développer.

Mais au Sud, le lieutenant PARENT, de la 11è Compagnie, s’élança avec sa section du saillant de la grande butte de tir et, sans tirer un coup de fusil, atteignit au pas de course les premières tranchées garnissant la crête.

Surpris par la vigueur de l’assaut, l’ennemi s’enfuit abandonnant ses mitrailleuses, des fusils et du matériel.

L’ouvrage conquis était immédiatement retourné.

 

Trois sections commandées par le sous-lieutenant DECHIN, commandant la 11e Compagnie, arrivaient quelques instants après renforcer la section PARENT.

Il était 17h45.

 

Dès qu’il fit sombre, le Génie commença l’organisation de la position et entama la construction d’une tranchée de doublement à 50 mètres en arrière de la tranchée de première ligne.

Dans la nuit, on tendit quelques défenses accessoires.

Un vent soufflant en tempête et une pluie violente qui détrempa les terres rendirent les travaux extrêmement pénibles.

Beaucoup d’armes, couvertes de boue, étaient hors d’état de fonctionner et durent être remplacées au jour par des fusils pris à des compagnies de réserve.

Malgré cette situation, trois contre-attaques allemandes lancées à 1 heure, à 3 heures et à 6 heures, furent repoussées.

L’ennemi laissa une quarantaine de morts sur le terrain.

 L’ennemi ne se résigna pas à la perte de la cote 108.

Bergot François Marie

Né le 19 Octobre 1884 à Tréglonou

Charron

Classe 1904 Matricule 500

Soldat de 2ème classe
19e Régiment d'Infanterie

Disparu le 23 Septembre 1914

 
 

Bosser Alain

Né le 30 Janvier 1882 à Plozévet

Classe 1902 Matricule 325

Soldat de 2ème classe
148e Régiment d'Infanterie

Disparu le 11 Novembre 1914

Secours de 150 Francs a été payé le 28 Avril 1916

à Madame Bosser son épouse.

Source : Historique du 148e Régiment d’Infanterie

 

LA REPRISE DE LA COTE 108 -

(11-13 novembre 1914)

Grace à leurs travaux de mine, les Allemands avaient pu, dans les derniers jours d’octobre, nous rejeter,

sur le versant Ouest de la cote 108.

Les jours suivants, à la faveur de leur position dominante, ils étendaient leurs attaques sur Berry-Nord.

Le 9, ils tentaient de s’emparer, de nuit, du saillant Nord-est de la localité, mais ils ne purent franchir nos fils de fer et reculèrent vers leurs 1ignes en laissant sur le terrain un certain nombre de morts et de blessés.

De notre coté, le lieutenant GUILMIN fut tué et le lieutenant VANBATTEN blessé.

Cependant nos organisations, améliorées de jour en jour, offraient maintenant une base de départ solide.

La reprise de la cote 108 fut décidée.

Un mois après la première attaque, le 11 novembre exactement, après une courte préparation artillerie, le 3e Bataillon

montait à 1’assaut de cette hauteur.

Appuyé par les, fractions de la 4e Compagnie chargée de protéger le flanc gauche de l’attaque et de progresser le long de l’Aisne et du canal, le 3e Bataillon devait s’emparer de la cimenterie, et, en partant du Sud de la grande butte de tir, gagner si possible la cote 108.

 

Le départ eut lieu à 16 heures 30.

 

Un feu violent de mitrailleuses accueillit la section de la 4e Compagnie chargée d’atteindre le boyau Allemand

sur le versant Nord de la position.

Le mouvement ne put se développer.

Mais au Sud, le lieutenant PARENT, de la 11è Compagnie, s’élança avec sa section du saillant de la grande butte de tir et, sans tirer un coup de fusil, atteignit au pas de course les premières tranchées garnissant la crête.

Surpris par la vigueur de l’assaut, l’ennemi s’enfuit abandonnant ses mitrailleuses, des fusils et du matériel.

L’ouvrage conquis était immédiatement retourné.

 

Trois sections commandées par le sous-lieutenant DECHIN, commandant la 11e Compagnie, arrivaient quelques instants après renforcer la section PARENT.

Il était 17h45.

 

Dès qu’il fit sombre, le Génie commença l’organisation de la position et entama la construction d’une tranchée de doublement à 50 mètres en arrière de la tranchée de première ligne.

Dans la nuit, on tendit quelques défenses accessoires.

Un vent soufflant en tempête et une pluie violente qui détrempa les terres rendirent les travaux extrêmement pénibles.

Beaucoup d’armes, couvertes de boue, étaient hors d’état de fonctionner et durent être remplacées au jour par des fusils pris à des compagnies de réserve.

Malgré cette situation, trois contre-attaques allemandes lancées à 1 heure, à 3 heures et à 6 heures, furent repoussées.

L’ennemi laissa une quarantaine de morts sur le terrain.

 L’ennemi ne se résigna pas à la perte de la cote 108.

Canevet Hervé

Né le 22 Décembre 1881 à Peumerit

Brodeur

Classe 1901 Matricule 680

Soldat de 2ème classe
148e Régiment d'Infanterie

Tué à l'ennemi le 13 Novembre 1914

Secours de 150 Francs a été payé le 6 Juillet 1915

Source : Historique du 148e Régiment d’Infanterie

 

LA REPRISE DE LA COTE 108 -

(11-13 novembre 1914)

Le 13 novembre, à partir de 6 heures, les Allemands entreprirent alors une préparation d’artillerie méthodique sur nos nouvelles positions et sur leurs arrières.

 

Le bombardement, effectué par des pièces de tout calibre et par des mortiers de tranchée, se prolongea jusqu’à 15 heures.

 

Le boyau reliant la cote 108 notre base de départ était encore impraticable et ne put être utilisé pour le passage des renforts.

Tous ceux qui tentèrent de s’y engager furent mis hors de combat.

 

Dans les tranchées de tête, deux sections de la 12ème Compagnie commandées par le sous-lieutenant JACQUEMIN avaient perdu plus de la moitié de leur effectif par le bombardement.

Les armes enrayées par la boue étaient presque inutilisables.

L’ennemi qui était parvenu à progresser dans les boyaux jusque quelques mètres de nos positions avait entamé un combat à la grenade auquel nous ne pouvions répondre faute d’approvisionnements.

Pour exalter le moral de ses hommes, le sous-lieutenant Jacquemin leur fit chanter en chœur la Marseillaise.

 

Peu après, il tombait mortellement blessé.

Le sergent PERIQUET voulut, avec deux hommes, aller chercher le corps de son lieutenant.

Il fut tué dans l’accomplissement de cet acte héroïque.

Apres la mort du sous-lieutenant JACQUEMIN, l’adjudant DOUE, lui-même blessé à la cuisse, prit le commandement des deux sections et les maintint sur place.

 

Vers 15 heures, lorsque les Allemands se jetèrent en force dans la tranchée, il ne restait que cinq hommes valides.

L’adjudant DOUE fit évacuer la position.

Malgré sa blessure, il tenta d’emporter sur son dos un de ses hommes blessé. Il tomba épuisé 50 mètres plus loin près de nos secondes lignes ou il fut recueilli.

Nous perdîmes 180 hommes dans cette journée.

 

Ce chiffre montre éloquemment l’acharnement de la lutte et la bravoure des défenseurs.

Malgré la disparition de toute une section commandée par l’adjudant PETIT-FRERE, l’ennemi était arrêté.

Il ne chercha pas à accroître son succès.

 
 

Colin Corentin Louis Marie

Né le 9 Juin 1881 à Guiler-sur-Goyen

Classe 1901 Matricule 312

Soldat de 2ème classe
148e Régiment d'Infanterie

 

Tué à l'ennemi le 13 Novembre 1914

Source : Historique du 148e Régiment d’Infanterie

 

LA REPRISE DE LA COTE 108 -

(11-13 novembre 1914)

Le 13 novembre, à partir de 6 heures, les Allemands entreprirent alors une préparation d’artillerie méthodique sur nos nouvelles positions et sur leurs arrières.

 

Le bombardement, effectué par des pièces de tout calibre et par des mortiers de tranchée, se prolongea jusqu’à 15 heures.

 

Le boyau reliant la cote 108 notre base de départ était encore impraticable et ne put être utilisé pour le passage des renforts.

Tous ceux qui tentèrent de s’y engager furent mis hors de combat.

 

Dans les tranchées de tête, deux sections de la 12ème Compagnie commandées par le sous-lieutenant JACQUEMIN avaient perdu plus de la moitié de leur effectif par le bombardement.

Les armes enrayées par la boue étaient presque inutilisables.

L’ennemi qui était parvenu à progresser dans les boyaux jusque quelques mètres de nos positions avait entamé un combat à la grenade auquel nous ne pouvions répondre faute d’approvisionnements.

Pour exalter le moral de ses hommes, le sous-lieutenant Jacquemin leur fit chanter en chœur la Marseillaise.

 

Peu après, il tombait mortellement blessé.

Le sergent PERIQUET voulut, avec deux hommes, aller chercher le corps de son lieutenant.

Il fut tué dans l’accomplissement de cet acte héroïque.

Apres la mort du sous-lieutenant JACQUEMIN, l’adjudant DOUE, lui-même blessé à la cuisse, prit le commandement des deux sections et les maintint sur place.

 

Vers 15 heures, lorsque les Allemands se jetèrent en force dans la tranchée, il ne restait que cinq hommes valides.

L’adjudant DOUE fit évacuer la position.

Malgré sa blessure, il tenta d’emporter sur son dos un de ses hommes blessé. Il tomba épuisé 50 mètres plus loin près de nos secondes lignes ou il fut recueilli.

Nous perdîmes 180 hommes dans cette journée.

 

Ce chiffre montre éloquemment l’acharnement de la lutte et la bravoure des défenseurs.

Malgré la disparition de toute une section commandée par l’adjudant PETIT-FRERE, l’ennemi était arrêté.

Il ne chercha pas à accroître son succès.

 

Derrien Jean Marie Guillaume

Né le 1 Juillet 1886 à Riec-sur-Belon

Classe 1906 Matricule 1906

Soldat de 2ème classe
148e Régiment d'Infanterie

Tué à l'ennemi le 13 Novembre 1914

Un secours de 150 Francs à été accordé à la veuve

Source : Historique du 148e Régiment d’Infanterie

 

LA REPRISE DE LA COTE 108 -

(11-13 novembre 1914)

Le 13 novembre, à partir de 6 heures, les Allemands entreprirent alors une préparation d’artillerie méthodique sur nos nouvelles positions et sur leurs arrières.

 

Le bombardement, effectué par des pièces de tout calibre et par des mortiers de tranchée, se prolongea jusqu’à 15 heures.

 

Le boyau reliant la cote 108 notre base de départ était encore impraticable et ne put être utilisé pour le passage des renforts.

Tous ceux qui tentèrent de s’y engager furent mis hors de combat.

 

Dans les tranchées de tête, deux sections de la 12ème Compagnie commandées par le sous-lieutenant JACQUEMIN avaient perdu plus de la moitié de leur effectif par le bombardement.

Les armes enrayées par la boue étaient presque inutilisables.

L’ennemi qui était parvenu à progresser dans les boyaux jusque quelques mètres de nos positions avait entamé un combat à la grenade auquel nous ne pouvions répondre faute d’approvisionnements.

Pour exalter le moral de ses hommes, le sous-lieutenant Jacquemin leur fit chanter en chœur la Marseillaise.

 

Peu après, il tombait mortellement blessé.

Le sergent PERIQUET voulut, avec deux hommes, aller chercher le corps de son lieutenant.

Il fut tué dans l’accomplissement de cet acte héroïque.

Apres la mort du sous-lieutenant JACQUEMIN, l’adjudant DOUE, lui-même blessé à la cuisse, prit le commandement des deux sections et les maintint sur place.

 

Vers 15 heures, lorsque les Allemands se jetèrent en force dans la tranchée, il ne restait que cinq hommes valides.

L’adjudant DOUE fit évacuer la position.

Malgré sa blessure, il tenta d’emporter sur son dos un de ses hommes blessé. Il tomba épuisé 50 mètres plus loin près de nos secondes lignes ou il fut recueilli.

Nous perdîmes 180 hommes dans cette journée.

 

Ce chiffre montre éloquemment l’acharnement de la lutte et la bravoure des défenseurs.

Malgré la disparition de toute une section commandée par l’adjudant PETIT-FRERE, l’ennemi était arrêté.

Il ne chercha pas à accroître son succès.

Évariste Jean Dominique

Né le 10 Janvier 1882 à Châteaulin

Classe 1902 Matricule 2406

Soldat de 2ème classe
148e Régiment d'Infanterie

Tué à l'ennemi le 9 Novembre 1914

Un secours de 150 Francs à été payé

le 3 Novembre 1915

à Madame veuve Évariste son épouse.

Source Historique 148e Régiment d'Infanterie

LA REPRISE DE LA COTE 108

Grace à leurs travaux de mine, les Allemands avaient pu, dans les derniers jours d’octobre, nous rejeter,

sur le versant Ouest de la cote 108.

Les jours suivants, à la faveur de leur position dominante, ils étendaient leurs attaques sur Berry-Nord.

Le 9 Novembre, ils tentaient de s’emparer, de nuit, du saillant Nord-est de la localité, mais ils ne purent franchir nos fils de fer et reculèrent vers leurs lignes en laissant sur le terrain un certain nombre de morts et de blessés.

De notre coté, le lieutenant GUILMIN fut tué et le lieutenant VANBATTEN blessé.

Cependant nos organisations, améliorées de jour en jour, offraient maintenant une base de départ solide.

La reprise de la cote 108 fut décidée.

 
 

Fraval Guillaume Adolphe Emile

Né le 30 Octobre 1884 à Brest

Classe 1904 Matricule 648

Soldat de 2ème classe
219e Régiment d'Infanterie

Nombreuses condamnations avant guerre

Rappelé à l'activité le 1er Août 1914

Affecté au 19e Régiment d'Infanterie

Parti aux armées avec la 20e Compagnie

du 219e Régiment d'Infanterie

Décédé le 23 Septembre 1914

Figure parmi les "tués, blessé, disparus

sur la situation administrative de la 20e Compagnie.

 

Gourmelen Jean Pierre Marie

Né le 12 Mai 1889 à Esquibien

Maçon

Classe 1909 Matricule 1265

Soldat de 2ème classe
148e Régiment d'Infanterie

Tué à l'ennemi le 26 Octobre 1914

Un secours de 150 Francs à été accordé

le 17 Mai 1915 à la mère

Source : Historique du 148e Régiment d’Infanterie

LA PRISE DE LA COTE 108

Le 25 octobre, une violente attaque allemande, précédée par un bombardement d’une heure, arrive vers 17 heures jusqu’aux tranchées occupées par la 5e Compagnie, sur la cote 108.

 

Une contre-attaque menée par la 7e Compagnie dégage la position assaillie et nous procure un gain de 50 mètres de terrain.

La partie conquise est immédiatement organisée.

 

De son côte, l’ennemi progresse à gauche dans le terrain bouleverse par l’artillerie et parvient la nuit à s’établir sur un point d’ou il observe Berry-au-Bac et peut battre les ponts sur l’Aisne et le Canal.

 

Le 26 octobre, à 23 heures, les 5è et 6è Compagnies sont chargées de le déloger.

Elles atteignent des tranchées occupées par d’importantes fractions paraissant elles-mêmes sur le point d’attaquer.

 

Nous perdons 58 hommes dont 13 tués, sans pouvoir nous emparer de l’ouvrage ennemi.

Hémon Vincent

Né le 31 Janvier 1880 à Guengat

Classe 1900 Matricule 1458

Soldat de 2ème classe
148e Régiment d'Infanterie

Disparu le 26 Octobre 1914

Un secours de 150 Francs à été accordé

le 28 Avril 1916 à Madame Hémon son épouse.

Source : Historique du 148e Régiment d’Infanterie

LA PRISE DE LA COTE 108 

Le 25 octobre, une violente attaque allemande, précédée par un bombardement d’une heure, arrive vers 17 heures jusqu’aux tranchées occupées par la 5e Compagnie, sur la cote 108.

 

Une contre-attaque menée par la 7e Compagnie dégage la position assaillie et nous procure un gain de 50 mètres de terrain.

La partie conquise est immédiatement organisée.

 

De son côte, l’ennemi progresse à gauche dans le terrain bouleverse par l’artillerie et parvient la nuit à s’établir sur un point d’ou il observe Berry-au-Bac et peut battre les ponts sur l’Aisne et le Canal.

 

Le 26 octobre, à 23 heures, les 5è et 6è Compagnies sont chargées de le déloger.

Elles atteignent des tranchées occupées par d’importantes fractions paraissant elles-mêmes sur le point d’attaquer.

 

Nous perdons 58 hommes dont 13 tués, sans pouvoir nous emparer de l’ouvrage ennemi.

 
 

Jaouen Yves

Né le 5 Janvier 1886 à Guipavas

Classe 1906 Matricule 2066

Soldat de 2ème classe
19e Régiment d'Infanterie

Disparu le 24 Septembre 1914

 

Joncour Mathurin François Marie

Né le 12 Avril 1883 à Landudec

Classe 1903 Matricule 1903

Soldat de 2ème classe
148e Régiment d'Infanterie

Tué à l'ennemi le 13 Novembre 1914

Un secours de 150 Francs à été accordé

le 16 Février 1915 à la veuve.

Source : Historique du 148e Régiment d’Infanterie

 

LA REPRISE DE LA COTE 108 -

(11-13 novembre 1914)

Le 13 novembre, à partir de 6 heures, les Allemands entreprirent alors une préparation d’artillerie méthodique sur nos nouvelles positions et sur leurs arrières.

 

Le bombardement, effectué par des pièces de tout calibre et par des mortiers de tranchée, se prolongea jusqu’à 15 heures.

 

Le boyau reliant la cote 108 notre base de départ était encore impraticable et ne put être utilisé pour le passage des renforts.

Tous ceux qui tentèrent de s’y engager furent mis hors de combat.

 

Dans les tranchées de tête, deux sections de la 12ème Compagnie commandées par le sous-lieutenant JACQUEMIN avaient perdu plus de la moitié de leur effectif par le bombardement.

Les armes enrayées par la boue étaient presque inutilisables.

L’ennemi qui était parvenu à progresser dans les boyaux jusque quelques mètres de nos positions avait entamé un combat à la grenade auquel nous ne pouvions répondre faute d’approvisionnements.

Pour exalter le moral de ses hommes, le sous-lieutenant Jacquemin leur fit chanter en chœur la Marseillaise.

 

Peu après, il tombait mortellement blessé.

Le sergent PERIQUET voulut, avec deux hommes, aller chercher le corps de son lieutenant.

Il fut tué dans l’accomplissement de cet acte héroïque.

Apres la mort du sous-lieutenant JACQUEMIN, l’adjudant DOUE, lui-même blessé à la cuisse, prit le commandement des deux sections et les maintint sur place.

 

Vers 15 heures, lorsque les Allemands se jetèrent en force dans la tranchée, il ne restait que cinq hommes valides.

L’adjudant DOUE fit évacuer la position.

Malgré sa blessure, il tenta d’emporter sur son dos un de ses hommes blessé. Il tomba épuisé 50 mètres plus loin près de nos secondes lignes ou il fut recueilli.

Nous perdîmes 180 hommes dans cette journée.

 

Ce chiffre montre éloquemment l’acharnement de la lutte et la bravoure des défenseurs.

Malgré la disparition de toute une section commandée par l’adjudant PETIT-FRERE, l’ennemi était arrêté.

Il ne chercha pas à accroître son succès.

Kervarec Yvon Marie Vincent

Né le 20 Mai 1884 à Gourbizou

Boulanger

Condamné en 1907 à 3 mois de prison pour vol
Amnistié le 29 Avril 1921
Condamné par la cour d'appel de Paris

le 24 Juillet 1909 à 13 mois de prison et

5 ans d'interdiction de séjour.


N'a pas répondu à la convocation pour la période

d'exercices.
Déclaré insoumis le 3 Octobre 1908.
Arrêté par la gendarmerie de la Seine

(Brigade des recherches le 18 octobre 1908 à Paris)
Condamné par le Conseil de guerre de Paris

le 24 Octobre 1908 à 8 jours de prison pour

insoumission à la Loi sur le recrutement

de l'armée en temps de paix.
Amnistié loi du 29 Avril 1921


Mobilisé le 3 Août 1914

Classe 1904 Matricule 328

Soldat de 2ème classe
148e Régiment d'Infanterie

Tué à l'ennemi le 12 Novembre 1914

Source : Historique du 148e Régiment d’Infanterie

 

LA REPRISE DE LA COTE 108 -

(11-13 novembre 1914)

Le 12 novembre, la 12e Compagnie (capitaine BOITEL) qui avait relevé la 11e eut à soutenir dans la nuit quatre violents retours offensifs qui échouèrent devant nos tranchées avec de lourdes pertes. 

 

© 2018 Patrick Milan. Créé avec Wix.com
 

© 2018 Patrick Milan. Créé avec Wix.com
 

Dernière mise à jour - Novembre 2021