Fenêtres sur le passé

1900

Sauvetage maritime à Douarnenez

Source : La Dépêche de Brest 2 février 1900

 

Annales du sauvetage maritime - octobre – novembre – décembre 1899

 

Le 4e fascicule des Annales du sauvetage maritime, mois d'octobre, novembre et décembre 1899, vient de paraître.

Nous y trouvons des notes très intéressantes sur divers sauvetages.

Bien que nous en ayons déjà parlé, nous croyons bon de les rappeler d'après

les Annales de la Société centrale de sauvetage des naufragés :

 

DOUARNENEZ

 

Le dundee, l'Espérance de Boulogne se trouvait mouillé le 12 décembre dans le port de Douarnenez,

sous une forte brise de sud-est.

 

Vers les neuf heures du matin, le vent sauta brusquement au nord-ouest.

 

Le navire changeant de direction sous l'action du vent, les chaînes s'engagèrent dans les pattes des ancres,

qui se mirent à chasser sur le fond.

 

Poussé par un vent impétueux et n'étant plus retenu, le dundee dériva rapidement

vers les roches de Plomarch en Ploaré.

 

Le capitaine, prévoyant le danger qui le menaçait,

allongea un faux bras sur un bateau de plaisance

qui se trouvait non loin là.

 

Grâce à cette manœuvre, il réussit à faire tourner le navire debout au vent et à l'arrêter un peu ;

mais le capitaine, voyant qu'il ne pouvait malgré tout maîtriser son bateau, hissa son pavillon en berne pour demander

du secours.

 

Prévenu, par un nommé Guillaume Kérisit, de la situation critique de l'Espérance, le patron du canot de sauvetage,

Le Du, se rend en toute hâte sur le port et fait lancer immédiatement le canot de sauvetage Henry Manier.

 

Il était temps que les secours viennent.

 

La mer grossissait toujours.

 

Le navire n'était plus qu'à cinq mètres des rochers.

 

Fort heureusement, la mer était haute, car il se trouvait au-dessus d'une basse rocheuse qui,

à marée basse, est découverte.

 

C'est ce qu'on nomme la roche Murillon.

 

En arrivant, les sauveteurs jetèrent au dundee une troisième ancre, grâce à laquelle il cessa de chasser.

 

Puis gagnant la digue, ils lui envoyèrent quatre aussières de deux cents mètres chacune,

ce qui faisait assez de touée de la digue au navire pour permettre de le haler; on leva alors les ancres,

et il fut ramener à l'abri.

 

Le canot fut rentré à deux heures.

 

Le secrétaire du comité,

BÉZIERS fils

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Dernière mise à jour - Janvier 2021