Fenêtres sur le passé

1885

Le Choléra dans le Finistère

Source : le Finistère  octobre 1885

 

Le choléra dans le Finistère

 

Il y a six semaines que la ville de Concarneau est éprouvée par une épidémie qui a présenté

dès le premier jour toutes les apparences du choléra.

 

Quelques cas ont été foudroyants, et c'est à une vingtaine qu'on peut évaluer jusqu'ici le nombre des décès.

 

S'il n'y en a pas eu davantage, c'est que le mal a été enrayé à son origine par les mesures efficaces

qu'a su prendre la municipalité, de concert avec M. le docteur Galzain.

 

Aussi la présence du terrible fléau n'a-t-elle effrayé personne.

 

Il n'a guère fait de victimes, d'ailleurs, que parmi les personnes affaiblies par l'âge, par la misère ou par l'alcoolisme : la plupart des autres malades atteints ont été mis promptement hors de danger.

 

De Concarneau, l'épidémie a malheureusement gagné les communes voisines,

Beuzec-Conq, Lanriec, Trégunc, Névez.

En dernier lieu, des marins

l'ont apportée dans les ports du canton

de Pont-l'Abbé, et c'est au Guilvinec

qu'est aujourd'hui son foyer principal.

 

Tout on mentionnant,

d'après nos correspondances du Guilvinec,

le surcroit de mortalité survenu

dans cette commune, nous avions évité

de prononcer le nom de choléra,

qui a toujours pour effet de troubler quelques imaginations impressionnables,

même quand le mal est aussi peu grave et aussi limité qu'il parait l'être jusqu'à présent.

 

Mais notre réserve devient inutile, aujourd'hui que l'existence de l'épidémie cholérique et ses caractères

sont officiellement signalés par un document qu'on lira plus loin.

 

Ce document est l'œuvre de la direction du service sanitaire départemental,

et les consultations de faits qu'il contient nous semblent de nature à rassurer tout le monde.

 

Tout d'abord, l'épidémie parait être à peu près terminée à Concarneau, après cinq ou six semaines de durée ;

elle est aussi en voie de décroissance dans les environs.

 

À Guilvinec, où son apparition ne date que de quelques jours, elle est encore dans sa phase aigüe :

le nombre des victimes s'est élevé à  quarante environ,

et l'on nous assura qu'on a eu à enregistrer cette semaine jusqu'à huit décès dans une même matinée.

 

C'est le maximum que la mortalité ait atteint.

 

Contrairement à l'opinion commune d'après laquelle le choléra aurait été importé d'Espagne

par les pécheurs de sardines, qui s'étaient aventurés dans ce dangereux voisinage,

le directeur du service sanitaire est d'avis qu'il faut voir là

le produit spontané des mauvaises conditions hygiéniques dans lesquelles vivent nos populations maritimes.

Ce qui semble confirmer cette hypothèse,

c'est d'abord que l'épidémie est circonscrite

à un cercle très restreint autour des localités

où elle a pris naissance ;

c'est ensuite que, même dans ces localités,

elle a épargné les personnes qui jouissent

d'une certaine somme de bien-être ou

qui ont pris les précautions requises pour se préserver.

 

Ce ne serait donc pas au choléra asiatique,

mais au choléra nostras que nous aurions affaire,

et dès lors il est permis d'espérer sa disparition prochaine, que le refroidissement de la température contribuera sans doute encore à hâter.

 

Quoi qu'il en soit, le Gouvernement et l'administration locale ont fait leur devoir

en présence du fléau qui nous visitait.

 

Dès qu'il on fut avisé, M. le Ministre de l'Intérieur s'empressa de mettre à la disposition de M. le Préfet du Finistère

un secours de mille francs, sauf à l'augmenter au besoin.

 

M. le Préfet se rendit à diverses reprises à Concarneau, puis à Guilvinec,

pour visiter à domicile les malades et procéder à la répartition de la subvention de l'État.

 

Chaque municipalité fut autorisée par lui à procurer d'urgence aux indigents, en remèdes, en objets de literie,

en secours de toute nature, ce qui pouvait leur manquer.

 

Il faut aussi rendre hommage à la conduite des maires des communes intéressées,

qui tous se sont multipliés pour assurer les secours et relever le moral de leurs administrés.

 

Citons notamment M. Le Berre, maire de Guilvinec, qui n'a pas hésité à désarmer le bateau dont il est patron,

afin de se dévouer tout entier à la tâche que lui imposent ses fonctions.

 

Enfin, les médecins se sont montrés partout à la hauteur des traditions de courage et de désintéressement

qui ont de tout temps fait l'honneur de leur corporation.

L'administration sanitaire du Finistère

adresse aux journaux la communication suivante :

 

Des cas de choléra étant signalés depuis quelque temps à Concarneau et au Guilvinec,

M. le Ministre du Commerce a envoyé l'ordre à

M. le docteur Anner, directeur du service sanitaire

du Finistère, de se rendre immédiatement

dans les deux localités à l'effet de le renseigner exactement sur la nature, la gravite et la cause,

de l'épidémie existante.

 

À Concarneau, où des mesures énergiques

ont été prises par la municipalité, la maladie a fait peu de victimes, et depuis quelques jours

on n'enregistre pas de décès ; le fléau dans cette ville peut être considéré comme presque éteint.

 

Au Guilvinec, l'épidémie est plus marquée ;

le bourg est très sale, les habitants sont adonnés au vice terrible de l’ivrognerie,

aucun médecin ne réside dans la localité, et la marine, sur la demande de M. le Préfet du Finistère,

vient d'y envoyer un médecin de 1ère classe, M. Le Tersec, dont la présence rendra les plus signalés services.

 

Quant à la cause du choléra qui très vraisemblablement a été importé de Concarneau au Guilvinec,

aucun arrivage douteux de navires d'Espagne ou d'Italie aussi bien que des marins de retour des mers de Chine

n’ayant pu être constaté, l’opinion de l’autorité sanitaire est qu’on se trouve en présence d’un choléra nostras,

dû aux habitudes d’intempérance et à la mauvaise hygiène des pêcheurs.

 

Toutes les mesures possibles sont prises pour s'opposer à l'extension du fléau ;

obligation de la patente pour tous les navires quittant les ports du littoral,

mise en quarantaine immédiate pour toutes les provenances de Concarneau et du Guilvinec.

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Source : Le Finistère novembre 1885

 

En conformité des ordres de M. le ministre du commerce, vu l'existence de cas de choléra dans plusieurs ports

du Finistère, la patente est rendue obligatoire pour tous les navires au départ de tous les ports du Finistère.

 

La patente est brute pour les ports de Concarneau, Le Guilvinec, Audierne, Kerhorre (passage de Plougastel Daoulas).

 

La patente délivrée à Brest porte que l'état sanitaire à Brest est bon,

mais que l'on constate quelques cas de choléra dans les environs.

Le Guilvinec.

 

Voici le bulletin officiel de l'épidémie au Guilvinec :

30 octobre, 7 heures du soir :

Trois cas dont deux graves ;

Deux cas de choléra infantile ;

Deux décès.

Les diarrhées continuent.

31 octobre, 7 heures du soir :

Trois cas, dont un grave.

Pas de décès.

1er novembre :

Le malin un décès.

Les cas sont moins graves.

 

2 novembre :

Un cas de choléra ;

Trois cholérines ;

Un cas de choléra infantile ;

Trois décès, dont deux jeunes enfants.

 

3 novembre :

1 décès ce matin.

L'épidémie, on le voit, touche à sa fin : il n'y a plus à craindre maintenant que les effets que pourrait produire l'entrée des émigrants dans leurs demeures, fermées depuis 20 jours.

 

Notre dernière correspondance nous signalait le dévouement des médecins qui visitent les malades du Guilvinec, Madame Grall, femme de l'instituteur, a droit d'être mentionnée spécialement à côté d'eux.

 

Elle se prodigue du matin au soir pour distribuer, dans chaque maison contaminée,

les remèdes accordés par l'administration.

 

Concarneau.

 

On nous écrit de Concarneau pour nous signaler la belle conduite d'un médecin étranger, le docteur Marcus.

 

Arrivé il y a quelques mois pour faire des études scientifiques au laboratoire, il s'est donné, tout entier aux malades, comme le docteur Galzain, dès que l'épidémie cholérique est apparue.

 

On a même remarqué qu'il s'attachait à soigner les plus pauvres.

 

M. Marcus vient de partir, appelé ailleurs par les devoirs de sa profession, mais Concarneau ne l'oubliera pas

et associera son nom, dans un même sentiment de reconnaissance au nom du docteur Galzain.

 

Les derniers renseignements reçus de Concarneau sont bons : ils n'accusent que 2 cas cholériques et pas de décès.

7 novembre

 

Le Guilvinec

Voici le bulletin officiel de l'épidémie au Guilvinec:

 

3 novembre :

Deux cas graves,

Trois décès ;

Les diarrhées continuent.

 

4 novembre :

Quatre cas, dont deux graves.

Un cas de choléra infantile.

Trois décès, dont deux jeunes enfants.

 

3 novembre :

Deux cholérines,

Un cas de choléra infantile.

Quatre décès.

 

6 novembre :

2 décès dont un jeune entant,

Les diarrhées diminuent.

 

Ce dernier bulletin indique une amélioration

dans l'état sanitaire du Guilvinec :

tout fait espérer que celte amélioration ira en s'accentuant,

 

« Vous avez déjà signalé avec raison,

nous écrit-on du Guilvinec, le dévouement du maire

et d'autres personnes de notre localité.

Il serait injuste d'omettre les noms

de MM. KernafiIen (Jean-Marie) et Volant (Pierre),

boulangers, qui n'ont point déserté leur poste.

Sur sept boulangers il n'est resté que ceux-là. »

« Ajoutons que le dernier est un vieux soldat d'Afrique

et de Crimée, qui n'a pas plus reculé devant l'ennemi

que devant l'épidémie actuelle. »

 

Brest

Le choléra a fait son apparition aux portes de Brest, à Kerhuon,

où cinq décès ont été constatés au commencement de cette semaine.

 

M. le sous-préfet de Brest s'y est rendu aussitôt, accompagné de M. Jossic, directeur du service de santé.

 

Un médecin et un pharmacien de la marine ont été détachés à Kerhuon pour donner des soins aux malades, concurremment avec M. le docteur Jacq, du Relecq.

 

11 novembre

 

QUIMPER.

 

 Depuis que le choléra s'est montré sur quelques points du département,

le bruit a couru à diverses reprises que des cas s'étaient produits à Quimper.

 

Ce bruit a circulé notamment à propos d'un décès survenu lundi malin à l'hospice ;

or, le décès en question a été causé par une péritonite, et le choléra n'a rien à y voir.

 

Nous sommes en mesure d'affirmer que l'épidémie cholérique ne s'est point manifestée un seul instant

dans notre ville, et nous espérons bien qu'elle achèvera de s'éteindre ailleurs sans arriver jusqu'à nous.

Guilvinec.

 

Voici le bulletin officiel de l'épidémie cholérique :

 

6 novembre:

1 cholérine;

2 décès, dont un cas foudroyant chez un jeune enfant.

Les diarrhées diminuent.

 

7 novembre :

1 cholérine légère ;

4 cas de diarrhée ;

1 décès.

 

8 novembre :

3 cas, dont un suivi de décès dans une maison

où il y a eu déjà trois victimes ;

Les deux autres moins graves.

Sept cas de diarrhée.

 

9 novembre :

1 cas de choléra ;

4 cas de diarrhée,

2 décès provenant des cas de la veille.

 

10 novembre,

La situation semble s'améliorer ;

Aucun cas n'a été signalé celle nuit ;

Pas de décès.

 

Concarneau.

 

On nous écrit le 10 novembre :

Depuis le 1er novembre,

nous n'avons pas eu à enregistrer ici un seul décès cholérique.

 

L'épidémie peut donc être considérée comme terminée :

Elle a fait, depuis le 26 septembre qu'elle dure, 27 victimes.

 

L'une des dernières a été l'honorable M. Joannot, adjoint maire, dont la mort laisse à Concarneau d'unanimes regrets.

 

À Lanriec et à Trégunc,

l'épidémie ne s'est jamais très-sérieusement développée.

 

Il n'en est pas de même malheureusement dans la commune de Beuzec-Conq qui, malgré l'infériorité de population,

a eu un nombre de décès égal à celui de la ville de Concarneau.

 

14 novembre

 

Guilvinec

 

Bulletin officiel de l'épidémie :

 

Le 10 novembre:

2 cas de choléra dont un grave ;

2 cholérines ;

4 diarrhées ;

Pas de décès.

 

Le 11 novembre:

3 cas graves dont un chez un jeune enfant;

1 décès.

Le nombre de diarrhées a augmenté.

 

Le 12 novembre :

3 cas dont un suivi de décès chez un jeune enfant ;

Un autre décès provenant d'un cas grave du la veille.

Moins de diarrhées

 

Concarneau

 

Le résumé officiel de l'épidémie est celui-ci :

69 cas de choléra,

Dont 27 suivis de décès,

108 cas de cholérine,

 

Beuzec-Conq,

Il y a encore quelques cas peu graves, le nombre des décès cholériques a été de 26 sur 29 atteints.

Il y a eu 6 cas de cholérine.

 

Lanriec,

On ne compte que 6 décès dus au choléra.

Si le temps se maintient au beau, l'épidémie sera passée

dans quelques jours à l'état de simple souvenir.

Tel est du moins l'avis de tout le monde dans le pays.

Audierne

 

Il y a 12 jours environ que le choléra a fait ici sa triste apparition,

et s'est manifesté par quelques cas foudroyants.

 

On compte jusqu'à présent une vingtaine de victimes.

 

Aujourd'hui même on enregistre 10 cas de choléra,

15 de cholérine, et 30 de diarrhée cholériforme.

 

Il n'est pas rare de voir des bateaux rentrer au milieu de la journée avec des malades dont quelques-uns sont emportés

par le terrible fléau cinq ou six heures après.

 

Les docteurs Hébert, d'Audierne, et Néis, de Pont-Croix, rivalisent

de zèle pour soigner les malheureux atteints par la maladie.

 

Ils sont très-activement secondés par deux sœurs de Charité, venues à l'appel de la municipalité.

 

Visites et médicaments sont gratuits

pour les familles d'ouvriers et de pécheurs.

 

Le Guilvinec

 

Voici le bulletin officiel de l'épidémie cholérique :

 

Le 14 novembre :

Un cas de choléra très grave chez une femme âgée ;

4 cholérines ;

2 décès chez un homme et une femme âgés,

malades depuis le 11 et le 12.

 

Le 15 novembre :

Un cas de cholérine chez un 1 très jeune enfant ;

Décès de la malade d'hier ;

4 cas de diarrhée.

 

Le 16 novembre :

Un cas grave dans la nuit ;

Pas de décès ;

4 cas de diarrhée.

 

Le 17 novembre, 8 heures du matin :

Pas de décès ;

Tout semble s'améliorer.

 

Le Guilvinec

 

Voici le bulletin officiel de l'épidémie cholérique :

 

Le 17 novembre :

Un décès provenant du malade annoncé la veille.

 

Le 18 novembre :

Pas de cas de choléra ;

Deux cas de diarrhée.

 

Le 19 novembre :

Pas de cas de choléra ;

Un cas de cholérine.

Guilvinec.

 

Bulletin officiel de l'épidémie :

 

24 novembre :

Décès du malade annoncé hier ;

Un cas de choléra chez un jeune enfant,

Un cas de cholérine,

Un cas de diarrhée.

 

25 novembre :

Un décès provenant d'un cas de choléra dans un village isolé

du Guilvinec.

Pas de nouveau cas dans le bourg.

Deux cas de diarrhée.

 

26 novembre :

Second cas suivi de décès dans le village cité hier ;

Trois cas de diarrhée.

 

27 novembre, matin :

Pas de cas suspect ;

Un cas de diarrhée.

 

Audierne

Le choléra continue :

Le 23 novembre il y a eu 3 décès,

Le 26 novembre 4 décès

Source : Le Finistère décembre 1885

 

Quimper

 

Quelques cas de choléra se sont manifestés en ville ces jours derniers.

 

Il nous a paru essentiel de renseigner à cet égard le public, ne fût-ce que pour prévenir des commentaires alarmants qui ne seraient nullement justifiés.

 

Voici, en effet, le résultat des informations que nous avons prises à la mairie

et dont nous sommes autorisés à garantir l'exactitude absolue.

 

Dimanche, 20 novembre,

 

3 cas ont été signalés, l'un rue de la Providence, l'autre rue du Chapeau-rouge, le troisième rue de Locronan.

 

Tous trois ont été suivis de décès.

 

Il est à remarquer que les victimes sont d'un âge déjà avancé et vivant dans des conditions d'existence peu hygiéniques.

 

Voici du reste, leurs noms:

Le Bourhis (Grégoire), journalier, 61 ans ;

Le Reste (Marie-Catherine), veuve Quellien, 63 ans ;

Hélias (Philibert), tailleur d'habits, 65 ans.

 

Le 30 novembre, aucun cas n'a été signalé.

 

Hier, 1er décembre on a relevé un cas dans la venelle du Steïr,

et trois cas rue de la Providence, dont deux enfants.

 

Les trois derniers malades semblent très-légèrement atteints.

 

Pas un seul cas n'est signalé ce matin.

 

On voit que tout se réduit à des proportions réellement insignifiantes,

et il est permis d'espérer que l'épidémie sera arrêtée

dès le début dans son développement.

 

Toutes les mesures de précaution ont été prises dans ce but par l'autorité municipale.

Le 3 décembre :

6 cas, dont un décès ;

 

Le 4 décembre :

5 cas, et 2 décès cette nuit

Quimper

 

Bulletin de l'épidémie :

 

Le 6 décembre :

7 cas de choléra ;

3 décès.

 

Le 7 décembre :

7 cas ;

Pas de décès.

 

Le 8 décembre :

1 cas.

 

Depuis le commencement de l'épidémie,

c'est-à-dire depuis le 29 novembre,

il y a eu 27 cas de signales et 12 décès.

 

Amélioration constatée.

 

Douarnenez

 

Bulletin de l'épidémie :

 

Le 11 décembre,

4 décès, parmi lesquels celui d'un malade précédemment atteint,

4 cas.

 

Le 12 décembre,

4 décès,

3 cas.

 

Le 13 décembre,

3 décès,

5 cas.

 

Le 14 décembre,

3 décès, dont un à Tréboul,

1 cas

 

Audierne

 

Bulletin de l'épidémie :

 

Le 11 décembre :

2 décès ;

2 nouveaux cas dont un grave.

 

Le 12 décembre :

1 décès, sans nouveau cas.

 

Le 13 décembre :

2 décès ;

2 nouveaux cas.

 

Le 14 décembre :

2 décès (enfants) sans nouveau cas.

15 malades en traitement.

 

Quimper

 

Bulletin de l’épidémie

 

Le 26 décembre :

3 nouveaux cas;

1 décès.

 

Le 27 décembre :

4 cas ;

Pas de décès.

 

Le 28 décembre :

3 cas ;

3 décès.

 

Le 20 décembre :

Néant.

 

Depuis le commencement de l'épidémie

il y a eu 62 cas dont 2 suivis de décès.

Il reste 4 malades en traitement.

 

Douarnenez

 

Bulletin de l'épidémie :

 

Le 20 décembre,

Un cas et un décès.

 

Le 27 décembre,

Un cas et un décès.

 

Le 28 décembre,

Deux nouveaux cas sans décès.

 

Il reste en traitement dix malades en ville

et aux environs ;

la situation semble s'améliorer de jour en jour.

Guilvinec

 

Bulletin de l'épidémie :

 

28 novembre :

Deux cas dans la journée d'hier ;

Cinq cas de diarrhée

Pas de décès.

 

29 novembre :

Pas de cas suspect ;

Un seul cas de diarrhée ;

Pas de décès.

 

30 novembre :

Ce matin un cas de choléra ;

Cinq cas de diarrhée :

Pas de décès.

 

Douarnenez

 

Le choléra a fait, comme on devait s'y attendre, son apparition ici.

 

Quelques cas isolés s'étaient produits, il y a une douzaine de jours, mais depuis 5 à 6 jours, l'épidémie s'est définitivement fixée

au Stancou et à Pen ar-C'hoat (entrées de la ville).

 

Bulletin

 

Vendredi, 27 novembre

2 décès ;

 

Samedi, 28 novembre,

3 décès ;

 

Dimanche, 29 novembre,

3 décès ;

 

Lundi, 30 novembre,

1 décès.

On constate, en outre, plusieurs cas de dysenterie.

Douarnenez

 

Bulletin de l'épidémie cholérique :

 

Le 2 décembre :

4 cas sans décès ;

 

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Résumés démographiques - Les victimes

Source : 

Recueil des Travaux du Comité Consultatif d'Hygiène Publique de France

"Le Choléra"

par Henri Monod

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Dernière mise à jour - Janvier 2021