Fenêtres sur le passé

1877

Les nouvelles boites aux lettres

Source : Le Finistère février 1877

 

Les nouvelles boites aux lettres urbaines et locales

 

Nous avons dit que l'administration des postes a fait fabriquer à bas prix,

pour les communes, des boites aux lettres uniformes,

avec porte en fer et indicateur mécanique permettant

de faire connaître l'heure de la levée prochaine.

 

C'est là une excellente innovation ;

jusqu'ici Paris et les grandes villes seules avaient des boites aux lettres renseignant clairement le public sur l'heure de chaque levée ;

chaque commune, même la plus pauvre,

pourra aujourd'hui jouir de cet avantage.

 

Le nouvel indicateur, système Thiéry,

dont beaucoup de communes sont déjà pourvues,

se compose de deux cadrans mobiles fixés au moyen d'écrous

et se desserrant à volonté.

 

Ces cadrans portent inscrits sur les deux faces : le plus grand, les jours de la semaine ;

le plus petit, des numéros d'ordre destinés à faire connaître les levées successives.

 

Sur le devant de la porte des boîtes, sont pratiquées des ouvertures par lesquelles les indications des cadrans sont reproduites de l'intérieur à l'extérieur, où elles se combinent avec l'inscription.

Elles permettent au public d'être exactement renseigné au moment de mettre

une lettre à la boîte.

 

Depuis 1856,

les levées des boites étaient indiquées au moyen d'une étiquette en papier ;

mais ce système, peu commode, était en outre insuffisant,

surtout pour les boites rurales que les facteurs lèvent plusieurs fois par jour.

 

L'indicateur Thiéry s'adapte à toutes les boites actuelles,

sans autre frais que celui du prix de la porte.

 

Il reste un dernier perfectionnement à apporter aux nouvelles boites :

c'est d'indiquer le nombre de levées par jour de chaque boite ;

mais ce sera la une mesure facile à réaliser.

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Dernière mise à jour - Décembre 2020