Fenêtres sur le passé

1877

La pêche

Source : Le Finistère mai 1877

 

La pêche

 

On lit dans la « France du Nord » :

 

Le comité des armateurs de pêche vient de publier le résumé des opérations faites par la flottille boulonnaise

durant l'année 1876.

 

Il résulte de ce document, qui comprend tous les genres de pêche pratiqués par nos marins,

que le port de Boulogne est toujours le premier port de pêche du Nord.

 

Pour l'année 1876, le chiffre des ventes effectuées à la halle au poisson a dépassé 9 millions de francs.

 

En 1875, le total du produit des différentes pêches maritimes en France avait été de 77 millions de francs.

 

Boulogne en a fourni presque la dixième partie, 7,403,490 fr. ;

les autres ports avaient donné les résultats ci-dessous, toujours en 1875 :

Dunkerque - 5,478,000 ;

Calais - 1,451,943 ;

St-Valery-sur-Somme - 1,710,423 ;

Dieppe - 2,981,381 ;

Fécamp - 4,167,211 ;

Honfleur - 2,500,673 ;

Caen - 887,600 ;

La Hougue - 1,756.759 ;

Granville - 2,016,442 ;

Saint-Malo - 3,229,311 ;

Saint-Brieuc - 2 396,211 ;

Paimpol - 2,174,731 ;

Quimper - 2 427,450 ;

Douarnenez - 3,314,123 ;

Lorient - 2,570,840 ;

Sables-d'Olonne - 4,878,520, 

Le rapport constate une diminution dans l'importation du poisson étranger.

 

La pêche de provenances étrangères se totalisait en 1875, par 14,254 86 ;

1874 - 47,492 16 ;

1873 - 84,815 42 ;

1872 - 260,229 62;

1871 - 182,148 36 ;

1870 - 137,074 92 ;

1869 - 130,538 19.

Il importe de faire remarquer à ce sujet que, depuis quelques années, les arrivages de poissons anglais

ou similaires sont de beaucoup moins importants ;

ce qui n'a pas peu contribué, soit dit en passant, à augmenter le bien-être de notre population maritime.

 

La pêche au maquereau avec salaison à bord, dans la mer d'Irlande ou dans l'Atlantique,

est désormais une branche sérieuse de l'industrie de nos marins.

 

En 1876, ce produit a été de 976,000 fr.

 

Quant à la campagne de 1877, on l'espère plus fructueuse encore.

 

Mais où l'importance croissante de Boulogne, en tant que port de pêche, se manifeste plus clairement,

c'est en ce qui concerne les armements pour la pêche du hareng.

Nous voyons, en effet, dans le tableau des ventes des harengs, effectuées du 1er juillet 1876 à fin de mars 1877,

des chiffres bien supérieurs à celui des années précédentes.

 

Durant cette période, 175 bateaux jaugeant ensemble 6,150 tonnes, et montés par 2,536 marins, ont été armés.

 

Celte masse d'embarcations, véritable flotte a mis à terre

plus de 17 millions de kilos de harengs frais ou salés

qui ont été vendus 5,834,000 fr.

 

Les expéditions faites par les saleurs de Boulogne, durant la saison dernière, s'élèvent à 111,250 barils, soit 1,400,000 kilos brut,

fournis soit à la Compagnie du Nord, soit au petit cabotage.

 

Les ventes effectuées sur le carreau de la halle, en 1876, s'élèvent à 1,599,125 fr. 

 

On remarquera que les productions de Quimper et de Douarnenez réunies, qui comprennent en même temps

celles du Guilvinec et d'Audierne, occupent après celles de Boulogne, le premier rang.

La gare de Quimper a expédié en effet,

d'après cette statistique, pour 5.771. 575 francs

de marée en 1875.

 

Boulogne a fourni 7.403. 490 francs, et Dunkerque,

qui vient en troisième rang, 5.478.000 francs.

 

Il se pourrait même que Quimper ait pris le premier rang

en 1876, année exceptionnellement bonne pour nos pécheurs.

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Dernière mise à jour - Juillet 2020