Fenêtres sur le passé

Restaurant Régina
Rue Traverse à Brest
1909 - 1942
33 ans de revue de presse

La Dépêche de Brest - 23 mai 1909

La Dépêche de Brest - 6 juin 1914

 

1914 – Quatre matelots en bordée au restaurant Régina

Source : La Dépêche de Brest 9 juillet 1914

 

Nous avons dit qu'avant-hier soir quatre matelots du Jean Bart, s'étaient fait servir à dîner chez M. Couture, restaurateur, place Etienne Dolet, et qu'au moment de régler la note s'élevant à 7 fr. 75,

ils avaient déclaré n'avoir pas d'argent.

 

Des agents appelés par Je commerçant, s'assurèrent de l'état-civil des clients indélicats.

Ceux-ci, hier matin, au lieu de regagner leur bord, poursuivirent leurs pérégrinations à travers la ville.

 

Vers midi, ils venaient s'installer au restaurant Régina, rue Traverse, et y procédaient de même façon que la veille.

Ils y burent et mangèrent pour 7 fr. 50.

Or, ils ne possédaient qu'un sou.

 

Le restaurateur les fit arrêter et mis en présence de M. Laurent, commissaire de police du l’arrondissement,

ils déclarèrent se nommer :

Albert David, 20 ans ; Auguste Luck, 20 ans ; Paul Lalande, 21 ans ; Michel Grini, 20 ans,

tous matelots sans spécialité.

 

L'enquête ouverte par le magistrat permit de constater qu'on se trouvait en présence des matelots

qui avaient ainsi opéré place Étienne Dolet.

 

Tous quatre ont été mis à la disposition de l'autorité maritime.

La Dépêche de Brest - 24 septembre 1916

La Dépêche de Brest - 21 juillet 1917

La Dépêche de Brest - 18 mai 1919

La Dépêche de Brest - 14 avril 1920

La Dépêche de Brest - 12 septembre 1920

 

Source : La Dépêche de Brest 25 mai 1922

 

Un drame, qui a causé le plus vif émoi dans la colonie espagnole de Brest,

s'est déroulé hier après-midi, rue de Traverse.

Un marchand de primeurs, M. Pierre Alemany, 36 ans, domicilié dans l'immeuble portant le n° 55 de ladite rue,

a été trouvé la gorge tranchée d'un coup de rasoir.

 

Il était 4 heures environ, M. Alemany, de retour de la gare, où il prit livraison de caisses de fruits,

était monté dans sa chambre pour y suspendre deux régimes de bananes.

 

L'absence du marchand de primeurs se prolongeant, et sa présence étant nécessaire au magasin,

sa femme l'appela à différentes reprises.

 

N'obtenant aucune réponse, elle monta jusqu'à l'appartement.

Son mari n'y était pas.

 

Mme Alemany se rendit, alors au grenier, ou un douloureux spectacle l'attendait :

Son malheureux époux, la face contre le parquet, baignait dans une mare de sang.

 

Affolée, Mme Alemany alla quérir son beau-frère, propriétaire du restaurant Régina.

Ce dernier accourut.

Il tenta de relever son frère et s'aperçut alors que le marchand de primeurs, qui avait une affreuse plaie à la gorge, avait cessé de vivre.

Un rasoir ensanglanté gisait non loin de lui.

 

Le docteur Lafolie fut appelé, mais il ne put que constater le décès.

 

On ignore les causes de cette fin tragique.

 

Les affaires du marchand de primeurs n'étaient, paraît-il, pas brillantes.

II y a un mois environ, il avait prié son frère de l'employer comme cuisinier au restaurant Régina.

Sa demande fut agréée.

Entre temps, il s'occupait de son commerce.

 

M. Pierre Alemany était d'un caractère très renfermé.

Hier matin, comme de coutume, il avait travaillé au restaurant, qu'il avait quitté à 2 heures pour se rendre à la gare.

Rien d'anormal n'avait été remarqué dans son attitude, et les membres de sa famille ne s'expliquent pas la raison pour laquelle Alemany a mis fin à ses jours.

La Dépêche de Brest - 13 juillet 1924

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La Dépêche de Brest - 9 février 1942

 

Source : La Dépêche de Brest 16 mars 1942

 

La gérante de l'hôtel de l'Europe, 38, rue du Château, Mme Le Hir, s'apercevait samedi matin, vers 10 heures,

que la porte d'entrée d'une des chambres du 4e étage, portant le n° 24 avait été défoncée pendant la nuit.

Le panneau supérieur avait été arraché sur une largeur suffisante pour livrer passage à un homme.

 

Près de la porte, Mme Le Hir trouva une valise vide et un dessus de lit, en tissu bleu.

 

Par l'ouverture de la porte, la gérante constata qu'en l'absence du locataire, l'Algérien Chermabe marchand ambulant, en voyage depuis quelques jours, tous les meubles de la chambre avalent été visités

et que de nombreuses marchandises entreposées avaient disparu.

 

Mme Le Hir s'empressa d'aller déposer une plainte à M. Ménez, commissaire de police.

Le brigadier Guivarch fut chargé de trouver les cambrioleurs.

 

L'adroit policier ne perdit pas une minute et fut assez heureux pour mettre la main sur toute une bande de filous, toujours en quête d'un mauvais coup à faire.

 

Il apprit que le marchand ambulant avait comme voisin un nommé Maurice Bichet,

employé à l'entreprise Polenski et se mit à sa recherche.

Après bien des réticence, Richet finit par faire des aveux au brigadier Guivarch et à donner les noms de ses complices :

Antoine Sommellier, 55 ans, actuellement sans travail ;

François Bernardet, 30 ans et sa femme, née Lucette Vie, née à Paris, dans le 8e arrondissement,

habitant 4, rue du Pont et enfin, Jacques Gardia, 21 ans, aide-monteur à la firme Méchin, rue de la Vierge,

né le 5 septembre 1920, à Montévilliers (Seine-Inférieure).

 

Les récits faits par les cinq complices concordent.

Voici comment fut décidée et accomplie l'opération :

 

Les quatre hommes dînaient ensemble, vendredi soir, au restaurant Régina.

Ils en sortirent vers 19 h. 30 et allèrent prendre de nombreuses consommations dans un café.

 

Sommellier, dit « Bébert », leur Indiqua un bon coup à faire et sans risques chez l'Algérien, voisin de Richet qui, dit-il, entassait dans sa chambre pour plus d'un million de marchandises.

 

— Pas de danger qu'il porte plainte, assura-t-il.

 

Munie de quelques clefs prises chez Bernardet, rue du Pont, la bande se rendit 3, rue du Château.

À pas feutrés, les quatre hommes grimpèrent au 4e étage, mais ne parvinrent pas à ouvrir la porte avec leurs clefs.

« Bébert » alla chercher une tige de fer pour faire des pesées.

La porte résista.

Alors, ils employèrent les grands moyens.

D'un coup d'épaule, ils enfoncèrent le panneau supérieur et par cette ouverture, deux d'entre eux pénétrèrent

dans la chambre, passèrent les marchandises au deux complices restés sur le palier qui portèrent tissus et couvertures dans la chambre voisine de Richet, où furent confectionnés cinq ou six ballots qui, en deux voyages,

furent transportés, 4, rue du Pont, dans la chambre des Bernardet.

 

— Nous t'apportons de la camelote, dit le mari.

Lève-toi et aide-nous à ranger tout cela dans l'armoire.

 

Ce que, docilement, fit Mme Bernardet, pendant que les amis de son mari étendaient sur le parquet des couvertures pour s'y coucher.

 

— « Bébert » devait se charger de vendre toute cette camelote, ont dit ses complices,

et nous aurions ensuite partagé l'argent.

 

Malheureusement, le brigadier Guivarch ne les a pas laissés mettre leurs beaux projets à exécution.

Après que M. Ménez et M. Bescond, son secrétaire, eurent, en présence des cambrioleurs, reconstitué,

d'après leurs dires, leur exploit de la nuit, afin de connaître le rôle exact joué par chacun d'eux, les auteurs de ce vol audacieux ont été répartis, pour qu'ils ne puissent communiquer entre eux, dans les divers violons de la ville,

en attendant d'être conduits, ce matin, au parquet.

La Dépêche de Brest - 7 décembre 1942

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Dernière mise à jour - Décembre 2021