Fenêtre sur le passé

1876

Les écrivains bretons

Source : Le Finistère août 1876

 

Les écrivains bretons.

 

Nous croyons intéressant de reproduire pour nos lecteurs le discours prononcé à la distribution des prix du lycée

de Rennes par M. Félix Hémon, professeur de seconde, et où l'orateur a choisi pour sujet la littérature bretonne.

Félix Hémon, le père de l’auteur de « Maria Chapdelaine », fit ses études à l’école Normale Supérieure

et obtint son agrégation en 1873.

Il enseigna ensuite le français et la rhétorique aux lycées de Bourges, Rennes et Brest puis aux lycées Charlemagne

et Louis le Grand à Paris à partir des années 1880.

Il est choisi en 1889 comme chef de cabinet d’Armand Fallières, ministre de l’Instruction Publique.

En 1895, il devient inspecteur de l’Académie de Paris puis inspecteur général en 1903.

Officier de la Légion d’Honneur, il est l’auteur de nombreuses études littéraires, dont un éloge de Buffon (1878)

et un éloge de Rotrou (1882) qui lui valurent le prix de l’éloquence de l’Académie française ».

Il est aussi l’auteur d’un Cours de littérature française, également couronné par l’Académie Française.
Félix Hémon était également poète, ce qui lui donna l’occasion de rencontrer

et d’entretenir une correspondance avec Victor Hugo.

Jean Meschinot

Abeilard

Jean Roscelin

Olivier Maillard

Alain Bouchart

Pierre Le Baud

Jean Moreau

Eguinaire Baron

Bertrand d'Argentré

François Le Douaren

Jacques Cujas

Jacques Amyot

Jean Calvin

Noël du Fail

Noël du Fail

François de La Nouë

Jean Baptiste Budes de Guébriant

François de La Nouë

René Le Pays

 

Chers Élèves.

 

C'est un Breton qui vient vous parler de la Bretagne et de ses écrivains, de ceux qui ont fait sa gloire dans le passé, qui la consolent dans le présent, et lui permettent d'espérer en l'avenir.

 

Trop longtemps on a distingué entre la Bretagne et la France.

 

Je voudrais les montrer intimement unies.

 

Sans nier cette originalité dont la Bretagne est à bon droit si fière, je voudrais prouver que, depuis sa réunion

à la France, les plus illustres de ses enfants, avant d'être Bretons, ont été Français.

 

Ceux qui ont versé leur sang pour la patrie ont eu peut-être une gloire plus retentissante.

 

Je les admire, mais ne les admire pas seuls.

 

Oui, sans doute, Duguesclin et Clisson, La Tour d'Auvergne et Cambronne sont de ceux dont un pays

ne désavoue pas les noms.

 

Oui, tous ces soldats, oui, tous ces marins, depuis Porsmoguer et Jacques Cartier, jusqu'à Surcouf et

La Bourdonnais, depuis Duguay-Trouin et Cassard jusqu'à Lamothe-Piquet et Du Couëdic,

nous enseignent par leur exemple comment on peut, comment on doit, à travers tout, aller droit à son devoir,

et l'accomplir quand même !

 

Mais les écrivains ont fait plus peut-être : en reliant deux peuples si divers, ils ont fondé l'unité intellectuelle

de la patrie.

 

Les glorifier, c'est glorifier bien moins la Bretagne que la France.

 

Avant sa réunion à la France, notre pays avait sa littérature propre, ses romans merveilleux, ses chants lyriques,

sa poésie dramatique même et ses mystères.

 

Aussi la fusion se fit-elle lentement, malgré l'influence de la cour d'Anne de Bretagne.

C'est la tâche que se donnèrent Alain Bouchard (5), avocat au Parlement,

Le Baud (6), aumônier de la reine Anne, le chanoine Moreau (7),

surtout Bertrand d'Argentré (8) ; mais les uns eurent le tort de traiter l'histoire

en poème épique et d'y introduire le merveilleux, les autres d'oublier

qu'elle n'est pas un plaidoyer passionné.

 

Chez d'Argentré du moins, si l'on critique l'auteur, on admire l'homme,

le magistral, le patriote.

 

Aussi, malgré ses parties défectueuses, le grand monument qu'il élevait à la gloire de la Bretagne est reste debout comme est restée debout sa statue, placée

devant l'ancien palais du Parlement, sans doute pour nous apprendre

comment il faut aimer et servir son pays.

 

Pendant ce temps, au cœur même de la France, à l'Université de Bourges, deux Bretons, François Douaren (9) et Eguinaire Baron (10),

renouvelaient l'étude du droit.

 

Prédécesseurs et rivaux de Cujas (11), chefs de deux partis opposés,

ils passionnaient par la nouveauté de leur enseignement tout un peuple de maîtres et d'élèves, parmi lesquels Amyot (12) méditait ses traductions

et Calvin (13) sa réforme.

 

Quel temps que celui-là !

 

Les juges les plus difficiles, c'étaient les élèves : les nôtres sont moins turbulents, mais ont-ils un égal enthousiasme de l'antiquité ?

 

Illustres alors par toute la France, Douaren et Baron ne sont plus guère connus qu'en Allemagne.

 

Laisserons-nous à l'Allemagne le monopole de l'admiration

pour nos grands hommes !

 

Plus heureux qu'eux, l'un de leurs élèves, Noël du Fail (14), a échappé à l'oubli.

 

Esprit original, il est à la fois un magistrat érudit et un aimable conteur ;

tantôt il recueille les arrêts du Parlement de Bretagne ;

tantôt il écrit les Contes d'Eutrapel.

 

Ici, dans sa gravité enjouée, il rappelle presque Montaigne ; là, sa verve s'égaie

en bouffonneries rabelaisiennes.

 

Ce qui lui manque, c'est le je ne sais quoi qui fait le génie :

Il entrevoit les choses et ne les achève pas.

 

Mais nous avons plaisir à le suivre, soit dans le public judiciaire et universitaire,

soit à sa campagne de la Hérissaye, où il observe de près ces paysans,

avec lesquels, selon lui, rien ne se fait sans boire.

 

Parfois il choque notre goût ;

plus souvent il amuse notre imagination par ses fantaisies gauloises.

 

Être Gaulois, après tout, c'est être Français, et le Français, si malheureux

qu'il puisse être, n'a jamais perdu, Dieu merci, le droit de rire.

Dans la Bretagne du XVIe siècle, les hommes d'action sont moins rares

que les conteurs.

 

À côté de ce duc de Rohan, dont Voltaire a dit :

Il agit un héros, en sage il écrivit ;

voici La Noue Bras-de-Fer (15), grand homme de guerre et encore plus grand homme de bien, au témoignage d'Henri IV, qui s'y connaissait.

 

Partout, dans les Discours politiques et militaires, se reflète son âme,

à la fois simple et grande, conciliante et inflexible.

 

Ce rude soldat a des effusions attendries ; ce protestant austère à des échappées de gaité fine et railleuse.

 

Un trait suffit à le peindre, mieux que tous les éloges :

Henri de Navarre manquait d'argent ; il engage ses terres pour lui en donner :

 « Garde son argent, s'écrie-t-il, quiconque l'estime plus que son honneur !

Tant que j'aurai une goutte de sang et un pouce de terre, je les emploierai au service de l'État où Dieu m'a fait naître. »

 

De même que La Noue avait secondé Henri IV dans son œuvre,

le maréchal de Guebriant (16), dont nous avons des Mémoires,

contribua puissamment à faire la France telle que Louis XIV la reçut.

 

Mais le siècle de la règle n'est peut-être pas favorable à l'épanouissement

de l'esprit breton, encore peu discipliné.

 

Le seul poète du temps fut ce Le Pays (17) que Boileau appelle

« un bouffon plaisant. »

 

Avouons que ce n'est pas assez.

 

C'est à l'écart, dans le silence du cabinet et du cloître,

que nos savants poursuivent leur œuvre.

 

Hévin (18) reprend les recherches de d'Argentré sur la coutume de Bretagne, Albert-le-Grand (19), au couvent de Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Rennes,

écrit sa biographie des saints de l'Armorique.

 

Au couvent de Saint-Melaine, le bénédictin dom Lobineau (20) nous donne enfin une histoire positive de Bretagne, que dom Morice (21) pourra modifier plus tard, sans la faire oublier.

 

Dans les rangs de ce clergé breton, où figurent l'abbé de Bellegarde,

le père Tournemine, le ministre Daniel Larroque, collaborateur de Bayle ,

nous rencontrons le plus paradoxal des hommes, le père Hardouin (22), que ses contemporains surnommaient le Père-Éternel des Petites Maisons.

 

Aux yeux de ce pieux sceptique, presque tous les écrits des anciens

seraient I’œuvre de moines du XIIIe siècle.

Frère Horace et dom Virgile, quelle transformation imprévue !

 

Mais quoi ! en chantant Lalagé, c'est L'Église qu'Horace chante,

et quant à l'Eneïde, qui n'y voit le symbole du voyage de saint Pierre à Rome ?

 

Avec sa science si mal dépensée, le père Hardouin peut servir d'exemple à ceux qui, trop dédaigneux des opinions reçues, ne voient pas que l'obstination

dans l'erreur mène droit au ridicule.

 

Heureusement, le pays du père Hardouin est aussi le pays de Descartes.

 

Son père était conseiller au Parlement ; sa nièce Catherine Descartes, qui vécut à Rennes, avait du talent pour la poésie ;

ce qui fit dire que l'esprit de Descartes était tombé en quenouille.

 

Si le hasard d'un voyage a permis que l'auteur du Discours de la méthode naquit

à Tours, personne ne se trompe sur son origine réelle :

« Abeilard et Descartes, dit Cousin, ne sont pas seulement Français :

ils appartiennent à cette Bretagne, dont les habitants se distinguent par un si vif sentiment d'indépendance et une si forte personnalité ».

 

Descartes n'a pas besoin d'être loué ; mais j'avais le devoir de rendre à la Bretagne un grand homme qui tient à elle par ses qualités comme par ses défauts,

par sa raison sévère et sa soif de l'évidence, comme par son opiniâtreté

parfois querelleuse, un grand homme dont la statue devrait se dresser,

non pas sur les quais de Tours, mais sur une des places de Rennes ».

Quant vint le temps où cette indifférence philosophique ne fut même plus permise, la Bretagne donna aux Assemblées des hommes dévoués à l'ordre,

pour lequel ils exposèrent plus d'une fois leur vie, mais qui n'ont jamais séparé

de l'amour de l'ordre, l'amour de la liberté.

 

Tels sont Boulay-Paty (23)qui, digne émule du tailleur Leperdit (24),

maire de Rennes, bravait Carrier (25), en face; Lanjuinais (26),

que l'émeute ne peut faire taire ni faire pâlir et qui disait à Napoléon :

Je n'ai jamais appartenu qu'à mon devoir.

 

Jurisconsultes éminents, Boulay-Paty et Lanjuinais avaient fait de Rennes

un centre intellectuel, où le droit était honoré, où brillaient des maîtres

tels que Carré (27) et Toullier (28).

 

L'École de droit de Rennes n'a pas à se plaindre de sa part

dans nos illustrations nationales.

 

Avant l'apaisement des esprits, la, Bretagne s'était remise au travail.

 

C'est au plus fort de l'orage que des savants désintéressés essayaient d'éclairer

les origines de notre race.

 

Entre deux batailles, La Tour-d'Auvergne (29) écrivait ses Origines Gauloises.

 

C'est un beau spectacle que celui du premier grenadier de France,

n'ambitionnant d'autre gloire que celle de contribuer aux progrès de la science.

 

Par malheur, ami du celtomane Le Brigant (30), il apporta dans la science

les préoccupations du patriotisme, et peu s'en faut qu'il ne fasse parler bas-breton à Adam et Ève dans le paradis terrestre.

 

Souhaitons à la France, avec des érudits moins partiaux,

des citoyens tels que celui à qui suffisait «du pain, du lait et la liberté,»

et qui avant d'aller tomber à Neubourg, frappé au cœur d'une lance allemande, s'écriait :

« Le gouvernement croit que je vaux encore un coup de fusil ; il m'a jeté le gant ;

en bon Breton, je l'ai relevé.

À cinquante-sept ans, la mort la plus honorable

est celle d'un soldat sur le champ de bataille,

et j'espère l'obtenir.

Tant qu'il s'agira de mourir pour la France, je serai toujours de la première réquisition».

 

Si les plus illustres ici sont ceux qui ont agi plus qu'ils n'ont écrit, n'oublions pas parmi les littérateurs de l'empire, quatre Rennais: Ginguené (31),

l'auteur de l'Histoire littéraire de l'Italie ; Geoffroy (32),

le critique sévère et dogmatique, collaborateur de Fréron (33), qu'il continua ; Amaury Duval (34), savant distingué, et son frère Alexandre (35),

habile arrangeur de pièces morales ;

c'est de lui qu'est Une aventure de Sainte-Foix, où l'on vit un Rennais

mettre à la scène un Rennais et le faire jouer par un Rennais, Elleviou (36),

que la Bretagne donnait au théâtre avant de lui donner Mme Dorval.

 

Ces noms appartiennent déjà au XIXe siècle ; ici je ne puis insister.

 

Mais Chateaubriand est déjà pour nous un classique.

 

La réaction qui a suivi sa longue tyrannie intellectuelle est aussi injuste

que l'enthousiasme fut excessif.

 

Ce qui fait et fera la grandeur de l'ancien élève du collège de Rennes,

c'est que tout un siècle s'est reconnu en lui, avec ses élans passionnés,

ses rêveries maladives, sa soif de paix morale et de nouveauté littéraire.

 

Si l'imagination chez lui domine le goût, du moins il ne ressemble à aucun autre : aussi supérieur aux pâles écrivains de l'Empire qu'à nos rêveurs incompris,

son caractère même, si opiniâtre et impérieux, lui permit de rester fidèle à la devise que lui traçait son ami Carrel, devise éminemment bretonne : Persévérer.

Ce que je pourrais dire de lui ne serait qu'un écho affaibli

de ce qui a été dit naguère, non loin d'ici, au pied de sa statue, près de cette mer où il a placé sa tombe et où il s'élançait jadis, quittant les ombrages de Combourg, pour aller puiser en Amérique l'amour de la liberté et de la nature.

 

Le Génie du Christianisme avait relevé la religion par la poésie ;

dans l'Essai sur l'indifférence, Lamennais (37) poursuit le même but,

avec une imagination égale et une logique plus inflexible.

 

Autoritaire et indépendant, il n'habite pas ces hauteurs sereines

d'où Châteaubriand, avec quelque affection de dédain,

contemple les choses humaines : il se jette dans la mêlée et y combat.

 

Son âme fébrile l’entraîne malgré lui à la révolte.

 

Au lieu de l'accuser, sachons le plaindre.

 

Heureux et malheureux toute leur vie ceux qu'une telle passion possède ;

ils ont en partage les joies les plus profondes et les plus cruelles souffrances ; toujours à la poursuite d'un idéal qui les fuit toujours, ils ne se reposent,

comme Lamennais, que dans la mort.

 

Voilà nos grands poètes : à leur appel, a l’appel du poète qui,

disent les Feuilles d'automne,

Naquit d'un sang breton et lorrain à la fois, 

toute une jeune  légion se lève : Turquety (38), E. Mercœur (39), Boulay-Paty, Violeau (40), tant d'autres dont la voix est dominée par la voix de Brizeux (41).

 

On vous a trop bien parlé déjà de Brizeux, pour que j'aie à y revenir longuement.

 

Son caractère instinctif, ce n'est ni sa finesse un peu grêle ni sa simplicité,

parfois voulue ; c'est que sa poésie est saine et toujours puisée

à des sources pures : la nature, la patrie, la famille, l'art, voilà ce qui l'inspire ;

voilà ce qui doit inspirer encore tout ceux qui ont à cœur de justifier

les vers du poète de Marie :

Les chansons d'autrefois, toujours nous les chantons. Non !

Nous ne sommes pas les derniers des Bretons.

 

Poésie et science, voilà tout le XIXe siècle.

 

Broussais porte dans la médecine son esprit ardent et systématique,

son orgueil que la contradiction irrite ; il engage avec Laënnec,

l'inventeur de l'auscultation, une lutte passionnée,

où tous deux voulaient avoir le dernier mot, car tous deux étaient bretons.

 

Avec le mémo enthousiasme, les voyageurs Guillaume Lejean et Caillaud

vont arracher ses secrets à l'Afrique.

 

Je m'arrête, car les noms que je rencontre ici sont des noms contemporains.

Qu'on me permette d'en retenir un seul : il y a quarante ans, au lycée de Rennes, un maitre d'études exerçait modestement ses fonctions trop peu appréciées.

 

Fils de ses œuvres, il a grandi par le travail : l'Université de France l'a vu à sa tête, et, il y a moins de deux mois, l'Académie française accueillait dans son soin l'ancien maître d'études du lycée de Rennes.

 

Que de tels exemples ne soient pas perdus pour vous, chers élèves.

 

Cette longue revue n'atteindrait pas son but, si elle devait seulement flatter

votre amour-propre, en vous rappelant que ce pays d'Ille-et-Vilaine a produit

au XVIe siècle Jacques Cartier et Noël du Fail, au XVIIe Dugay-Trouin et Descartes, au XVIIIe, Maupertuis, La Chalotais, La Bourdonnais, Toullier, Lanjuinais,

au XIXe, Chateaubriand, Lamennais et Broussais.

 

Non ! il faut emporter d'ici un plus utile souvenir.

 

« On devrait dans tous les États, disait Duclos, inspirer les sentiments de citoyen,

former des Français parmi nous, et pour en faire des Français,

travailler à en faire des hommes. »

 

Or ce qui fait l'homme, c'est la volonté ; c'est par la volonté qu'ont été grands

nos écrivains, mais par la volonté contenue et dirigée.

 

Sachez donc vouloir, si vous avez à cœur de devenir des hommes ;

mais que votre volonté ne soit qu'un instrument au service de votre raison.

 

Soyez vous-mêmes ; ayez la passion de la vérité, l'entêtement du bien et du beau ; mais ne confondez pas l'indépendance avec l'indiscipline,

n'oubliez pas que ceux-là seuls sont dignes de la liberté,

qui n'ont pas rougi de se soumettre à la règle.

 

S'il est vrai que l'on sent mieux ce qu'on doit à son pays,

lorsque ce pays est malheureux, ne dédaignez pas les leçons du passé,

vous qui avez à préparer l'avenir.

 

A ces illustres Bretons que je vous ni proposés pour modèles,

allez demander comment on fait son devoir, comment on marche résolument

au but qu'on s'est fixé, comment on unit, dans un dévouement passionné,

la petite patrie et la grande, la Bretagne et la France.

FIN

 

Sources : Wikipedia

(1) Jean Meschinot, seigneur de Mortiers, dit « le Banni de liesse », né vers 1420 aux Mortiers,

dans la paroisse de Monnières, près de Clisson, environ 30 kilomètres au sud de Nantes,

capitale du duché de Bretagne, mort le 12 septembre 14911, 

est un poète breton de langue française à la cour des ducs de Bretagne.

 

(2) Abélard, Abailard, ou encore Abeilard (Abaelardus en latin), Pierre alias Petrus en religion

(né en 1079 au Pallet près de Nantes - mort le 21 avril 1142, au prieuré Saint-Marcel près de

Chalon-sur-Saône), est un philosophe, dialecticien et théologien chrétien, père de la scolastique

et inventeur du conceptualisme.

(3) Jean Roscelin, né vers 1050 (vraisemblablement à Compiègne), mort à Besançon vers 1121,

est un philosophe scolastique français. Il est considéré comme le fondateur du nominalisme.

 

(4) Olivier Maillard, né en 1430 dans la province de Bretagne (probablement à Yvignac-la-Tour,

au Bois du cordelier) et mort le 13 juin 1502 près de Toulouse,

est un moine franciscain et prédicateur français.

 

(5) Alain Bouchart (ou Bouchard), né vers 1440 à Batz-sur-Mer, mort entre 1514 et 1530,

sans doute à Paris, est un juriste, administrateur et historien breton, auteur des Grandes chroniques

de Bretagne en moyen français, publiées en 1514 à Paris, première Histoire de Bretagne imprimée.

 

(6) Pierre Le Baud ou Lebaud, né vers 1450, peut-être à Saint-Ouen-des-Toits (Mayenne),

mort le 29 septembre 1505 à Laval, est un ecclésiastique français, surtout connu comme aumônier

de la duchesse Anne de Bretagne et pour ses travaux sur l'histoire de la Bretagne.

 

(7) Jean Moreau (vers 1552, Quimper -29 juin 1617, Quimper), fils d'Augustin Moreau,

substitut à la Cour de Quimper vers 1550 et de sa femme Marie Lhonoré, héritière de Keraval

en Plomelin, conseiller au présidial de Quimper Corentin, est un chanoine de Cornouaille

qui s'est engagé du côté de la Sainte Union en 1586 durant la dernière phase de la guerre de religion.

Ses mémoires, rédigées à partir de 1606, sont une source rare de l'histoire de cet épisode

en Basse Bretagne.

Les Mémoires du chanoine Jean Moreau sur les guerres de la ligue en Bretagne, ont été publiées en 1836 par Alain Jean Marie Le Bastard de Mesmeur, alors maire de Fouesnant.

Une rue de Quimper dans le quartier de Locmaria porte son nom : rue du Chanoine Moreau

 

(8) Bertrand d’Argentré est un juriste et historien breton, né à Vitré le 19 mai 1519

et mort à Thorigné le 13 février 1590.

Il est fils de Pierre d’Argentré, l'un des hommes les plus instruits de son temps, sénéchal de Rennes,

qui eut un rôle important dans les tractations qui ont conduit à l’édit d’Union de la Bretagne

à la France en 1532.

Bertrand d’Argentré est également le petit-neveu de l’historien Pierre Le Baud,

l’aumônier d’Anne de Bretagne, dont il se fait remettre les ouvrages et les notes diverses.

 

(9) François Le Douaren ou François Douaren (en latin : Franciscus Duarenus), né en 1509

à Moncontour et mort en 1559 à Bourges, était un juriste et professeur de droit français,

qui exerça à l'université de Paris où il eut au nombre de ses élèves les trois fils de Guillaume Budé,

puis à celle de Bourges.

Selon de Thou, il était le plus savant homme de son temps en droit civil.

 

(10) Éguiner-François Baron (en latin Eguinarius Baro Leonensis), né à Kerlouan, dans le Léon,

vers 1495, mort à Bourges le 22 juillet 1550, est un jurisconsulte français.

Il fut sans doute l'élève d'André Alciat.

Il professa le droit successivement à Angers, à Poitiers, et à Bourges à partir de 1542.

Dans cette dernière université, il fut le collègue de François Le Douaren, Breton comme lui,

avec lequel il eut une forte rivalité.

Il contribua par son enseignement du droit romain, très renommé à l'époque, à faire de l'Université

de Bourges le grand foyer de l'humanisme juridique.

C'est de ses mains que François Baudouin reçut le bonnet de docteur en droit le 13 mai 1549.

Il fut inhumé en l'église Saint-Hippolyte de Bourges.

Jacques Cujas, qui le considérait comme le plus savant homme de sa génération,

le surnomma le « Varron français ».

 

(11) Jacques Cujas (né Cujeus) est un jurisconsulte français, né à Toulouse en 1522

et mort à Bourges le 4 octobre 1590.

C'est l'un des principaux représentants de l'humanisme juridique.

 

(12) Jacques Amyot, né à Melun le 30 octobre 1513 et mort à Auxerre le 6 février 1593,

est un prélat français et l'un des traducteurs les plus renommés de la Renaissance.

Il est inhumé à Auxerre.

 

(13) Jean Calvin, Calvinus, du nom Jehan Cauvin, né le 10 juillet 1509 à Noyon (Picardie)

et mort le 27 mai 1564 à Genève, est un théologien français, un important réformateur,

et un pasteur emblématique de la Réforme protestante du XVIe siècle,

notamment pour son apport à la doctrine dite du calvinisme.

 

(14) Noël du Fail, seigneur de La Hérissaye, né vers 1520 dans la propriété familiale de Château-Létard

à Saint-Erblon (à 10 km au sud de Rennes), et mort le 7 juillet 1591 à Rennes,

est un juriste, magistrat et écrivain breton.

Son œuvre, à la fois divertissante et sérieuse, constitue un témoignage intéressant

sur la société rurale du XVIe siècle en Bretagne.

 

(15) François de La Nouë, dit Bras de fer, seigneur de La Noue-Briord, de La Roche-Bernard

et de Montreuil-Bonnin, né en 1531 au château de la Gascherie, à La Chapelle-sur-Erdre

et mort le 4 août 1591 à Moncontour, est un capitaine huguenot durant les guerres de Religion.

 

(16) Jean-Baptiste Budes de Guébriant, comte de Guébriant, né à Saint-Carreuc le 2 février 1602

d'une ancienne famille bretonne, mort le 24 novembre 1643 de la blessure

qu'il reçut le 17 novembre 1643 d'un coup de fauconneau qui lui emporta le bras droit

lors du siège de Rottweil, fut un homme de guerre français actif pendant la Guerre de Trente Ans.

 

(17) René Le Pays (1634 -1690) fut directeur général des gabelles du Dauphiné et de Provence. Imitateur de Jean Louis Guez de Balzac et de Voltaire, il eut du succès en province

et c'est de lui que Boileau dit dans sa troisième satire "Le Pays sans mentir, est un bouffon plaisant"

 

(18) Pierre Hévin (1621 ou 1623-1692), est un historien et jurisconsulte français, officiant à Rennes.

Ce champion de l'absolutisme royal est l'auteur de travaux importants sur le droit breton.

Il est un adversaire posthume de Bertrand d'Argentré.

 

(19) Albert Le Grand est un hagiographe breton, frère dominicain né à Morlaix en 1599

et décédé en 1641 à Rennes.

 

(20) Guy Alexis Lobineau, dit Dom Lobineau, né le 9 octobre 16671 à Rennes, mort le 3 juin 1727

en l'abbaye de Saint-Jacut-de-la-Mer, est un historien breton,

moine bénédictin de la congrégation de Saint-Maur.

 

(21) Pierre-Hyacinthe Morice de Beaubois, dit Dom Morice, est un bénédictin français

de la congrégation de Saint-Maur, né le 5 octobre 1693 à Quimperlé

et mort le 14 octobre 1750 à Paris.

 

(22) Jean Hardouin (né le 23 décembre 1646 à Quimper et mort le 3 septembre 1729 à Paris)

est un jésuite et érudit français.

 

(23) Évariste Boulay-Paty, né à Donges le 10 octobre 1804 et mort à Paris le 7 juin 18641,

est un poète romantique français.

Fils de Pierre-Sébastien Boulay-Paty, commissaire national à Paimbœuf et député de la Loire-Inférieure, et de Rose Halgan, il fut couronné par la Société académique de Nantes et de Loire-Atlantique,

puis par l'Académie française en 1837 pour son ode L'arc de triomphe de l'Étoile.

Portrait d’Évariste Boulay-Paty avec son ami Charles Letellier, par Jean François Boisselat, v. 1834.

 

Que j'aime mon vieux bourg, mon vieux bourg de Bretagne
Avec sa grève aride et sa rude campagne
Lui que la grande mer berce de son bruit sourd
Et qu'endorment les vents. Je t'aime mon vieux bourg.

 

(24) Jean Leperdit (né le 5 mai 1752 à Noyal-Pontivy - mort le 3 août 1823 à Rennes)

maître-tailleur (doyen des tailleurs) et maire de Rennes de février 1794 à octobre 1795.

 

(25) Jean-Baptiste Carrier, né le 16 mars 1756 à Yolet, près d'Aurillac et mort guillotiné

le 16 décembre 1794 (26 frimaire an III à Paris), est un homme politique français,

un des acteurs de la Révolution française, et particulièrement de la Terreur.

Son nom reste associé aux massacres, fusillades et noyades de Nantes qu'il ordonna

entre décembre 1793 et février 1794.

 

(26) Jean Denis Lanjuinais (° 12 mars 1753 - Rennes † 13 janvier 1827 - Paris) était un juriste

et homme politique français de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe siècle.

Député pour la sénéchaussée de Rennes aux États généraux de 1789, puis député d'Ille-et-Vilaine

à la Convention nationale, il poursuit sa carrière politique comme sénateur du Premier Empire

et membre de la Chambre des pairs sous la Restauration.

 

(27) Guillaume Louis Julien Carré, juriste français, né à Rennes le 21 octobre 1777

et mort le 13 mars 1832.

 

(28) Charles Bonaventure Marie Toullier, né à Dol-de-Bretagne le 21 janvier 1752

et mort à Rennes le 19 septembre 1835, est un jurisconsulte français.

 

(29) Théophile Malo de La Tour d'Auvergne-Corret, né le 23 novembre 1743 à Carhaix en Bretagne

et mort le 27 juin 1800 (à 56 ans) à Oberhausen en Bavière, est un militaire français.

Napoléon lui donna le titre « premier grenadier de la République ».

Il a également écrit plusieurs ouvrages sur l'histoire de la Bretagne et des langues celtiques.

 

(30) Jacques Le Brigant, né à Pontrieux en 1720 et mort en 1804,

fut avocat au Parlement de Bretagne et celtisant.

 

(31) Pierre-Louis Ginguené, né le 25 avril 1748 à Rennes et mort le 16 novembre 1816 à Paris,

est un journaliste, poète et historien de la littérature français.

Fondateur et rédacteur phare de la Décade philosophique, il est surtout retenu aujourd’hui

pour sa contribution aux études sur la littérature italienne.

 

(32) Julien Louis Geoffroy, né à Rennes le 17 août 1743 et mort à Paris le 27 février 1814, est un journaliste et critique dramatique et littéraire français.

Julien-Louis Geoffroy fit ses études au collège de Rennes, puis au collège Louis-le-Grand de Paris.

Il entra au noviciat de la Compagnie de Jésus en 1758.

Il fut maître de quartier au collège de Montaigu, puis précepteur particulier.

C'est alors qu'il composa une tragédie de La Mort de Caton, qui fut reçue à la Comédie-Française

mais ne fut jamais représentée

 

(33) Élie Catherine Fréron, né à Quimper le 20 janvier 1718 et mort à Montrouge le 10 mars 1776,

est un journaliste, critique littéraire et polémiste français.

 

(34) Charles-Alexandre-Amaury Pineux, dit Amaury Duval (28 janvier 1760 à Rennes - 12 novembre 1838 à Paris), est un diplomate, historien, archéologue et homme de lettres français.

 

(35) Alexandre-Vincent Pineux, dit Alexandre Duval, est un dramaturge, librettiste et acteur français,

né à Rennes le 6 avril 1767 et mort à Paris le 9 janvier 1842.

Il est le frère de l'historien Amaury Duval et l’oncle du peintre Amaury-Duval.

 

(36) Jean Elleviou est un chanteur, comédien et librettiste français,

né à Rennes le 14 juin ou 2 novembre 17692 et mort à Paris le 5 mai 1842.

 

(37) Félicité Robert de Lamennais, né le 19 juin 1782 à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine)

et mort le 27 février 1854 à Paris, est un prêtre, écrivain, philosophe et homme politique français.

Ultramontain à ses débuts, Lamennais connait une évolution qui fait de lui un précurseur

du catholicisme libéral, du catholicisme social, ainsi que de la démocratie chrétienne.

En 1833, il renonce à ses fonctions ecclésiastiques et publie l'année suivante Paroles d'un croyant

qui est condamné par le pape Grégoire XVI et marque ses contemporains.

En 1848, il est élu député à l'Assemblée nationale.

Il meurt en 1854, alors qu'il est toujours brouillé avec l’Église et, selon ses volontés,

il est enterré civilement.

 

(38) Édouard Turquety, né à Rennes le 21 mai 1807 et mort à Paris en 1867, est un poète français.

Dans la lignée de Lamartine, il passa du romantisme lyrique, dans ses Esquisses poétiques de 1829),

à la poésie religieuse, mais de manière bien plus fervente et complète que chez l'auteur des Harmonies, et que Laprade après lui.

Il fut admiré de Charles Nodier et ami de Lamennais.

 

(39) Élisa Mercœur, née vraisemblablement à Saint-Sébastien-sur-Loire le 24 juin 1809

et morte à Paris le 7 janvier 1835, est une poétesse française.

 

(40) Hippolyte Violeau, né à Brest le 13 juin 1818 et mort à Lambézellec le 24 avril 1892,

est un homme de lettres français, auteur de contes, de poésies édifiantes

et d'études littéraires bretonnes.

Employé au bureau des hypothèques, puis bibliothécaire-archiviste à la bibliothèque de Brest en 1843, Violeau se retire quelque temps plus tard à Morlaix pour poursuivre son œuvre littéraire.

Son Livre des mères et ses Soirées de l'ouvrier sont couronnés par l'Académie française

en 1848 et 1850.

Tandis que les journaux se disputent ses contes, sa notoriété en tant que poète lui vaut d'être nommé maître ès jeux par l'Académie des Jeux floraux en 1861.

 

(41) Julien Pélage Auguste Brizeux, né le 12 septembre 1803 à Lorient (Morbihan)

et mort le 3 mai 1858 à Montpellier (Hérault), est un poète romantique breton.

Pierre Hévin

Albert Le Grand

Guy Alexis Lobineau

Pierre Hyacinthe Morice de Beaubois

Jean Hardouin

Evariste Boulay-Paty

Jean Leperdit

Jean Baptiste Carrier

Jean Denis Lanjuinais

Charles Bonaventure Toullier

Pierre Louis Ginguené

Julien Louis Geoffroy

Elleviou

Brizieux

Lamennais

Élisa Mercœur

Édouard Turquety

Hippolyte Violeau

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Dernière mise à jour - Décembre 2021