Fenêtres sur le passé

1872

Dons au Musée d'Archéologie de Quimper

Source : Le Finistère octobre 1872

 

Auteur :

René François Le Men

Directeur du Musée départemental d'Archéologie ;

correspondant du ministre de l'Instruction publique pour les travaux historiques

et de la Commission de la topographie des Gaules ;

associé correspondant de la société nationale des antiquaires de France ;

membre honoraire de l'Institut royal d'Archéologie de la Grande-Bretagne et de l'Irlande ;

de la société des antiquaires d'Ecosse ; de la société des antiquaires de Normandie ;

de l'Association archéologique du pays de Galles etc.

 

Notes sur quelques dons au Musée d’Archéologie de Quimper

 

Le Musée départemental d'Archéologie, récemment fondé à Quimper, n'est pas encore ouvert au public,

et déjà l'intérêt que des habitants de divers points du Finistère portent à cet établissement,

se manifeste par des dons nombreux, dont il me semble utile de mentionner les plus importants,

en attendant la publication d'un catalogue détaillé des objets conservés dans le Musée,

qui contiendra une liste complète des donateurs.

1 -  Urnes cinéraires du cimetière gallo-romain de Carhaix.

 

Peu de villes en Bretagne, ont plus souvent que celle de Carhaix,

servi de thème aux dissertations et aux commentaires des historiens

et des archéologues, qui, il faut le dire, sont loin d'être d'accord sur son origine.

 

En effet, tandis que les uns, en tête desquels il convient de placer notre illustre La Tour d'Auvergnes'autorisant d'un prétendu rapport de noms,

lui donnent pour fondateur Aétius, général des troupes de Valentinien III,

au Ve siècle de notre ère, d'autres s'appuyant sur des arguments

non moins futiles, attribuent sa fondation à une certaine princesse Ahès,

dont la légende diffère peu de celle de la fameuse reine Brunehaut,

femme de Sigebert, prototype do toutes les princesses dévergondées dont la tradition s'est conservée un peu partout dans l'ancienne France.

La Tour d'Auvergne

La critique moderne a fait justice de ces fantaisies étymologiques, et l'on peut avancer sans crainte de rencontrer d'objections sérieuses, que le mol Kerahes, loin de signifier la ville d'Aétius, ou la ville d'Ahès,

est une forme altérée de Kaerez, expression qui servait à désigner primitivement, dans tous les dialectes celtiques,

un lieu fortifié, et qui doit se traduire par les mots latins Castrum ou Castellum.

 

C'est en effet sous le nom de Castellum, que la ville de Carhaix est mentionnée en 1108,

dans l'acte de fondation du prieuré de Saint-Nicolas, par Tanguy, vicomte de Poher.

 

D'un autre côté la commission de la topographie des Gaules, après avoir constaté que le territoire actuel

du département du Finistère, a été aussi complètement romanisé (*), que le reste de la Gaule,

n'a pas hésité à assimiler la ville de Carhaix à l'ancienne Vorganium, que Ptolémée donne pour capitale aux Osismi.

 

(*) Par ce mot romanisé, je veux dire simplement que ce territoire fut occupé militairement, sans prétendre que les Gaulois qui l'habitaient, aient entièrement renoncé à leurs coutumes, pour adopter celles des Romains.

Il est certain que durant une occupation de trois siècles, les vaincus emprunteront quelques-uns des usages de leurs vainqueurs ; mais j'ai la conviction que les Gaulois, tout en restant courbés sous le joug des conquérants, conservèrent, en grande partie jusqu'aux premiers temps du Moyen-Âge, leurs mœurs et leurs coutumes, et cette conviction est basée non sur des inductions théoriques, mais sur l'examen attentif et réfléchi des monuments antérieurs à la conquête, et du ceux qui furent élevés après Ia révolte des Armoriques au Ve siècle.

Le territoire attribué à ce peuple par la plupart des géographes,

depuis d'Anville, correspond à celui des anciens évêchés

de Cornouaille et de Léon, et a une partie de celui de Tréguier.

 

J'ai essayé, dans un travail récent,

de restituer la partie sud de ce vaste territoire, à la cité des Veneti. (*)

 

(*)  La cité des Osismi et des Vénéti, Revue archéologique, janvier et février 1872

 

Les découvertes d'objets antiques qui se font journellement à Carhaix

depuis plus d'un siècle peuvent donner quelque idée de l'importance

de cette ville à l'époque gallo-romaine.

 

Ce n'est pas seulement dans l'intérieur de la ville

que ces découvertes ont lieu.

 

Outre l'aqueduc en béton, que les habitants de Carhaix s'empressent de montrer aux étrangers (*),

on remarque dans la campagne environnante de nombreuses substructions de villas romaines,

et il existe au milieu de l'une de ces habitations, qui se trouve sur les terres de M. Lemonnier secrétaire de la mairie

de Carhaix, une fort belle mosaïque formée de petits cubes de pierres de diverses couleurs,

que l'on a eu le tort de mutiler il y a quelques années sous le prétexte

d'en envoyer des échantillonna quelques musées.

 

(*)  Plusieurs tronçons de cet aqueduc ont été découverts dans l'intérieur de la ville ;

notamment sur l'emplacement du nouveau couvent des Ursulines, que l'on vient d'y construire.

D'après M. le docteur Bernard, de Carhaix, que ses nombreuses occupations n'empêchent pas de prendre intérêt aux antiquités de son pays, la source qui alimentait cet aqueduc, serait située à plusieurs lieues de la ville dans la direction de l'est.

 

Notre musée possède un de ces échantillons.

 

Mais, je le répète, cette mutilation est fort regrettable ;

car il eut été possible, avec quelques précautions, et en la divisant en plusieurs pièces régulières,

au moyen de la scie ou du ciseau, de transporter entière cette mosaïque au musée d'archéologie,

dont elle n'eût pas été le moins bel ornement.

 

Celle opération a été faite plusieurs fois en France, et surtout en Italie,

et a toujours réussi quand elle a été pratiquée sous la direction de gens habiles.

 

Mais une découverte d'un bien autre intérêt, est celle qui y a été faite, en 1868,

d'un cimetière gallo-romain d'une assez vaste étendue.

 

Quand on considère que l'existence d'aucun cimetière, remontant à l'époque gallo-romaine,

n'a été constatée ni à Rennes, ni à Nantes, ni à Vannes, ni à Corseult, capitale des Curiosolites,

on se figure sans peine l'importance exceptionnelle dont la cité de Vorganium (Carhaix),

a dû jouir dans les premiers temps de l'occupation romaine.

 

Cette importance est du reste bien justifiée par la position de cette ville

au centre de cette partie de la IIIe Lyonnaise, qui a depuis formé la Bretagne-Armoricaine.

De nombreuses voies (*) rayonnant de ce centre dans toutes

les directions, permettaient aux légions romaines,

en cas d'insurrection des habitants du pays,

de se porter rapidement sur les points menacés.

 

(*)  C'est sur le bord de l'une de ces voies qui se dirige vers Plouguerneau, que l'on remarque en face du village de Kerscao,

une borne milliaire, qui porte le nom de l'empereur Claude 1er,

et dont l'érection remonte à l'an 46 de l'ère chrétienne.

Cet important monument, unique jusqu'ici dans le Finistère,

a été l'objet d'une savante étude de M. Denis Lagarde,

publiée dans le 4e volume, page 20,

du Bulletin de la Société académique de Brest.

J'ai adressé il y a quelque temps à la Commission de la Topographie des Gaules, un estampage de l'inscription qui y est gravée,

mais que malheureusement on ne peut lire dans son entier.

Sous ce rapport, Vorganium (Carhaix), était pour les conquérants le meilleur point stratégique

de toute la péninsule armoricaine.

 

Comme il n'a été publié aucun compte-rendu de la découverte de cette nécropole,

les personnes à qui l'histoire de notre pays n'est pas indifférente, liront peut-être, sans trop d'ennui,

les renseignements qui suivent sur ce sujet intéressant.

  

Les routes actuelles de Callac et de Saint-Nicolas-du-Pélem, qui se dirigent, la première vers le nord-est,

la seconde vers l'est, faisaient partie des voies romaines qui sortaient de Carhaix.

 

Au mois de septembre 1868, des ouvriers occupés aux travaux de rectification de la route de Callac,

découvrirent en ouvrant une tranchée sur la lisière sud de cette route, à 500 mètres du pavé de Carhaix,

des urnes cinéraires enfouies à 0 m. 60 du sol.

 

On peut évaluer à 8 ou 10 ares, la superficie de cette tranchée, qui traverse les parcelles n° 21 et 22,

section unique du cadastre de la commune de Carhaix, dont les noms actuels, Parc-ar-C’hezec (champ des chevaux), et Parc-Leur-an-Hent-bras (champ de l'aire du grand chemin), indiquent assez que le souvenir de leur destination primitive s'est perdu depuis bien longtemps.

 

Quant au nombre des urnes qui, pour la plupart, sortirent du sol plus ou moins brisées, les uns l'évaluent à 100, d'autres à 200 et même plus.

 

On sera, je crois, plus près du la vérité en acceptant la première évaluation.

 

Les plus précieuses de ces urnes, au nombre de quatre, sont en verre d'une nuance bleu-verdâtre.

 

Leur forme est celle d'un flacon à panse carrée, surmontée d'un col rond et court à rebord épais,

et muni d'une anse large et cannelée.

 

J'ai vu seulement deux de ces urnes ou plutôt les débris qui en proviennent.

 

Elles sont hautes de 0 m. 55.

 

Le fond de l'une d'elles, la mieux conservée, offerte au Musée par M. le docteur Bernard,

est orné extérieurement d'une rose eu relief à six pétales, circonscrite dans un cercle aussi en relief.

 

On remarque entre les pétales de cette rose des caractères ou capitales romaines qui forment le mot PVTIMI.

 

La lecture de la seconde lettre est douteuse.

 

En sous-entendant, comme il convient de le faire, le mot officina, cette inscription signifie :

Atelier, ou Manufacture de PVTIMVS (*).

 

(*)  Dans sa Nouvelle notice sur Notre-Dame du Folgoët (Brest, Lefournier 1853), M. de Kerdanet cite parmi les objets trouvés dans les ruines romaines de Kerradennec, en la commune de Kernilis (Finistère),

« une belle urne portant le nom de Divixtim, Divi Xtim » ;

peut-être, ajoute M. de Kerdanet, « l’urne funèbre de Septime-Sévère ».

Cette inscription, qui est peut-être mal lue, a du rapport avec celle de notre urne.

Quant à Septime-Sévère qui mourut à York, il est peu probable qu’il ait été inhumé chez les Osismis.

 

L'ornementation de la seconde urne consiste en un simple cercle en relief.

 

Il est bien regrettable que ces quatre vases, qui indiquent certainement de riches sépultures,

aient été fort endommagés par les ouvriers qui les ont mis à découvert.

 

Toutes les autres urnes sont en terre et affectent, pour la plupart, la forme ollaire.

 

Leur fond, dont le diamètre est très-étroit, si on le compare à celui de leur panse,

est quelquefois orné à l'extérieur de lignes droites se coupant obliquement de manière à former des losanges.

 

Le reste de leur ornementation consiste en moulures circulaires tracées en creux ou en relief autour de la panse

et du col, et en stries verticales qui partent, soit du haut,

soit du milieu des vases et descendent jusqu'à leur partie inférieure.

 

Deux ou trois seulement sont ornés d'une guirlande au-dessous du col.

 

Quelques-unes des urnes de cette catégorie sont munies d'une anse.

 

La terre dont elles sont faites est finement graveleuse, peu compacte, de couleur grise ou brune et mêlée de mica.

 

Leur hauteur est de 0 m. 25 à 0 m. 35.

 

D'autres urnes, plus petites et moins nombreuses que les précédentes, ont la forme de nos pichets modernes.

 

Une d'entr'elles, qui n'a pas plus de 0 m. 10 de hauteur, la seule de cette forme qui soit sortie intacte du sol

où elle était enfouie, porte autour de son col, l'inscription suivante, gravée au trait ;

S. LVNARII (Sepulchrum Lunarii), Tombeau de Lunaire.

Je pense que cette petite urne renferme les cendres d'un enfant.

 

Les cendres et les ossements brûlés occupaient

le fond des urnes.

 

Le reste était rempli par de la terre à laquelle

se trouvaient parfois mêlés des débris de vases

dont les dimensions doivent avoir été très-petites.

 

Leur orifice était quelquefois fermé par un fragment de brique ou de tuile.

 

Mais la quantité de cendres et d'ossements brûlés était loin d'être égale dans chacune des urnes.

 

Tandis que dans quelques-unes ils occupaient le tiers environ de la capacité du vase, dans d'autres, ils n'en occupaient pas la huitième partie.

 

Quelques personnes s'imaginent, et c'est même, je crois, une opinion très-accréditée, que les urnes cinéraires gallo-romaines renferment toujours une pièce de monnaie, qui, suivant la croyance de l'époque, devait servir à l'âme du défunt pour payer le passage du Styx.

 

Rien n'est moins fondé que cette opinion.

 

Il n'a été trouvé une seule pièce de monnaie ni dans les urnes du cimetière de Carhaix, ni dans le sol qui les renfermait.

 

J'ajouterai que dans les nombreuses urnes cinéraires de diverses provenances, que j'ai eu occasion d'examiner, jusqu'ici je n'ai jamais découvert une seule pièce de monnaie.

Outre les urnes cinéraires, une grande quantité de fragments de vases en verre et en terre samienne ou autre,

qui avaient servi au défunt pendant sa vie, et que l'on brisait autour de l'urne qui renfermait ses cendres,

étaient répandus sans ordre dans le sol.

 

D'autres vases, de formes diverses, dans lesquels on avait placé des aliments, des liquides ou des parfums,

lors de la cérémonie funèbre, se trouvaient près de l'urne cinéraire (*).

 

(*) Cette coutume de pourvoir à l'alimentation des morts était assez générale dans l'antiquité.

Dans une tombe celtique que l'on vient de découvrir à peu de distance d'Haguenau (Alsace), on a trouvé un squelette,

dont tous les membres étaient ornés de bracelets et d'anneaux.

Sur sa poitrine était posé un plat de cuivre couvert de noisettes parfaitement conservées.

Deux noisettes avaient été poussées entre les dents du squelette, sans doute pour servir de nourriture au mort,

pendant son voyage dans l'autre monde.

 

Plusieurs de ces vases portent des caractères gravés à la pointe après la cuisson.

 

L'absence de monnaies dans le cimetière gallo-romain de Carhaix, ne permet pas de lui assigner une date particulière.

 

D'après M. de Caumont, l'usage de brûler les corps aurait cessé en Gaule au commencement du IIIe siècle de notre ère.

 

Je n'ai pas eu occasion de constater que dans la circonscription du Finistère cette coutume ait cessé d'exister

avant le IVe siècle.

 

Les déblais nécessités par la rectification de la route de Callac, n'ont dû atteindre qu'une faible partie de ce cimetière, dont la situation, entre deux voies sur le versant d'un coteau qui s'incline doucement vers l'est,

est conforme aux usages suivis par les Romains dans l'établissement de leurs nécropoles.

 

Il est bien à souhaiter que les ressources mises à la disposition de la Commission départementale d'archéologie,

lui permettent de faire, à droite et à gauche de la tranchée dans laquelle les urnes que je viens de décrire

ont été trouvées, des fouilles qui, conduites avec intelligence amèneraient,

sans aucun doute, des découvertes importantes.

 

À la première nouvelle des trouvailles faites par les terrassiers qui travaillaient à la rectification de la roue de Callac,

M. le docteur Bernard de Carhaix, membre correspondant de la Commission départementale d'archéologie,

s'empressa d'en donner avis à M. Boby-Lachapelle, alors préfet du Finistère, et s'offrit obligeamment pour surveiller

le travail des ouvriers, afin de préserver de la destruction le plus grand nombre possible des vases enfouis,

et d'en empêcher la dispersion.

Cependant, M. le Préfet crut devoir charger de cette surveillance un employé

des ponts-et-chaussées, qui remplit fort mal la mission qu'on lui avait confiée.

 

En effet, de toutes les urnes mises au jour, une trentaine seulement,

dont plusieurs n'étaient représentées que par quelques débris,

furent transportées à la mairie de Carhaix, et ce transport se fit avec si peu

de précautions, que plusieurs des urnes, qui n'étaient pas trop endommagées

à leur sortie de terre, arrivèrent à l'hôtel-de-ville complètement brisées.

 

C'est dans cet état que je les trouvais, lorsque, sur l'invitation de M. le Préfet,

je me rendis à Carhaix au mois de mai 1869 pour les emballer

et les faire transporter à Quimper.

 

Aujourd'hui, ces urnes, réparées du mieux possible, sont exposées dans une des vitrines du musée archéologique.

Dans les premiers jours de la découverte, M. le docteur Bernard avait recueilli une douzaine d'urnes en terre plus

ou moins complètes, et une urne en verre, malheureusement fort endommagée.

 

M. le docteur Bernard, plaçant l'intérêt général de la science au-dessus de la stérile satisfaction de posséder seul

ces antiquités, vient d'en faire généreusement hommage au musée archéologique,

où elles ont été placées à côté des urnes de la même provenance qui s'y trouvaient déjà.

 

Il serait à désirer que tous les habitants de Carhaix, qui ont en leur possession des urnes provenant du cimetière

qui fait l'objet de cette note, suivissent l'exemple de M le docteur Bernard.

 

Carhaix est la ville du Finistère où l'on peut espérer de découvrir le plus de monuments

et les monuments les plus importants de l'époque gallo-romaine.

 

Aujourd'hui que le département du Finistère possède un musée, au développement duquel M. le Préfet,

aussi bien que le Conseil général, porte un vif intérêt, les habitants de Carhaix doivent considérer comme un devoir patriotique de recueillir avec soin les objets antiques que l'on pourrait trouver, soit dans la ville,

soit dans ses environs, de faire tous leurs efforts pour en prévenir la dispersion,

et de donner promptement avis de ces découvertes à M. le Préfet.

 

Ces objets dont la conservation est assurée au musée d'archéologie,

seront les témoins irrécusables de l'antique importance de cette cité,

importance qu’elle a perdue en descendant le cours des siècles, mais que ses habitants peuvent,

dans une certaine mesure, espérer de voir renaître dans un avenir peut-être peu éloigné.

 

2 - Dons de M. de Poulpiquet

 

M. Flagelle, expert à Landerneau, a fait hommage au Musée, de la part de M. de Poulpiquet de PIouguerneau,

d'un vase en terre et de quatre haches gauloises en bronze,

sur la provenance desquels je n'ai encore reçu aucun renseignement.

 

Je me bornerai donc à en donner une simple description.

 

Le vase, en terre rouge, se rapproche par sa forme de ceux connus sous le nom de Gargoulettes qui sont d'un usage si répandu dans le nord de l'Afrique.

 

Sa panse orbiculaire est ornée de côtes lisses et larges comme celles d'un melon.

 

Le col est malheureusement en parti brisé.

 

Je doute que ce vase ait été trouvé dans notre pays.

 

Quant aux haches, ce sont des spécimens fort remarquables d'un type très-rare,

et dont le Musée ne possédait pas d'exemplaire.

 

Elles appartiennent à la classe des haches à ailerons, plus ancienne que celle des haches à douille,

dont il sera fait mention plus bas.

 

Elles ne sont pas munie d'un anneau sur le côté, et se distinguent surtout des haches de cette catégorie,

par la forme et la dimension de leur tranchant, qui se rapproche beaucoup de celui du nos haches modernes,

et dont la largeur est de 0 m 07 cm.

 

Leur long usage comme haches d'armes, est indiqué par l'usure produite à leur partie tranchante,

par la pierre sur laquelle elles ont été aiguisées.

 

Ces haches s'ajustaient à un manche assez court, fondu et courbé à une de ses extrémités.

 

On introduisait dans la fente du manche, la partie de la hache comprise entre les ailerons,

et on l'y assujettissait fortement au moyen de lanières de cuir où d'autres liens solides.

III. — Vases péruviens donnés par

M. le comte de Carné, de l'Académie française, et par M. René de Kerret.

Lorsque les Espagnols découvrirent le Pérou en 1525,

ils y trouvèrent une population civilisée,

gouvernée depuis quatre siècles par des rois ou Incas,

et en possession de notions artistiques

qu'ils n'avaient pu emprunter au vieux monde.

 

Les habitants du Pérou adoraient le soleil,

dont ils se vantaient d'être les descendants ;

mais ils plaçaient, au-dessus de cette divinité le Créateur de toutes choses, auquel ils rendaient un culte particulier sous le nom de Pachacamac,

nom qui devint celui d'une ville de ce pays,

où les premiers Incas avaient élevé un temple à leur divinité suprême.

 

À l'arrivé des Espagnols, plusieurs villes du Pérou possédaient

de superbes monuments ornés avec la plus grande magnificence.

 

On remarquait dans la seule ville de Cusco, le palais des Incas

et cinq temples dédiés au soleil, à la lune, à l'étoile de Vénus, à la foudre,

et à l'arc-en-ciel, dont les murailles étaient garnies de plaques d'or

ou d'argent, depuis le pavé jusqu'aux combles.

 

Tous les vases du palais étaient en or, et l'on y voyait un trône d'or massif, placé sur une estrade aussi en or.

 

Les historiens du Pérou prétendent que les Indiens cachèrent

une grande partie de ces richesses, après la prise, par Pizarre,

d'Atahualpa, dernier Inca indépendant.

 

Vraie ou fausse cette tradition s'est conservée dans le pays,

et explique les fouilles qui se font assez fréquemment

en divers points de son territoire.

 

C'est dans une de ces fouilles, faite à Arica, petit port de mer

du département d'Arequipa, que furent découverts les deux vases extrêmement remarquables par l'étrangeté de leurs formes,

que M. le comte de Carné vient d'offrir

au Musée départemental d'archéologie.

Ils sont faits d'une terre noire très-légère, et leur panse orbiculaire

est surmontée d'un oiseau singulièrement contourné.

 

Ces vases sont dans un état parfait de conservation.

Louis-Marie de Carné, comte de Carné Marcein,

Né le 17 février 1804 à Quimper

Mort le 11 février 1876 à Plomelin,

Diplomate, homme politique,

journaliste et historien français,

Membre de l'Académie française.

Chevalier de la Légion d'honneur.

Jean René Maurice de Kerret

Né le 4 septembre 1833

Mort au Château de Lanniron à Quimper,

17 juin 1898

Marin français.

Il y a déjà plusieurs années, M. René de Kerret, qui s'est de bonne heure intéressé à l'établissement

d'un Musée archéologique à Quimper, m'avait remis deux vases péruviens, en terre rouge, fort curieux,

dont les anses sont malheureusement cassées.

 

Ces deux vases qui diffèrent entièrement de ceux de M. de Carné,

ont été découverts dans le temple de Pachacamac, ville du département de Lima.

 

Ce temple qui, comme je l'ai dit plus haut, avait été élevé par les Incas en l'honneur du Créateur de toutes choses, était orné de la manière la plus somptueuse.

 

On rapporte, que outre les richesses qui y furent pillées par ses soldais, Pizarre en tira pour une valeur de plus de 900.000 ducats, bien que d'après la tradition du pays, les Indiens en eussent enlevé auparavant, pour les cacher, autant que 400 hommes robustes en pouvaient porter sur leurs épaules.

 

IV. - Vases trouvés à Pompéi ; don de M. F. Vosseyre.

 

Un charmant cadeau que vient de recevoir le Musée est celui qui lui a été fait par M. F. Vosseyre,

ancien maire de Quimper, de quatre petits vases trouvés dans les fouilles de Pompéi.

 

Deux de ces vases, en terre rouge, ont la forme de petites calebasses, et leur ornementation à la pointe,

rappelle assez celle de ce produit de l'industrie des nègres de la Sénégambie.

 

Le troisième, de couleur de brique très-claire, a la forme d'un flacon aplati,

et est décoré de peintures d'un brun foncé.

 

Le quatrième enfin, est un petit vase a une seule anse, en terre noire unie, et de dimensions vraiment lilliputiennes.

 

Bien que ces quatre vases aient été trouvés à Pompéi,

je ne crains pas d'avancer qu'ils n'appartiennent pas à l'art romain, sans qu'il me soit possible de dire,

avec quelque certitude, à quelle civilisation il faut les rattacher.

 

Il n'y a rien dans ce fait qui doive surprendre.

 

Les fouilles qui se font depuis quelque temps à Rome, amènent chaque jour des résultats

qui font l'étonnement des archéologues.

 

Ainsi on a trouvé, il y a quelques jours, au Campo Scelerato, lieu où l'on enterrait vivantes,

dans les premiers temps de l'ancienne Rome, les vestales qui avaient manqué à leur vœu de chasteté,

et dans plusieurs autres endroits de la ville, de nombreux objets dont la découverte est de nature à prouver, incontestablement, que longtemps avant la fondation de Rome, une très-ancienne civilisation existait sur ce point.

 

Quoi qu'il en soit, les vases offerts par M. Vesseyre sont des types fort curieux,

qui se distinguent nettement des autres produits de l'art céramique ancien que possède le Musée.

 

V. — Amphore romaine et haches gauloises données par M. Boussin, membre du Conseil général du Finistère.

 

Si j'avais des loisirs, un amusement qui serait pour moi plein d'intérêt,

serait la confection d'un plan en relief de Quimper et de ses environs, à l'époque gallo-romaine.

 

Dans ce plan l'angle fermé par le continent de l'Odet et de la petite rivière du Front, serait occupé par une forteresse romaine élevée sur les ruines d'un oppidum gaulois.

 

Une voie (*) venant de l'est, longerait cette forteresse, après avoir traversé l'Odet à Pont-Odet,

un peu au-dessous de l'ancien bourg de Cuzon, et se dirigerait ensuite vers Pont-Croix à la Pointe du Raz,

par les rues Kéréon et du Chapeau-Rouge (anciennement rue des Fèvres, c'est-à-dire des serruriers ou des forgerons, et non pas des orfèvres, comme on l'a écrit souvent), par Kernisy ou Crec'h-Marc (*), le chemin creux de la Terre-Noire,

et les bois de l'ancien manoir de Pratanroux, plus connu sous le nom de Temple des Faux-Dieux.

 

(*)  D'autres voies romaines traversaient Quimper, ou partaient de cette ville.

Mais leur description ne peut entrer dans le cadre de cеs notes sommaires.

Une étude consciencieuse sur les voies antiques du Finistère, exigerait un volume complet.

 

(*)  Littéralement Colline de Marc (Colles Marci), aujourd'hui Kernisy.

Cette colline tirait son nom de celui d'un habitant de Quimper, appelé Marc Crom, qui vivait à la fin du Xlll° ou au commencement du XIV siècle, et qui fit bâtir la chapelle de Saint-Marc, située à peu de distance du manoir de Kernisy (aujourd'hui, transformé en maison de refuge).

Cette chapelle a été reconstruite à une époque moderne, mais on a eu le bon esprit d'encastrer dans le mur sud du nouvel édifice, une pierre provenant de la chapelle primitive, et sur laquelle est gravée une inscription française fort curieuse.

Des stations composées de plusieurs bâtiments défendus

par un mur d'enceinte, couronneraient les hauteurs

du Sacré-Cœur, de la Tourbie, sur l’emplacement

de l'école des Likès (*), et du Mont-Cruguy (Frugy),

au-dessus de la ferme de Pen-ar-Stanc.

 

(*)  Comme ou n'a pu jusqu'ici, rendre compte de l'origine

de ce mot, qui n'appartient certainement pas à la langue bretonne,

je me hasarde à en proposer l'explication suivante.

On donne le nom de Likès, aux jeunes gens de la campagne

qui viennent étudier aux écoles ou aux collèges des villes, 

notamment de la ville de Quimper, car j'ignore si ne mot est connu dans toute la Bretagne bretonnante.

Anciennement, et je pense, jusqu'en 1790, les vacances des étudiants finissaient au synode de la Saint-Luc, ou,

comme on disait alors, de la Saint-Lucas c'est-à-dire le 18 octobre.

Le mot Lucas se prononce en breton Lukès, en donnant à la lettre « a » un son très-bref.

Comme les jeunes gens de la campagne revenaient régulièrement à la ville à la Saint-Lucas, on finit par leur donner le nom du saint dont la fête marquait leur retour aux études.

De Lukès ou est arrivé tout naturellement à prononcer Likès, en donnant à l' « u » un son bref.

C'est de cette manière que l'on a fait, en français, « comparition, apparition, disparition, de comparu, apparu, disparu. »

 

De nombreuses habitations se presseraient dans la partie liasse des faubourgs de Bourlibou (*) et de Locmaria, tandis que des villas plus riches occuperaient les coteaux voisins (*) ;

on verrait enfin des thermes ou bains publics, sur les rives de ces deux faubourgs.

 

(*)  On a, par erreur depuis quelques années baptisé du nom de Bourg-les-Bourgs,

ce quartier qui ne s'est jamais appelé autrement que Bourlibou ou Bourlebou.

C'est encore par erreur que le nom de la rivière Teïr (Ster-Téïr), a été transformé en celui de Stéir ;

celui de Mont-Cruguy, qui a une signification, en Mont-Frugy, qui ne signifie rien ;

celui de rue Verderell (très-anciennement Merderell), en rue Verdelet, etc.etc.

 

(*) Une ferme et une auberge voisines du faubourg de Locmaria, sur les dépendances desquelles les débris romains abondent, ont conservé le nom de Rome, sous lequel elles sont désignées dans un titre de 1600.

 

En descendant vers le sud, sans quitter les bords de l'Odet, des villas plus ou moins somptueuses,

loin cependant d'égaler en richesse celles dont on découvre les ruines dans le midi de la France,

s'élèveraient aux lieux où ont depuis été construits les châteaux, manoirs ou simples fermes de Kerlagattu, Keraval, Kerdour, Keranbleis, Rossulien, le Pérennou, Malakoff, sur la rive droite de la rivière ;

de Poulguinan, Kernoter, Lanros, Toulven, Boutiguerry, Keranscoët, Kergilles, le Trez et le Poulquer, sur la rive gauche.

Nous avons découvert, M. de Blois et moi, en 1866, sur des indications qui m'avaient été données par M. Gowland, un établissement de bains fort remarquable, dans cette dernière localité, qui dut être, pendant l'occupation romaine, le centre d'une bourgade importante .

 

On pourra voir au Musée divers objets provenant des ruines de ces bains.

 

C'est sur les terres du village de Keranbleis, en la commune de Plomelin, que M. V. Roussin,

membre du Conseil général, a recueilli une belle amphore, haute de 0 m. 72, qui, à part les anses,

dont la disparition date peut-être de l'époque de son enfouissement,

était à peu près intacte au moment de sa découverte.

 

Malheureusement, l'ouvrier qui l'a mise au jour, s'imaginant qu'elle renfermait un trésor,

s'est empressé de l'éventrer à coups de pioche.

 

Telle qu'elle est, comme la blessure n'existe que d'un côté du vase, cette amphore offre probablement le spécimen

le plus complet trouvé dans le Finistère, de ces grands vaisseaux qui servaient à contenir de l'eau, du vin,

ou de l'huile, et qui chez les Romains, tenaient lieu de nos barils modernes.

On a vainement cherché les morceaux provenant de la mutilation

de cette amphore.

 

À cette occasion, il n'est pas sans utilité de recommander aux personnes qui rencontreraient par hasard, ou en faisant des fouilles,

des vases antiques brisés, d'en recueillir avec soin les moindres fragments.

 

Il est facile, avec un peu d'adresse,

de rétablir les vases les plus endommagés.

 

L'étude de la céramique ancienne, négligée pendant longtemps,

a pris de nos jours une grande importance, parfaitement justifiée

par les services qu'elle a rendus et qu'elle rend chaque jour

à la science archéologique.

 

M. Roussin s'est empressé d'offrir au Musée départemental,

l'amphore trouvée sur sa propriété de Keranbleis.

 

Puisse son exemple être suivi par d'autres !

 

M. Roussin a ajouté a ce don celui de trois haches gauloises en bronze , dont l'une n'a que 0m. 075 de longueur.

 

Elles ont été trouvées en 1870 dans la commune d'Ergué-Armel,

à peu de distance de Quimper, et appartiennent à la classe

des haches à douille.

Ces sortes de haches dont la forme se rapproche de celle d'un coin,

sont creuses à l'intérieur et s'adaptaient à un manche

dont une des extrémités était recourbée et pénétrait dans leur cavité.

 

Un anneau placé sur le côté servait, au moyen d'une lanière de cuir,

à les fixer solidement au manche.

 

On en a trouvé quelquefois, encore munies de leur manche,

dans les tourbières et ailleurs.

 

On peut diviser les haches à douille en deux catégories bien distinctes :

les haches d'armes ou de combat, et celles qui n'ayant jamais été aiguisées n'ont pu servir comme armes de guerre.

  

Hache à douille

Collection Henri Moreau

Les premières, plus lourdes que celles de la seconde catégorie, ont leur tranchant large et plus ou moins affilé.

Elles sont le plus souvent ornées sur les côtés de filets terminés intérieurement par des pois, ou par de petits anneaux ayant quelquefois un point à leur partie centrale.

 

Leur forme rappelle assez celle de nos haches modernes, et les bavures provenant de la fonte sont soigneusement abattues dans leurs diverses parties.

 

Les haches de la seconde catégorie, bien plus nombreuses que les haches de combat, se rencontrent toujours telles qu'elles sont sorties du moule.

 

Elles sont moins pesantes que les premières, et leur tranchant est bien plus étroit.

 

On en trouve assez souvent qui sont ornementées.

 

La longueur de celles qui sont conservées au Musée départemental, varie de 0 m. 045 à 0 m. 13.

 

On en est réduit aux conjonctures sur la destination de ces instruments qui n'ont pu,

je le répète, servir comme armes de guerre.

Suivant une opinion émise assez récemment sur ce sujet, et qui parait avoir été accueillie avec quelque faveur

par les archéologues, ces mystérieux instruments auraient été des haches votives que les Gaulois offraient

à la divinité de la guerre.

 

J'ai entendu soutenir assez souvent, que ces haches ou coins, comme on les appelle quelquefois,

servaient à garnir l'extrémité inférieure des piquets des tentes des soldats romains.

 

Cette opinion qui a fait son chemin, parce qu'elle est absurde, ne mérite pas la peine d'être discutée.

 

Les haches à douille sont bien plus communes dans le Finistère que les haches à ailerons.

 

En 1869, ou a trouvé près du bourg d'Ergué-Armel, sur le bord d'une voie romaine,

un vase en terre qui en contenait 167, dont une seule, plus ornementée qu'elles ne le sont d'ordinaire,

était une hache d'armes ou de combat.

 

VI. — Armes franques données par M. Victor de Montifault.

 

En 1862, des fouilles faites dans une nécropole franque, sur le plateau de Cocheren (Moselle), amenèrent la découverte de deux longues épées (spatar), de trois dagues à un seul tranchant ou semi-spatar, appelées scramasax, ayant sur la lame des évidements produits par des rainures du côté du dos, enfin d'une longue lance,

en fer comme les cinq autres armes, munie d'une arête sur une de ses faces seulement.

 

M V. de Montifault, alors sous-préfet de Sarreguemines, recueillit ces armes qu'il a soigneusement conservées depuis, et dont il vient de faire hommage au Musée départemental d'archéologie.

 

Des renseignements que je dois à l'obligeance de M. de Montifault,

me permettent de donner quelques détails sur la localité d'où proviennent ces précieuses antiquités.

 

Le plateau de Cocheren a été dans les temps anciens, une position militaire importante,

et la dernière guerre a montré que la France avait eu tort de négliger ce point.

 

Les Prussiens s'y établirent, en effet, sans opposition avec leur artillerie, en 1870, et de cette position élevée mitraillèrent les Français campés à Cocheren et dans la vallée de la Rosselle.

 

La plus grande partie de ce plateau est entourée de restes de fortifications des époques gauloise, romaine et franque.

 

On le nomme le Héraple, c'est à-dire la ville de Hiera (Hiera-polis).

 

Hiéra était une divinité, probablement gauloise, à laquelle les chevaux étaient consacrés.

 

En 1862, le même jour que l'on exhuma du cimetière franc, les armes décrites plus haut,

on y découvrit aussi l'autel de la déesse Hiéra.

 

Il est en pierre calcaire et de forme quadrangulaire.

 

Une seule des faces est sculptée.

 

Aux deux angles supérieurs sont placées des têtes de cheval en ronde bosse.

 

Celle face est divisée en deux parties par un trait horizontal.

 

Dans le panneau supérieur est représentée, en bas-relief, la déesse Hiéra tenant de la main droite une lance ou un aiguillon, et ayant la main gauche appuyée sur une tête de cheval posée sur un socle.

 

Un quadrige guidé par la même déesse occupe le panneau inférieur.

 

On lit au-dessous en majuscules grecques : IEPA.

 

Les armes que M. de Montifault vient de donner au Musée d'archéologie,

sont au nombre des raretés que l'on recherche avec le plus de soin dans les collections, surtout lorsqu'elles sont comme celles-ci dans un état

parfait de conservation.

 

M. de Montifault a joint à ce don un paquet de flèches

des sauvages de l'Amérique du Nord.

 

Les armes, les outils et tous les ustensiles des peuples primitifs de l'Afrique,

de l'Amérique et de l’Océanie,

doivent avoir une place dans un Musée d'archéologie.

 

Les récents travaux de sir John Lubbock ont trop bien mis en lumière

les rapports qui existent entre les mœurs des sauvages de notre époque

et celles des peuplades primitives de l'ancien continent,

pour qu'il soit permis de négliger cette précieuse source de renseignements.

John Lubbock, 1er baron Avebury,

Né à Londres le 30 avril 1834

Mort le 28 mai 1913,

Préhistorien et naturaliste britannique,

Banquier et politicien.

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Dernière mise à jour - Décembre 2021